Cet ouvrage a paru sous le titre original :

THE SACRED SYMBOLS OF MU

Ce livre est dédié à
MARJORIE V. LEA HUDSON
dont les sentiments élevés sont les Quatre grandes vertus inscrites dans les Ecrits inspirés et sacrés de Mu.

James Churchward, 1933.

TABLE DES MATIÉRES

  1. Introduction
  2. Les religions
  3. Symbole et attribut de la déité
  4. La création
  5. Symboles employés dans les enseignements religieux
  6. Symboles attachés a Mu
  7. Symboles sacrés établissant un rapport entre Mu et l’Amérique du nord
  8. Les tumulus d’Amérique du nord
  9. La religion en Egypte et en Inde
  10. Deux sœurs jumelles: la religion et la science

 

PREFACE

Cet ouvrage sur les Symboles sacrés de Mu a été écrit sur les conseils du regretté Irving Putman qui estimait qu'une telle étude serait appréciée du public.
La gentillesse avec laquelle les lecteurs ont accueilli mes deux précédents ouvrages sur Mu me fait penser que l’œuvre de ma vie n'a pas été vaine, et je tiens à les en remercier.
Dans ce livre, j'ai tenu à donner mon opinion personnelle et tenté d'expliquer la crise actuelle de la religion. Il y a plus de trois cents sectes religieuses, mais il n'y a qu'un seul Dieu.

J. C.

 

 

1

INTRODUCTION

Je tiens tout d'abord à faire observer que, dans ce volume, je ne donne pas la signification des symboles tels qu'ils sont déguisés aujourd'hui. Je révèle leur origine et leur signification originelle.
Jusqu'à la submersion de Mu, tous les symboles avaient conservé leur véritable signification. Il y a ensuite un « trou » de 5 000 ou 6 000 ans, au cours desquels il semble qu'aucune histoire ne fut écrite, à part quelques bribes dispersées en Inde et en Egypte.
Durant ces millénaires, l'humanité s'attachait apparemment à repeupler la Terre après sa destruction presque totale lors de la submersion de Mu — et d'autres continents —, submersion accompagnée de la formation des ceintures de gaz ainsi que des montagnes.
En étudiant l'Egypte d'il y a 6 000 ans, nous découvrons que beaucoup des symboles originels avaient survécu mais qu'ils étaient alors très égyptianisés dans leur forme. Désormais une théologie incompréhensible s'y attachait. Une multitude de nouveaux symboles s'y ajoutait aussi, dont la plupart avaient des significations ésotériques.
Cette confusion s'accrut lorsque la Haute et la Basse Egypte furent réunies pour devenir un seul royaume. Les deux peuples se mêlèrent, ainsi que leurs symboles différents, sans qu'aucun fût abandonné. Par conséquent, il y avait désormais deux symboles pour une même conception, si bien que la moitié à peine des prêtres de l'époque pouvait comprendre ceux qui étaient en usage dans les autres temples, même s'ils n'étaient éloignés que de quelques lieues.
Vint ensuite une autre période intéressante de l'histoire égyptienne, le règne des Ptolémées.
De nombreux philosophes grecs se rendirent alors en Egypte pour étudier les Mystères sacrés. Vers 600 av. J.-C., ils les rapportèrent en Grèce où les symboles subirent une nouvelle transformation. Ils furent mis à la mode grecque, et de nouvelles théologies s'y attachèrent, donnant lieu à la création de mythes amusants. Ainsi, la mythologie grecque telle que nous la connaissons découle des légendes et des enseignements de l'Egypte et de l'Inde.
Il convient de noter que la destruction de Mu mit fin à son influence maternelle sur la religion et les sciences du monde entier, à la suite de quoi chaque colonie imagina ses propres lois et apporta à la religion les changements qui lui convenaient. Tous les pays qui s'étaient trouvés sous le contrôle direct de la Mère-patrie se mirent à régresser. Avec le temps, la religion et la science dégénérèrent au point que les enseignements de la Première civilisation finirent par être complètement oubliés. Seuls les mythes, ces ombres du passé, demeurèrent vivaces. Ici et là, cependant, des fleurs solitaires s'efforçaient de se dresser dans les mauvaises herbes qui étouffaient le jardin du monde.
De nos jours, je découvre des écrivains qui se disent érudits et qui accordent à ces symboles des significations purement mythiques, résultant de rêves fantastiques : elles sont absolument erronées. Je ne puis imaginer où ils ont déniché ces idées. Certainement pas dans les anciennes écritures. Il en résulte que cette science est devenue théorique, et que les théories sont tributaires des faits. Un fait ne peut être réel, selon eux, si leurs théories insensées n'en prouvent pas l'existence. Plus l'hypothèse est bizarre et folle, plus elle paraît scientifique. Une théorie que son auteur lui-même ne peut comprendre, et moins encore le reste du monde, est accueillie avec intérêt par les pseudo-savants.

Les symboles et la franc-maçonnerie

Les francs-maçons emploient dans leurs cérémonies de nombreux symboles anciens. Ils avouent que leur véritable signification a été oubliée mais ils savent que, à l'origine, ces symboles étaient sacrés, qu'ils avaient servi à des cérémonies religieuses, dans la nuit des temps, et qu'ils avaient une signification à la fois religieuse et morale. Ils appartenaient à la première religion de l'humanité.
Les symboles, le symbolisme, sont une des principales divisions de l'archéologie. Je ne suis pas archéologue mais j'aime l'Antiquité, et pendant plus de cinquante ans ces études m'ont passionné. Lorsque Mu fut englouti, l'école d'archéologie disparut avec le continent.

Archéologie

Le début de l'archéologie remonte à plusieurs millénaires. Il y a plus de 15 000 ans, les Anciens avaient des universités, des collèges consacrés à cette étude.
Dans ces écoles, ils acquéraient une connaissance approfondie de leur passé. Plus nous remontons dans le temps, plus nous découvrons la profondeur de la science archéologique.
Comme toutes les autres sciences antiques, l'archéologie disparut lorsque Mu sombra et que la première grande civilisation fut anéantie. Il n'en resta que des bribes, des graines, chez les survivants de l'humanité, d'où surgira peut-être un jour une nouvelle civilisation.
Ce n'est que tout récemment, presque de mémoire d'homme, que l'étude de l'archéologie a de nouveau été entreprise. Ceux qui, aujourd'hui, se targuent d'être archéologues se contentent de rechercher dans leurs fouilles les souvenirs des hommes qui vécurent il n'y a guère plus de 5 000 ans. Dans l'histoire de l'humanité, c'était hier. Pourquoi ne remontent-ils pas jusqu'au commencement, comme l'ont fait les Anciens, il y a 15 000 ans? Leurs études archéologiques devraient comprendre toute l'histoire de l'homme, depuis son origine 200 000 ans plus tôt, si l'on peut se fier aux preuves astronomiques grâce auxquelles ces dates ont été calculées.
L'archéologie embrasse beaucoup plus que ce que l'on pense. Pour les Anciens, c'était une histoire fascinante, presque une religion, car à chaque pas l'élève est confronté par les oeuvres d'une Conception suprême, par les symboles de la puissance et de la sagesse du Créateur. Ces découvertes le plongent dans la contemplation, et ses méditations le font approcher de l'Erre Suprême, le grand architecte de l'univers. A mesure que l'élève progresse dans ses études, il s'aperçoit que d'au très branches de la science sont intimement liées à l'archéologie : la géologie, la chimie, l'astronomie, et les Forces cosmiques. Il doit les étudier toutes afin de profiter pleinement de tous les écrits que nos ancêtres nous ont laissés et qui nous servent de poteaux indicateurs pour nous permettre d'atteindre la science totale.

La nature

La nature apprend à l'homme ce qu'est l'origine de la vie, elle lui enseigne les rapports existant entre la Grande source et les Grandes forces cosmiques qui contrôlent l'univers.
Elle lui montre également l'origine de ces Forces. Ainsi, l'archéologie n'est qu'une seule lettre dans le long discours qui dévoile les merveilles de la Création, et elle rapproche l'homme de son Père céleste.
Elle révèle aussi, incidemment, que la vraie science est sœur de la religion : elles sont inséparables car, sans religion, l'homme est incapable de comprendre les Forces cosmiques et, ne les ayant pas comprises, il est incapable d'assimiler le Grand Amour divin qui ordonne l'univers.
Les premiers chapitres de la Bible étaient destinés à enseigner aux hommes le travail de ces Forces cosmiques, mais ce fut un échec dû à des contresens et à une traduction fautive des écritures mosaïques, lesquelles étaient rédigées dans la langue et avec les caractères de la Mère-patrie et n'étaient autres que des copies des Ecrits inspirés et sacrés de Mu que Moïse avait découverts et interprétés alors qu'il était grand-prêtre d'un temple de Saïs. Les tablettes ésotériques égyptiennes relataient la raison du Déluge, en expliquant ce qu'avait été réellement le phénomène. Quiconque écrivit ces chapitres, tels que nous les connaissons aujourd'hui, n'a pu comprendre pleinement la forme ancienne de l'écriture, tout comme l'homme moderne ne peut comprendre pleinement les symboles qui étaient alors exacte-ment recopiés.
Par conséquent, le début de la Bible n'a pas entièrement atteint son but. La Bible que Moïse écrivit n'était autre que les Ecrits inspirés et sacrés de Mu, l’œuvre la plus grande et la plus profonde jamais rédigée par l'homme, contenant une science dépassant les conceptions de l'humanité d'aujourd'hui. Cependant, rien n'est perdu, semble-t-il : dans diverses régions de la Terre, on découvre des livres qui, si on les assemble, nous révèlent une grande partie de ce qu'étaient les Ecrits inspirés et sacrés de Mu. Les fragments ainsi découverts nous apportent :
Le récit de la Création depuis son origine jusqu'à l'apparition de l'homme et de la femme.
Les mouvements de tous les corps célestes de l'uni vers, les Forces qui les contrôlent et la source de ces Forces.
L'origine de la vie, et ce qu'est la vie, ainsi que la cause de l'évolution et des changements indispensables survenus au cours du développement de la Terre.
Divers phénomènes géologiques, et leurs causes.
On y trouve, enfin, le couronnement de l'édifice terrestre : l'homme.
Un certain mot se retrouve constamment dans la Bible, mais il est employé à contresens. Je parle du mot « miracle ». Il n'y a pas de miracles. Seule notre ignorance nous fait voir un miracle là où il n'y en a pas. Il existe des phénomènes produits par l'exercice de la propre Force spirituelle de l'homme qui lui a été donnée lors de sa création. Les Ecrits sacrés disent que cette force a été donnée à l'homme afin de lui permettre de régner sur la Terre. Les Maîtres savent utiliser leurs forces spirituelles. Leurs oeuvres, incomprises de la multitude, étaient considérées comme des miracles. « Maître » était un titre ancien conféré à ceux qui avaient maîtrisé leurs forces spirituelles et savaient les employer.
Ceux qui passent leur temps à déterrer des objets remontant à l'Antiquité ne sont pas de véritables archéologues. Ils ne sont que des mineurs. L'archéologue réel lit ce qu'il découvre gravé sur la pierre ou l'argile, et informe le public de ce que disent ces écrits. Une pierre gravée, une tablette de terre cuite ne sont rien, et n'ont pas plus de valeur qu'un autre caillou ou qu'un bout d'argile tant que l'on n'a pas lu et compris les inscriptions qu'elles portent. Alors elles deviennent une page d'histoire, et peuvent révolutionner la pensée et les enseignements de l'homme d'aujourd'hui.
La valeur de l'archéologie, c'est précisément cette lecture, par laquelle on parvient à connaître le passé. Une voix résonne constamment : « Va dans la nature et apprend ses grandes vérités et ses leçons. » La nature est une grande école, qui nous ouvre une fenêtre sur le savoir immuable. Aucune autorité n'est là pour nous dérouter. La nature est la seule et unique autorité.
Chaque vieux rocher aux pans grossièrement taillés par l'érosion, chaque fossile ont leur histoire à raconter; toutes les feuilles d'un arbre, tous les buissons chuchotent un récit. L'univers, avec ses innombrables corps célestes se déplaçant en ordre parfait dans le temps, appelle l'observation et inspire un désir de connaître la source du grand Tout. C'est ainsi que la nature enseigne ses leçons afin de permettre à l'homme, durant sa vie sur cette Terre, de se préparer au prochain pas qu'il fera dans la vie éternelle.

L'origine de la religion

Qu'est-ce que la religion? Max Müller répond : « La religion est une faculté mentale qui, indépendamment, ou plutôt en dépit des sens et de la raison, permet à l'homme de saisir l'Infini sous des noms différents et des déguisements divers. Sans cette faculté, aucune religion, pas même l'adoration des idoles ou des fétiches, n'est possible, et si nous consentions à prêter l'oreille attentivement nous entendrions dans toutes les religions le gémissement de l'Esprit luttant pour concevoir l'inconcevable, prononcer l'imprononçable, aspirer à l'Infini, à l'amour de Dieu.
« Dès que nous parvenons à connaître les pensées de l'homme et ses sentiments, nous le découvrons en possession d'une religion.
« Les intentions de toutes religions, où que nous les trouvions, sont toujours saintes. Quelles que soient leurs imperfections, elles placent toutes et toujours l'âme humaine en présence de Dieu, et quelles que soient les imperfections ou la puérilité du concept de Dieu, il exprime toujours l'idéal de perfection le plus élevé possible que l'âme humaine puisse atteindre et saisir. »
La période à laquelle se réfère ici Max Müller est connue par les géologues sous le nom de Pléistocène, l'ère qui suivit immédiatement l'engloutissement de Mu. Par conséquent, ce qu'il a pu découvrir était l'ombre de la religion sacrée et inspirée de la Mère-patrie, transmise par voie orale de père en fils pendant des millénaires parmi les descendants de ceux qui survécurent au cataclysme quand les montagnes se dressèrent et que des raz-de-marée inondèrent les plaines. Ceci est confirmé par ce qu'il écrit ensuite :
« Il existait une religion aryenne primitive; une religion sémitique primitive et une religion tauranienne primitive avant que chacune de ces races primaires fus sent séparées par le langage, la religion et le sentiment national.
« Le plus grand des dieux reçut le même nom dans l'antique mythologie de l'Inde, de la Grèce, de l'Italie et de l'Allemagne, sous des prononciations et des orthographes diverses. Ce nom était Dyaus en sanscrit, Zeus en grec, Jupiter en latin et Tiu en germanique.
« Les ancêtres de l'ensemble de la race aryenne, des milliers d'années avant Horace ou les Vedas, adoraient un être invisible sous le même nom, celui de la Lumière et des Cieux. Ne commettons pas l'erreur de croire qu'il ne s'agissait là que d'idolâtrie, de l'adoration de la nature. C'est bien plus tard que la religion s'est dégradée et qu'elle en est venue là. Dyaus ne signifiait pas la voûte bleue du ciel, ni le ciel personnifié; c'était beaucoup plus que cela. Dans les Vedas nous trouvons l'invocation « Dyaus Pitar », chez les Grecs « Zue Pater » et chez les Romains « Jupiter », et dans ces trois langues différentes la signification est la même, et elle saute aux yeux : « Père céleste ».
Revenons en arrière, au temps où ces langues n'en formaient encore qu'une seule. Dans les Ecrits inspirés et sacrés de Mu, il y a 70 000 ans, la divinité était fréquemment appelée « Père céleste », et « Père qui est aux cieux ». Ce nom est employé beaucoup plus sou-vent qu'aucun autre. La religion elle-même était fondée sur la paternité de Dieu et la fraternité des hommes. Les écrits anciens insistaient tellement sur ce fait qu'il n'est guère surprenant que ce dogme ait persisté au fil des âges. Jésus, dont les enseignements étaient ceux de la Première religion, commence par ces mots la prière du Seigneur : « Notre Père qui êtes aux cieux... »
Après avoir cité Max Müller, je voudrais donner ici quelques extraits d'autres écrivains dont la science fait autorité.
Kant et Schiller ont tous deux affirmé que « un mythe ne représente pas une dégradation, ni une chute, ni un départ de la perfection originelle, ni une victoire de la sensualité sur la raison, mais au contraire il manifeste l'avancement et le progrès de l'homme passant d'un état de grossièreté relative à la liberté et à la civilisation ».
Je ne suis pas d'accord avec ces idées car le simple bon sens me porte à penser que le contraire est vrai. Quatre-vingt-dix-neuf pour cent des mythes ont pour origine des légendes. Or, les légendes sont de l'histoire transmise oralement. L'Histoire est une compilation de faits prouvés, si bien que les mythes, au lieu de « manifester l'avancement » indiquent plutôt une régression, car ils démontrent que l'Histoire, une partie de la civilisation, a été oubliée. Par conséquent, cette civilisation a décliné.
Taylor, dans son Anthropologie, écrit : « Dans un sens, chaque religion est la religion vraie. La grande question qui s'imposait à l'esprit (de ces hommes) était telle que nous-mêmes, avec notre science, ne pouvons y répondre qu'à demi : quelle est la vie qui est parfois avec nous, mais pas toujours. »
Taylor aurait avantage à consulter les Indiens d'Amérique du Nord, les Polynésiens à moitié civilisés, les Maoris, les sauvages d'Afrique du Sud et, par-dessus tout, les enseignements de Jésus. Les sauvages et demi-sauvages ne prétendent pas avoir la science infuse ni tout connaître de ce sujet. Cependant, j'ai découvert qu'ils possèdent une immense sagesse qui n'a jamais été prisonnière de la reine des Mythes, que nous appelons la Science.
De Brosses écrit : « Toutes les nations ont dû commencer par des fétiches, qui furent suivis du polythéisme et enfin du monothéisme. »
Je soupçonne De Brosses de s'amuser avec les théories de notre origine simiesque. Ces hypothèses ont boule-versé tous ceux qui les ont étudiées. Mais nous n'insisterons pas là-dessus car des écrivains tels que Max Müller, le Dr Happell et le Pr Pfliderer y sont violemment opposés.
Et maintenant, en évoquant la genèse des religions, je vais m'attacher à démonter que l'homme a commencé par le monothéisme et que ce n'est qu'après la destruction de Mu que l'on pratiqua l'idolâtrie et le polythéisme. Ma dernière citation est extraordinaire :
« A une époque très lointaine de la civilisation, en Egypte, à Babylone, au Mexique et au Pérou, le dieu du soleil acquit la suprématie sur le premier et le plus grand des dieux. »
Ce propos est formellement contredit par tous les anciens écrits. Le soleil n'a jamais été considéré par les Anciens comme un dieu, mais uniquement comme le symbole de la Déité. Par conséquent, il n'a jamais été adoré en tant que tel. Le soleil, dès les premiers âges, était le symbole monothéiste de la Déité. Et comme il représentait le Dieu unique, il était considéré comme le plus sacré des symboles sacrés.
Ce symbole monothéiste de la Déité existait des dizaines de milliers d'années avant que l'homme s'établît en Egypte, à Babylone, au Mexique et au Pérou. Alors comment aurait-il bien pu acquérir une suprématie à cette époque-là?

 

 

2

LES RELIGIONS

La religion de Mu

Il est aujourd'hui certain que toutes les religions ont une origine commune. Voyons quelle pouvait être cette source.
Les premiers documents concernant la religion sont vieux de plus de 70 000 ans. Ils nous apprennent qu'une réunion de maîtres de Mu, appelés les Naacals, transportaient vers les diverses colonies et empires coloniaux de la Mère-patrie des copies de ses Ecrits sacrés et religieux. Ces Naacals fondaient dans chaque pays des collèges afin d'enseigner la Première religion et les sciences. Les prêtres formés dans ces collèges allaient à leur tour enseigner le peuple. Il existe un document très ancien sur les Chaldis, comme on appelait ces collèges à Babylone. On peut y lire : « Chacun était le bienvenu, fût-il prince ou esclave. Dès qu'ils pénétraient dans le temple, ils devenaient des égaux, car ils se trouvaient en présence du Père céleste, leur père à tous, et ils devenaient ainsi des frères de fait. Aucun paiement n'était demandé; tout était gratuit. »
Dans routes les colonies, cet enseignement portait le nom de Mystères sacrés, appellation qui a survécu jus-qu'à nos jours. En Orient, on appelait ces leçons le Livre de l'Age d'Or. Plus tard, j'ai découvert parmi les écritures des Mayas et des Egyptiens que ces Mystères sacrés n'étaient confiés qu'aux grands-prêtres et à l'héritier du trône.
Clément d'Alexandrie écrivit : « Les Mystères sacrés ne doivent être confiés qu'aux grands-prêtres et à l'héritier du trône. » Ce n'est pas tout à fait vrai. Beaucoup de philosophes grecs qui se rendirent en Egypte eurent connaissance des Mystères sacrés, parmi lesquels Solon, Platon, Pythagore et Thalès.
En me fondant sur divers documents Naacals, parfois appelés Neferit, et sur des traductions des Ecrits inspirés et sacrés, je vais essayer de donner une idée de la Première religion du monde et de montrer comment elle était enseignée à l'homme primitif.
La religion prit naissance dans les débuts de l'histoire de l'homme, de toute évidence alors qu'il était encore incapable de comprendre ce qui était exprimé de manière abstraite. Apparemment, il fut jugé nécessaire, pour expliquer ces abstractions des objets, d'utiliser des symboles afin de suppléer à l'absence de vocabulaire. Les premiers symboles devaient être élémentaires, des lignes droites, des figures géométriques simples. Si j'évoque une date antérieure à 70 000 ans, c'est que, selon les documents, l'homme avait alors déjà tellement progressé qu'il savait interpréter les vignettes et les dessins les plus compliqués qui, de nos jours, plongent nos plus grands savants dans la perplexité.
Il est évident que l'enseignement de la religion s'est fait par stades.
Premièrement : L'homme apprit qu'il existait un Etre Suprême, infini et tout-puissant. Que c'était le Créateur de toutes choses. Que l'homme avait été créé par cet Etre tout-puissant et par conséquent qu'il était son fils et, donc, que le Tout-puissant était le Père céleste de l'homme.
Deuxièmement : Après avoir créé l'homme, le Créateur plaça dans son corps un esprit, ou âme, qui ne mourrait jamais mais vivrait éternellement.
Troisièmement : Quand l'homme fut créé, il fut ordonné que son corps matériel retournerait à la terre d'où il était issu. Quand ce corps matériel mourait, il libérait l'âme qui s'en allait dans l'autre monde, dans l'au-delà, pour y attendre le moment où elle serait appelée à venir habiter un autre corps.
Apparemment, dès que l'homme primitif avait assimilé ces faits, il apprenait que son âme avait un devoir, une tâche, qui était de gouverner le corps mortel en surmontant les désirs matériels. Cette tâche accomplie, l'âme serait appelée à la Grande Source afin d'y vivre éternellement dans la béatitude.
Le néophyte apprenait qu'une vie mortelle était si courte que l'âme ne parvenait pas à surmonter pendant ce bref laps de temps tous les désirs matériels, et devait donc revenir habiter d'autres corps, jusqu'à ce que la tâche fût accomplie; et que ces réincarnations étaient le salut de l'âme.
Quatrièmement: On enseignait avec insistance à l'homme que le Père céleste était le Grand Amour et que cet amour gouvernait l'univers et ne mourait jamais. On lui apprenait que l'amour du Père céleste était beaucoup plus grand, plus profond que celui de son père terrestre qui n'était qu'un reflet du Père céleste. Par conséquent, il devrait toujours s'adresser à ce Père céleste sans crainte aucune mais avec confiance et amour, sachant que des mains aimantes étaient tendues pour l'accueillir quand il arriverait.
Cinquièmement : Il apprenait que l'humanité tout entière avait été créée par le même Père céleste : ainsi tous les hommes étaient ses frères, toutes les femmes ses sœurs, et devaient être traités comme tels.
Sixièmement : Enfin, l'homme apprenait quels étaient ses devoirs sur la Terre, comment il devrait vivre pour se préparer à être digne de passer dans l'au-delà quand il serait appelé. On lui rappelait par-dessus tout qu'il devait suivre le chemin de la vérité, de l'amour, de la charité, de la chasteté et avoir toujours confiance en son Père céleste.
Ce résumé trop bref démontre que les principes fondamentaux de la Première religion de l'homme étaient : la paternité de Dieu et la fraternité entre les hommes.
A en juger par les divers enseignements religieux des Ecrits inspirés et sacrés, la phrase « fraternité entre les hommes » ne cherche pas à inculquer l'idée que tous les hommes doivent considérer leurs semblables comme des frères par le sang. Il me semble plutôt que ce terme soit symbolique, ou employé comme exemple ou explication. Je crois que notre terme moderne serait plus clair, à savoir : « Ne faites pas aux autres ce que vous ne voudriez pas qu'on vous fît. » Ou mieux encore : « Aimez votre prochain comme vous-même. » Cela paraît confirmé par les quarante-deux questions du rite osirien. Si nous obéissions tous à cette règle d'or, aucune discorde ne pourrait déchirer l'humanité et le monde serait véritablement le lieu où règne la fraternité.
Je pense aussi que le mot « charité » n'est pas très bien compris aujourd'hui. Il doit concerner l'âme, plutôt que le corps matériel. Il ne s'agit donc pas seulement de bonté matérielle, nourrir et vêtir les pauvres par exemple, mais plutôt des pensées bonnes et charitables que l'on a pour les autres. Nous ne devons jamais penser de mal de notre prochain mais au contraire l'aider à surmonter ses défauts. Le grand maître, Jésus, nous en a donné le meilleur exemple.

Les symboles

Au cours de ses études, l'homme de ces temps reculés apprenait qu'aucun symbole, même le plus sacré, ne devait être adoré; que les symboles servaient unique-ment à l'aider à concentrer son esprit sur la Déité, et sur le sujet particulier de ses prières. Tant qu'il gardait son regard rivé sur le symbole, il ne voyait pas autre chose et tous les autres objets étaient exclus de sa vision.
Les symboles ne seraient pas déplacés dans nos églises d'aujourd'hui, du moins dans certains cas. Il m'est arrivé un jour de me trouver assis à l'église derrière le banc d'un riche financier. Chaque fois que les fidèles s'agenouillaient pour prier, ce pilier de l'église, car c'en était un, ouvrait un petit livre relié de cuir. Je m'aperçus que c'était un registre, un livre de comptes avec des colonnes de chiffres représentant le doit et l'avoir. Il les additionnait en marmonnant, son index glissant le long des colonnes, et ses voisins croyaient qu'il priait. Les pensées de cet homme étaient-elles tournées vers Dieu? Le symbole qu'il employait, uniquement matériel, l'éloignait du spirituel.

La théologie

La religion de Mu n'avait ni dogmes ni théologie. Tout était enseigné de la manière la plus simple, dans la langue la plus facile à comprendre, un langage que l'esprit le moins cultivé pouvait saisir.
Les théologies et les dogmes firent leur apparition après la destruction de Mu. La Mère-patrie ayant été engloutie, son influence disparaissait. Alors la confusion régna dans les religions, qui dure encore aujourd'hui. Quiconque s'intéresse à la religion, telle qu'elle est de nos jours, peut voir qu'elle est en pleine décadence et que, d'ici peu, elle ne sera plus qu'un amas de ruines. Alors, lorsque ces ruines auront été balayées, l'humanité verra naître une nouvelle conception, plus pure, de la spiritualité. La religion ne peut mourir avant que l'homme ait atteint l'idéal et la perfection pour lesquels il a été créé.
La crise religieuse actuelle n'est pas une nouveauté. A deux reprises, déjà, la religion s'est écroulée par la faute des théologies et de leurs conséquences. De nouvelles religions ont surgi des cendres. De même, des fois nouvelles surgiront des décombres de nos religions actuelles. Jupiter dementat quos vult perdere. Les dieux rendent fous ceux qu'ils veulent perdre. La folie, sous forme de bigoterie, de théologies absurdes et autres erreurs, existe aujourd'hui.

Raisons de la chute des anciennes religions

A diverses époques de l'histoire de l'humanité, des prêtres sans scrupules ont causé la chute de la religion en y introduisant des théologies erronées, faites d'inventions, d'extravagances et d'immoralité, en se rendant coupables d'omissions et de contresens regrettables dans la traduction des Ecrits inspirés 'et sacrés de Mu qui sont la source de toutes les religions.
Ces systèmes théologiques furent imaginés par les prêtres dans le but d'instiller des craintes superstitieuses dans le cœur des fidèles et en faire leurs esclaves. Le clergé profitait alors de ces superstitions pour s'enrichir et devenir tout-puissant. L'Egypte en est un parfait exemple, où les prêtres d'Ammon parvinrent non seule-ment à acquérir des richesses fabuleuses mais encore à s'emparer du trône. Cependant, quand ils voulurent se rendre maîtres de l'armée, les soldats se révoltèrent et, à la pointe de l'épée, les chassèrent jusqu'en Ethiopie, d'où ils ne purent jamais revenir en Egypte. L'accumulation et la concentration des richesses aboutit immanquablement à la ruine d'une nation; l'Histoire nous en donne d'innombrables exemples.
Le premier des grands outrages envers la religion, d'après des documents que j'ai découverts, se produisit en Atlantide, il y a 22 000 ans. Les écritures anciennes parlent d'extravagance dans l'enseignement religieux. Le grand maître Osiris fit table rase de ces extravagances et ré-instaura la religion originelle de la Paternité de Dieu et de la fraternité des hommes. Et pour honorer la mémoire du grand maître, la religion porta son nom.

La religion osirienne

Lorsque Thoth, d'Atlantide, fonda une colonie dans le delta du Nil, l'histoire de l'Egypte commença. Thoth construisit le premier temple à Saïs où il enseigna la religion expurgée par Osiris 6 000 ans auparavant.
Lors de la destruction de Mu, Ra Mu, le roi et grand-prêtre de la Mère-patrie, s'adressa à la foule affolée en ces termes :
« Vous allez tous mourir ensemble, vous, vos serviteurs et vos richesses. De vos cendres de nouvelles nations surgiront et si elles oublient qu'elles sont d'une race supérieure, non par ce qu'elles possèdent mais par ce qu'elles offrent, alors le même sort les accablera. »
Ces paroles indiquent que le peuple s'était écarté de l'enseignement de l'église, qu'il était devenu matérialiste et avait oublié Dieu, mais sans y avoir été amené par les prêtres. Apparemment, la population renonçait au spirituel et ne songeait qu'aux plaisirs et aux richesses terrestres, ce qui semble confirmé par une précédente déclaration de Ra Mu se terminant par cette question : « N'ai-je pas prédit tout cela? »
Ce furent les prêtres égyptiens qui provoquèrent le raz-de-marée cataclysmique de faux dieux, d'idolâtrie et de dégénérescence spirituelle. Ils accomplirent si bien leur mission néfaste que des ordres religieux du monde entier furent attirés dans un tourbillon où devait se noyer la religion. Cela commença il y a 5 000 ans, et la religion osirienne prostituée est depuis longtemps tombée au rebut. Malgré tout, la plupart de ses extravagances ont persisté jusqu'à nos jours et se retrouvent incarnées dans nos conceptions religieuses.
Les Egypriens furent les premiers à enseigner l'adoration des symboles, ce qui était strictement interdit dans l'ancienne religion. Ainsi commença l'idolâtrie. Ils inventèrent ensuite le diable, qu'ils appelèrent Seth. Et pour cet être maléfique ils imaginèrent un domaine auquel ils donnèrent le nom d'Enfer.
L'extravagance de leurs descriptions de ce domaine était sans limites, et l'on se demande comment des personnes sensées ont pu y croire. Selon ces enseignements, c'était un lieu de flammes éternelles, de soufre et de feu où l'âme brûlait et se consumait pendant l'éternité.
L'âme de l'homme est un esprit. Aucun élément ne peut toucher ou affecter un esprit. Le soufre est un élément. Par conséquent, il ne peut entrer en contact avec un esprit, car l'esprit est supérieur à la matière élémentaire, et sa puissance telle qu'il peut aisément repousser les forces de la chaleur.
Je vais maintenant démontrer comment le diable lui-même s'est arrangé pour apparaître. On prétendit que le diable était un archange, un ange déchu projeté du ciel en enfer. Les quatre archanges étaient simplement une autre définition des Quatre grandes forces primaires ou, comme le dit Max Müller « un nouveau déguisement ». Comme les Grandes forces primaires existent toujours, et contrôlent l'univers comme jadis, il est évident qu'aucune n'est déchue comme voudrait nous le faire croire l'histoire de Lucifer.
Ce fut ainsi que le clergé égyptien traîna la belle et pure religion osirine dans la boue — la religion grâce à laquelle l'Egypte entrait dans l'histoire 10 000 ans plus tôt —, causant ainsi la chute de la nation et son esclavage, sa soumission aux conquérants étrangers. Avant son invention par les prêtres, le diable était inconnu. L'homme avait appris qu'il était tributaire de deux influences sur cette Terre, une influence matérielle émanant de son corps terrestre, et une influence spirituelle provoquée par son âme. L'influence spirituelle avait le pouvoir de surmonter la matérielle, et devait finalement la dominer. Tel était le destin de l'homme. Cependant, l'âme pourrait se réincarner dans de nombreux corps avant d'atteindre cette perfection, après quoi l'âme retournerait à la Grande Source.
Les prêtres hindous, toujours prompts à adapter tout ce qui pourrait leur apporter un avantage matériel, suivirent l'Egypte dans sa corruption de la religion. Cependant, ils avaient d'abord un obstacle à surmonter, représenté par leurs maîtres les Naacals, qui refusaient de renier les enseignements de la Première religion. Alors les prêtres brahmanes se mirent à persécuter les Naacals, et finirent par les chasser vers le Nord et les pousser dans les montagnes aux neiges éternelles. Et dès qu'ils furent débarrassés de ces saints hommes, la débauche commença.
Comme ils ne tenaient pas à emprunter le diable des Egyptiens, les prêtres brahmanes s'en inventèrent un, qu'ils appelèrent çiva.
L'Histoire nous apprend que, dès l'instant où çiva fit son apparition dans la religion hindoue, les Hindous dégringolèrent du sommet de la civilisation qu'ils avaient occupé depuis l'ère de la Mère-patrie. Quelques textes historiques confirmeront ce propos : Histoire Universelle (1758, Vol. 3, page 13) :
« L'école des anciens gynosophistes subsistait encore dans la grande ville de Bénarès sur les bords du Gange. Là, les Brahmanes cultivaient le Langage sacré qu'ils appelaient Hanferit et qu'ils considéraient comme la plus ancienne des langues. (Les documents Naacals sont rédigés dans cette langue appelée ici Hanferit.)
« Ils reconnaissent les Génies, comme les Perses primitifs. Ils disent à leurs disciples que les symboles ne sont faits que pour fixer l'attention des fidèles et sont en réalité les différents emblèmes de la Déité. Mais comme cette saine théologie ne peut apporter de profits matériels, ils la dissimulent au peuple. (Et enseignent ce qui provoque la superstition et la crainte.)
« Les choses étant ce qu'elles sont, les Hindous n'étaient plus ce peuple supérieur et savant chez qui les Grecs de l'Antiquité venaient de très loin pour s'instruire. »
L'Inde fut le berceau de la philosophie grecque. Jusqu'en 500 av. J.-C., les Grecs se rendaient en Inde pour puiser aux sources de la connaissance. Je ne puis dire à quelle époque ils commencèrent d'y aller mais je suppose que ce fut au moins mille ans plus tôt.
W. Robertson, Une dissertation historique sur l'Inde (1794, page 274):
« Les Brahmanes, c'est bien connu, empruntèrent leur religion, ainsi que toutes les autres sciences de la civilisation aux Naacals hautement civilisés, qui furent par la suite persécutés avec acharnement. »
Les prêtres hindous inventèrent, entre autres extravagances, que l'homme avait tout d'abord été créé sous forme d'algue, puis de poisson, qu'il était devenu ensuite amphibie, et reptile, qu'il s'était transformé de reptile en mammifère et qu'ensuite seulement il était devenu un homme. Ils affirmaient aussi que toutes choses font partie de Dieu, et que l'ensemble de toutes les choses est Dieu. Cependant, ces prêtres disaient aussi que l'idolâtrie était un péché. Analysons un peu ce propos :
L'idolâtrie est un péché. L'adoration d'idoles faites de bois ou de pierre, c'est de l'idolâtrie. L'adoration de Dieu n'est pas de l'idolâtrie. Comme le bois et la pierre font partie de Dieu, l'adoration de ce bois et de cette pierre équivaut à adorer des parties de Dieu : par conséquent l'idolâtrie n'existe pas, puisque ce que l'on adore est une partie de Dieu. Que peut-on imaginer de plus fantastique? Pourtant, je trouve cette même conception dans une de nos sectes religieuses d'aujourd'hui, qui se dit chrétienne. Jésus a-t-il jamais proféré de pareilles sornettes?
Les prêtres brahmanes avaient bien travaillé car ils avaient rendu le peuple esclave et avaient pétrifié son cerveau. Mais... l'Inde se réveille aujourd'hui. Elle se délivre de ses liens et recommence à prendre une place enviable parmi les nations, à retrouver son ancienne religion et sa civilisation de jadis. Et elle se dressera de nouveau au sommet d'où elle est tombée. Les Intouchables ne le seront plus, ils retrouveront leur place au soleil. Mais les Hindous ne doivent pas oublier qu'ils ne font qu'émerger, et que le sommet de la Croix n'est qu'à peine sorti des eaux.
Il y a quelques milliers d'années, les prêtres couronnaient l'édifice de la religion avec l'horreur, en instituant la pratique atroce du sacrifice humain. Cette addition provoqua la consternation et accrut la terreur des peuples de tous pays. Nul ne savait s'il ne serait pas la prochaine victime immolée sur la pierre ruisselante de sang, ou jetée dans le brasier. La terreur régna. Ces sacrifices humains ont disparu, dit-on, chez les peuples « civilisés », mais est-ce bien vrai? La vie humaine n'est-elle pas sacrifiée encore de nos jours, sous d'autres for-mes? Que dire de nos religions et de nos peuples d'aujourd'hui? La seule différence entre notre époque et celle d'il y a 3 000 ans n'est qu'un vernis un peu plus épais étalé sur notre sauvagerie.
L'Eglise de Rome est défigurée par des pages sanglantes, dans son histoire, écrites par l'Inquisition.
L'Eglise protestante n'a pas lieu d'être fière d'avoir brûlé des sorcières.
L'Eglise musulmane est née par l'épée, elle a vécu par l'épée, elle mourra par l'épée, car le sang imprègne toutes les pages de son histoire.
Les chrétiens ont-ils vraiment suivi les préceptes de leur grand maître, Jésus, qui ne prêchait que la bonté et l'amour fraternel? Certainement pas! Ils ont obéi au cruel appétit du sang né du fanatisme et de la bigoterie. Aujourd'hui, pouvons-nous dire que nous valons mieux qu'eux? Je ne le pense pas. Notre goût du sang nous pousse à pendre, à fusiller ou à électrocuter au nom de la loi. Quelle loi? Pas celle de Dieu, certes, car elle dit « Tu ne tueras point ». En dépit de notre prétendue civilisation, nous demeurons des sauvages, au fond du cœur, et j'ai connu bien des sauvages plus civilisés que nous ne le sommes. Nous bâtissons des constructions géantes, nous livrons des guerres horribles contre notre prochain, par gloriole, par cupidité. Est-ce cela la civilisation? Habillez un cochon de tissu d'or, il n'en demeurera pas moins un cochon. L'or n'est qu'un vernis; le cochon existe toujours dans sa forme originelle. Ainsi notre civilisation n'est qu'un vernis recouvrant notre véritable identité et ni notre cœur ni notre caractère n'en sont affectés car nous sommes ce que nous sommes.
Je vais maintenant expliquer grâce au diagramme cosmogonique de Mu ce qu'était la Première religion de l'Homme, la religion Inspirée et Sacrée de Mu.

Le diagramme cosmogonique de Mu

Cette figure est la mère de tous les diagrammes cosmogoniques du monde, qui, tous, eurent pour base celui de la Mère-patrie.
Cependant les additions, les altérations, les lignes ajoutées afin de les adapter à de nouvelles significations font de chacun un cauchemar.
Le principal changement apporté par les Hindous, les Babyloniens, les Assyriens, les Chaldéens et les Egyptiens fut l'adjonction d'un enfer. Cet enfer figure dans divers diagrammes sous la forme d'un petit cercle sous la figure principale, l'extérieur du cercle symbolisant l'univers, rejeté ainsi loin de la Terre. Comme le diable était inconnu à mu, aucun enfer n'apparaît dans son diagramme cosmogonique.

Construction du diagramme

Le centre est formé d'un cercle autour duquel s'entrecroisent deux triangles dessinant ainsi une seule figure.
Ces deux triangles sont enfermés dans un deuxième cercle, traçant douze divisions.
Au-delà de ce cercle il y en a un troisième, lequel est bordé de douze festons et d'où tombe un ruban divisé en huit parties.

Signification de ces figures

Le cercle central représente le soleil et il symbolise la Déité qui règne dans le ciel.
Les douze divisions formées par l'entrecroisement des deux triangles sont les portes du ciel où habite le Père céleste. Ces portes symbolisent les vertus, les douze grandes vertus terrestres que l'homme doit posséder avant de pouvoir franchir les portes, parmi lesquelles l'Amour, l'Espérance, la Charité, la Chasteté, la Foi, etc. L'Amour est le premier sur la liste.
L'espace entre le deuxième et le troisième cercle représente le monde de l'au-delà que l'âme doit traverser avant d'atteindre les portes du ciel.
Les douze festons à l'extérieur du dernier cercle sont les portes du monde de l'au-delà et symbolisent les douze tentations terrestres que le corps matériel doit surmonter avant que l'âme puisse franchir ces portes afin de passer dans l'au-delà.
Le ruban aux huit divisions symbolise les huit chemins du ciel et montre quelles doivent être les pensées et les actions de l'homme s'il doit monter vers les portes de l'au-delà. Cela pourrait se traduire ainsi, en langage d'aujourd'hui :

Le Credo :

« Je crois qu'il y a huit chemins à suivre pour gagner le ciel (les mentionner). Après avoir parcouru ces chemins, mon âme arrivera d'abord aux portes de l'au-delà. Afin de les franchir, mon âme devra prouver que mon corps terrestre a surmonté les douze grandes tentations terrestres (les mentionner). Après avoir apporté cette preuve, mon âme obtiendra l'autorisation de passer dans l'au-delà. II me faudra le traverser avant d'atteindre les portes du Ciel. Là mon âme devra prouver que mon corps terrestre possédait les douze grandes vertus (les nommer). Ayant apporté cette preuve, mon âme pas-sera alors par les portes du ciel et se trouvera enfin devant le Trône de Gloire où le Père céleste la recevra. »
Quelle est la religion, la secte d'aujourd'hui qui puisse offrir un credo comparable à cette admirable conception si simplement exprimée?
Telle était la religion de Mu, la Mère-patrie, la Première religion de l'Homme.

Jésus et la religion chrétienne

Jésus était un Maître, le plus grand qui ait jamais été.
Jésus n'enseignait pas une nouvelle religion; il enseignait simplement la Première religion originelle telle qu'on la trouve dans les Ecrits inspirés et sacrés de Mu.
L'oraison dominicale, la plus merveilleuse prière qui fut jamais conçue ou prononcée, se trouve dans les Ecrits inspirés et sacrés de Mu. Jésus a condensé le texte ancien pour le mettre à la portée de ses contemporains. II a résumé l'essentiel de la religion en quelques phrases brèves, n'omettant rien qui fût vital au salut de l'homme. La religion enseignée par Jésus a été appelée chrétienne et pourtant cinq pour cent à peine de ceux qui prétendent suivre son enseignement l'observent; tous les autres obéissent aux prétendus enseignements des apôtres inventés par un conclave de prêtres longtemps après la mort de Jésus et de ses apôtres. Ils appelèrent cela la Foi athénasienne. Et ils empruntèrent pour la désigner le nom du Christ.
Aujourd'hui, les enseignements de cette religion comportent certaines des extravagances ajoutées par les prêtres d'Egypte à la religion osirienne, si contraires à la parole de Jésus qu'on en reste confondu. Les théologies, la bigoterie et une regrettable obstination sont en train de sonner le glas de la religion chrétienne. Son clergé déplore que le monde se détourne de l'Eglise. Mais quiconque se donne la peine de réfléchir peut le comprendre aisément, mais apparemment les prêtres n'ont jamais réfléchi. Ils se plaignent amèrement d'une désaffection des fidèles pour l'église, alors qu'ils ne devraient s'en prendre qu'à eux-mêmes. Le peuple est de plus en plus instruit, et les hommes commencent à réfléchir. La réflexion leur démontre l'impossibilité des théories et des croyances que l'on veut leur faire avaler, et la bigoterie les rebute. Alors, comme leur pou-voir de raisonnement accru les empêche d'y croire, ils s'en détournent.
Les peuples deviennent-ils athées? Absolument pas! Au contraire, ils deviennent de plus en plus religieux. Leur cœur aspire à la vérité, à une connaissance plus profonde du Père céleste et de son amour. Que l'on offre aux hommes un credo simple, une religion sans complications et aucune église au monde ne sera assez grande pour contenir les fidèles.
Il est indiscutable, pourtant, que l'Eglise connaît aujourd'hui une crise grave. L'édifice menace de s'écrouler et le jour est proche où il ne sera plus qu'un amas de ruines.
Quand l'atmosphère s'éclaircira, la religion originelle renaîtra, celle qui place le spirituel plus haut que le matériel, qui enseigne l'amour du Père céleste et la fraternité entre les hommes, comme elle le faisait au temps de la Mère-patrie.
J'ai dit plus haut que nos religions actuelles conservent certaines des inventions et des extravagances greffées sur la véritable religion par des prêtres sans scrupules. Elles persistent, car personne n'a jamais cherché à les éliminer. J'en mentionnerai quelques-unes; les évoquer toutes remplirait des volumes.

Le diable et l'enfer

L'origine et la date ont déjà été données.

La vierge mère

Son origine se trouve dans les Ecrits inspirés et sacrés de Mu, et apparaît dans le Cinquième Commandement de la Création :
« La vie surgira de ces oeufs cosmiques, ainsi qu'il aura été ordonné. »
Dans un autre tableau expliquant les commandements de la création, on fait allusion aux oeufs cosmiques en les appelant « les vierges de la Vie ». La phrase est la suivante : Hol Hu Kal, dont la traduction littérale est : Hol : fermé; Hu : sein vierge; Kal : ouvrir. Traduction libre : percer ou ouvrir le sein vierge, ou encore : percer ou ouvrir le sein vierge de la vie.
Pour cette raison, les Anciens appelaient les eaux « la mère de la vie », car avant cette période de l'histoire du monde aucune vie n'était encore apparue. La vie, par conséquent, surgit des eaux. L'apparition de la vie avait ouvert le sein vierge des eaux.
Plus tard, les Quatre grandes forces créatrices émanant de la Déité portèrent le nom de « dieux ». Comme ils représentaient les premiers commandements connus du Créateur, qu'ils étaient en quelque sorte ses exécuteurs, on les dit nés d'une vierge pour correspondre avec les enseignements des Ecrits inspirés et sacrés concernant la vie terrestre, ainsi la première vie ayant pour origine les dieux ou la nature était le résultat du Hol Hu Kal.
Partant de cette ancienne conception, les prêtres modernes (au cours de deux derniers millénaires) ont in-venté des vierges mères et des naissances miraculeuses pour divers hommes qui vécurent et furent des exemples, des Maîtres. Ainsi ces prêtres, après avoir fait de Jésus, le plus grand Maître, le fils d'une vierge, s'oublièrent au point de donner son ascendance et de faire remonter son arbre généalogique jusqu'à David!
Nos savants érudits ne se laissent pas surprendre par le clergé quel qu'il soit. Ils nous disent que tous les rois de la haute Antiquité étaient nés d'une vierge car ils étaient « fils du Soleil ». Ces rois n'avaient jamais prétendu à une telle gloire. « Fils du Soleil » était un titre conféré aux gouverneurs ou empereurs d'un empire colonial par Mu, l'empire du Soleil et le suzerain du monde entier.
J'ai déjà révélé plus haut que Jésus n'avait pas enseigné une nouvelle foi mais la religion originelle de Mu.
Mon vieil ami le Rishi ne se lassait jamais de parler du Grand Maître, Jésus. Il me dit un jour :
— La prière du Seigneur, comme l'appellent les chrétiens, est le plus grand chef-d’œuvre de phraséologie et de condensation jamais conçu, car elle incarne en quelques mots l'ensemble de l'ancienne religion. Prenez par exemple les premiers mots : « Notre père qui êtes aux cieux. » Ils englobent ainsi, brièvement, de nombreux préceptes de l'ancienne religion; ils nous disent que nous sommes les enfants de Dieu, et par conséquent que tous les hommes sont frères. « Pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. » : Ces simples mots nous apprennent nos devoirs, les uns envers les autres, et que nous devons tous nous aimer comme frères et sœurs. Plus loin, la prière nous dit que nous devons nous adresser à Dieu comme à notre père terrestre, avec confiance et amour. « Donnez-nous aujourd'hui notre pain quotidien » est une phrase admirable, au sens profond. Elle nous explique que nous devons nous garder d'être cupides et de désirer des richesses, et nous fier à Dieu pour qu'il subvienne à nos besoins de chaque jour. Il veille sur nos besoins, nous laissant ainsi libres d'amasser des richesses spirituelles sans nous soucier de nos besoins matériels.
« Vous remarquerez, mon fils, que notre temple ne possède aucune richesse, et que ses fidèles ne sont pas riches. Nous dépendons entièrement de ce que notre père céleste nous envoie chaque jour par l'intermédiaire des populations. Notre foi en lui est implicite, ainsi il ne vous laissera' jamais dans le besoin.
Mon ami interprétait ainsi chaque mot de la prière dominicale. Une des phrases favorites était la suivante : « Ne nous laissez pas succomber à la tentation. » C'était, disait-il, indiscutablement un contresens, une erreur de traduction des paroles du Maître, involontaire, sans aucun doute, causée par une lecture négligente. Et il poursuivait :
— Raisonnons un peu. Dans un des paragraphes on nous révèle que le Père céleste est tout-puissant car il est écrit : « Car vous possédez le royaume, la puissance et la gloire. » Ici, il semblerait que celui qui nous induit en tentation soit le Tout-Puissant. Par conséquent, étant tout-puissant il ne peut faillir; et qui est ce Tout-Puissant? Notre Père céleste dont la bonté et l'amour sont si grands qu'il règne sur l'univers! Alors, pourrait-il oublier son immense amour et tendre un piège à ses fils? Impossible! Je crois que les paroles du Maître étaient plutôt : « Ne nous permettez pas d'être soumis à la tentation. » Car dans les Ecrits inspirés et sacrés nous trouvons ceci : « O père céleste, ne laissez pas la tentation nous environner et si elle se présente délivrez-nous de ses attraits. » Voilà pourquoi je suis persuadé que les paroles du Grand Maître ont été mal comprises et mal traduites, sans intention de nuire.
Il m'expliqua aussi qu'un des principaux thèmes du Grand Maître Jésus était la réincarnation, ce qui a été entièrement omis dans les Evangiles, et ne figure pas dans nos services religieux.
Mon ami me raconta de nombreuses légendes, sur l'imprégnation par Jésus des traditions orientales, dont une en particulier était devenue universelle et que tout le monde connaissait. Cela se passait à Lahore où Jésus habitait avec un de ses disciples nommé Ajainin.
— Un jour, Jésus et Ajainin étaient assis sur les marches du temple, quand une troupe de musiciens ambulants arriva et se mit à jouer et chanter. Leur musique était si belle, leurs voix si délicates que Jésus observa :
« Chez les plus grands de ce monde nous n'avons jamais l'occasion d'écouter de plus douce musique que celle que nous apportent ces enfants sauvages de la jungle.
« Ajainin demanda :
« — D'où tiennent-ils leur talent? En une courte vie, ils n'ont certainement pas le temps d'acquérir une voix aussi parfaite et une telle connaissance de l'harmonie et du rythme.
« — Les hommes les appellent des prodiges, répondit Jésus. Ils se trompent. Toutes choses résultent de lois naturelles. Ce musiciens ne sont pas jeunes; mille ans ne suffiraient pas pour leur donner des expressions aussi divines et des voix aussi pures. Il y a dix mille ans, ces gens ont appris l'harmonie. Jadis ils ont marché par les villes et les champs et ils ont saisi la mélodie des voix de la nature. Ils sont revenus pour apprendre de nouvelles leçons, étudier d'autres voix et d'autres notes. »
Un soir que je me promenais avec le Rishi et que nous causions des diverses religions d'aujourd'hui et du travail des missionnaires chrétiens, il me raconta une histoire, celle d'un pauvre Hindou misérable et d'un missionnaire chrétien.
— Un missionnaire demanda à un de ses fidèles indigènes ce qu'il pensait des innombrables sectes religieuses. Le pauvre Hindou répondit : les religions sont comme les doigts d'une main. Comment pouvons-nous dire laquelle est la plus juste? Il y avait une fois une dispute entre les doigts de la main, pour savoir qui était supérieur. Le pouce dit : « Je suis supérieur car il est évident que vous ne pouvez rien faire sans moi. » L'index répliqua : « Sans doute, mais qu'y a-t-il de plus important que de savoir montrer le chemin? C'est ce que je fais, donc je suis supérieur. » Le majeur pro-testa : « Pour moi, je me fonde sur la mathématique. Quand on lève la main, quel est le doigt le plus grand? C'est moi, qui suis plus haut que les autres, par conséquent je suis supérieur. » L'annulaire déclara alors : « Pas du tout, car si je reconnais qu'il est important de montrer le chemin, et que les mathématiques sont essentielles, il n'y a rien de plus fort que l'amour. Quand on place sur une main le symbole de l'amour, on le met à l'annulaire. Par conséquent c'est moi qui suis supérieur. » L'auriculaire intervint alors de sa petite voix : « Il est vrai que je suis tout petit, que vous êtes tous plus grands que moi. Les mathématiques sont essentielles et l'amour est fort. Mais il y a une chose plus importante encore, l'adoration. Quand on s'adresse à Dieu, c'est moi qui suis le plus près de lui. Car lors-qu'on joint les mains pour une prière, et qu'on les élève vers le Seigneur, c'est moi que Dieu voit en premier; donc je suis supérieur. »
Le vieux Rishi se tourna alors vers moi en souriant.
— Que dites-vous de cette parabole, mon fils?
La philosophie du pauvre Hindou me laissa perplexe. Je confie donc à mes lecteurs le soin de l'expliquer.
Une autre fois, le vieux Rishi m'apprit que les légendes du temps disaient que « Jésus, durant son séjour dans un monastère de l'Himalaya, étudia les Ecrits inspirés et sacrés, la langue, l'écriture et les Forces cosmiques de la Mère-patrie ».
Le fait que Jésus fut un Maître des Forces cosmiques et qu'il connaissait parfaitement la religion originelle est manifeste si l'on étudie le Nouveau Testament; mais aucun de ces livres ne nous dit qu'il comprenait la langue de Mu. Cette preuve nous est pourtant apportée par ses dernières paroles sur la croix : « Eli, Eli, lama sabachtani. »
Ce n'est pas de l'hébreu, ces mots n'appartiennent à aucune des langues parlées en Asie Mineure au temps de Jésus. C'est la langue de la Mère-patrie, mal prononcée et mal orthographiée par les apôtres dans les Evangiles. Il aurait fallu écrire, et prononcer :
« Hele, hele, lamat zabac ta ni. »
Traduction :
Hele : je m'évanouis, Hele : je m'évanouis, Lamat zabac ta ni : les ténèbres descendent sur ma figure.
Je ne suis pas le seul à avancer cette hypothèse. Don Antonio Batres Jaurequi, un érudit qui étudia la civilisation Maya au Guatemala, écrivit dans son Histoire de l'Amérique centrale : « Les derniers mots de Jésus sur la croix étaient du maya, la plus ancienne des langues connues. « Selon lui, il faudrait lire : Hele, lamah sabac ta ni », c'est-à-dire : « Maintenant je m'évanouis, les ténèbres recouvrent ma face. » Ainsi, nous sommes d'accord sur l'essentiel et les légères divergences s'expliquent aisément.
Jaurequi écrit « lamah », et moi « lamat », « sabac » alors que j'écris « zabac ». Cette différence est provoquée par les traductions venant de deux établissements coloniaux différents. Mon orthographe est celle des Naga-Mayas d'Asie orientale, celle de Jaurequi des Mayas modernes d'Amérique centrale. Mais toutes deux, venant de deux points extrêmes de la Terre, sont cependant d'accord sur l'essentiel.

 

 

 

3

SYMBOLES ET ATTRIBUTS DE LA DÉITÉ


Symboles sacrés

Afin de rendre les Symboles sacrés aussi clairs et intelligibles que possible pour mes lecteurs, je les divise en catégories. Je commencerai par le plus haut, le plus sacré de tous les symboles, le soleil ou Ra représentant la Déité. Ce symbole collectif dépeint la Déité avec tous ses attributs et il est le seul.
Je donnerai ensuite les symboles de chacun des attributs. Bien que j'aie déjà raconté l'histoire de la Création dans mon premier ouvrage, Mu, le continent perdu, je la répète ici pour deux raisons : d'abord parce que tous les symboles en rapport avec la Création étaient sacrés et employés dans les cérémonies religieuses, et ensuite parce que dans cette nouvelle version je compte l'élaborer un peu, pour la rapprocher de la version originale.
J'expliquerai ensuite les symboles employés pour l'enseignement religieux.
Le chapitre suivant traitera des Symboles sacrés et des changements subis depuis leur origine.
Les explications ou décryptage de tous les symboles sont donnés, soit à la suite de chaque symbole soit dans Mu, le continent perdu. Comme le présent ouvrage est le troisième de la trilogie de Mu, je ne répéterai pas toutes les explications mais renverrai le lecteur au Continent perdu où il les trouvera .

Symboles de la déité

Le soleil était le symbole monothéiste de la Déité. En tant que symbole collectif il était appelé RA, et, puisqu'il était le symbole monothéiste, il était considéré comme le plus sacré de tous les symboles sacrés.
Alors que chaque attribut de la Déité comportait plusieurs symboles pour le représenter, il n'existait qu'un seul symbole monothéiste ou collectif.
Durant la première époque de l'histoire de l'homme, il n'y avait pas de dieux, mais un seul Grand Infini.
Les dieux se glissèrent bien plus tard dans les cérémonies religieuses. Ils eurent pour origine les Quatre grandes forces créatrices auxquelles on donna le nom de dieux.
Les savants et les archéologues, ne comprenant malheureusement pas les anciennes formes d'écriture et leur symbolisme, ont répandu l'erreur selon laquelle les Anciens adoraient le soleil, alors qu'en fait ils considéraient le soleil comme un simple symbole; et quand ils dédiaient des temples au soleil c'était en réalité au Tout-Puissant, au Dieu unique que le soleil représentait.

Les attributs de la Déité

Les deux principes du créateur

C'est une des conceptions les plus anciennes et les plus intéressantes, inspirée du fait que, pour produire quoi que ce fût, un mâle et une femelle étaient nécessaires; ainsi le Créateur avait deux principes : le soleil symbolisant le principe mâle et la lune la femelle.Des symboles furent alors imaginés pour exprimer les différentes phases, si l'on peut dire; il y eut tout d'abord un symbole exprimant cette double faculté, appelé Lahun, que l'on pourrait traduire par « deux en un, un en deux » ou mieux encore par « tout en un et un en tout ». Le graphique de Lahun est un cercle traversé par une barre verticale. La tablette mexicaine N° 150 montre le soleil symbolisant le principe mâle et la lune symbolisant le principe femelle.

Les Anciens avaient l'habitude de construire les deux temples, du soleil et de la lune, l'un près de l'autre, le plus grand étant consacré au soleil et le plus petit à la lune. Les tracés de la tablette 150 se lisent ainsi :
Le Créateur a créé un. Un est devenu deux et deux a produit trois de qui toute l'humanité descend. » La figure du haut symbolise le soleil, celle du bas, sans rayons, la lune.
Isis : Les Egyptiens n'étaient pas satisfaits que la lune symbolisât l'attribut féminin du Créateur, aussi imaginèrent-ils un symbole pour la lune qu'ils appelèrent Isis : ainsi ils avaient inventé un symbole pour symboliser un symbole.

La complexité de la personnalité d'Isis, qui ne symbolisait pas seulement la nature mais qui était aussi l'exécutrice des commandements de Dieu, n'était comprise que des Egyptiens, et tous n'étaient pas d'accord à ce sujet.
Dans les cérémonies et les processions, Isis portait comme coiffure une lune soutenue entre une paire de cornes de vache. Chez les Egyptiens, les cornes de vache représentaient la maternité. La déesse Sati, en Haute Egypte, et la déesse Hathor portaient toutes deux des cornes de vache. Hathor avait aussi une lune, comme Isis. Apparemment, Sati, Hathor et Isis symbolisaient toutes trois la même chose, et seuls leurs vêtements différaient légèrement.
Les anciens empires orientaux suivirent l'exemple de l'Egypte et firent symboliser la lune par une femme.
Les Babyloniens avaient Astoreth, les Hittites, Hepet. Les Grecs vénéraient Artémis, et les Romains, Diane.
Papyrus Ani : « Dans les premiers temps, avant que la prêtrise figeât les pensées de l'homme en blocs de pierre et en construisît des temples dédiés à des milliers de dieux, beaucoup pensaient qu'il n'existait qu'un Dieu Unique.»

La déité en tant que créateur

La Création fut un des principaux thèmes des Anciens. Ils faisaient une distinction entre le Créateur et son oeuvre et traçaient une ligne très nette entre leurs différents symboles. Je prendrai d'abord les symboles de la Déité en tant que Créateur. Les anciens considéraient le pou-voir de créer comme un des attributs du Tout-Puissant.
Chez les Anciens, de nombreuses figures, toujours stylisées, représentaient ces attributs. La plus courante, apparemment, était le serpent orné. On trouve de nombreux dessins de ces serpents sur les pierres gravées et dans les vestiges des temples.

Deux de ces serpents sont particulièrement importants. Le premier était le cobra, appelé Naga dans la Mère-patrie. Il avait sept têtes, ce nombre correspondant aux sept stades de la création, aux sept niveaux mentaux, etc. (1)
(1) Voir reproduction en couverture.

Le serpent à sept têtes était originaire de Mu, où on l'appelait Naga mais dans diverses colonies de la Mère-patrie il était désigné sous d'autres noms. A en juger par la situation géographique des colonies où nous le trouvons, je pense que c'était dans la moitié occidentale méridionale de Mu qu'il était utilisé. Les peuples qui se servaient de ce symbole portaient son nom; on les appelait les Nagas.
L'autre serpent était couvert de plumes, au lieu d'écailles. Il était originaire également de la Mère-patrie et portait là-bas le nom de Quetzalcoatl. On le trouve encore dans les marais et la jungle impénétrable du Yucatan et de l'Amérique centrale, mais très rarement. Durant toutes
mes explorations je n'en ai jamais vu qu'un, et je souhaite ne jamais en voir un autre. C'est le serpent le plus venimeux que l'on puisse trouver sur cette Terre. Il avait apparemment pour habitat la moitié septentrionale de la Mère-patrie. Une tribu fit de Quetzalcoatl son symbole du Créateur et, comme les Nagas, prit son nom : les Quetzals. Chez ces peupla-des, le dessin du Quetzalcoatl variait.
Une des stylisations les plus connues du serpent à plumes est le dragon chinois ou japonais. Les Anciens poussèrent à l'extrême cette stylisation du serpent car ils l'ornèrent d'une crête, qu'il ne possède pas, d'ailes qu'il avait certainement et de pattes remplaçant les pieds griffus. Non seulement ils lui donnaient le moyen de voler, mais aussi de courir, ce dont il était bien incapable.
Les Indiens Pueblos de l'Arizona et du Nouveau-Mexique lui ajoutèrent même une barbe.
Les Quichés Mayas, dans leur livre sacré, le Popol Vuh, y font allusion ainsi : « Tout était immobilité et silence dans les ténèbres, dans la nuit; seul le Créateur, le dominateur, le Serpent couvert de plumes (...) ceux qui engendrent, ceux qui créent sont entourés de vert et de bleu et leur nom est Gucumatz.»

Ce nom de Gucumatz employé ici n'est pas celui du Créateur mais de ses Quatre grandes forces créatrices, d'où le pluriel.
J'ai découvert sur une tablette d'Indiens Nootka un serpent couronné d'une plume, une des stylisations indiscutables de Quetzalcoatl, mais alors que les noms de tous les objets de cette tablette sont donnés celui du serpent a été omis par ces Indiens de Colombie britannique.
En tant que symboles sacrés des puissances créatrices ils étaient tous hautement vénérés. Ils avaient leur place à côté du soleil, le symbole le plus sacré de tous.
J'ai découvert aussi un serpent à plumes en Egypte. Dans le tombeau du pharaon Séti I"r se trouve une peinture représentant un serpent à trois têtes, quatre jambes humaines et des ailes empennées.

Les Quatre sacrées

Les Quatre sacrées sont une des plus anciennes conceptions religieuses. Je les ai découvertes dans les Ecrits inspirés et sacrés du Mu.
Les Quatre sacrées étaient les Quatre grandes forces primaires issues du Tour-Puissant. Elles avaient tout d'abord fait régner l'ordre dans le chaos et puis, obéissant aux commandements, créé l'univers et tout ce qui s'y trouve. La création achevée, elles eurent pour mission de contrôler l'univers physique. Aujourd'hui, l'univers et toute la vie sont gouvernés par ces Forces.
Les Anciens avaient pour ces Forces une vénération telle que presque tous les premiers temples, sinon tous, leur était dédiés en tant qu'exécutrices de la volonté du Créateur. Par la suite, la plupart de ces temples furent consacrés au soleil et à la lune, le temple du soleil symbolisant le principe mâle du Créateur et celui de la lune le principe femelle. Plus tard encore, j'ai trouvé des temples consacrés aux sept grands commandements de la création et symbolisés par un serpent orné stylisé.
Dès les premiers temps, divers symboles représentèrent les Quatre forces sacrées. Ainsi, une multitude de noms leur furent donnés selon les époques et selon les peuples. J'en connais au moins une cinquantaine, parmi lesquels : les Quatre grandes, les Quatre puissances, les Quatre grands rois, les Quatre grands maharadjahs, les Quatre grands bâtisseurs, les Quatre grands architectes, les Quatre grands géomètres, les Quatre grands piliers; et aujourd'hui nous les appelons les Quatre archanges.
Il y a 6 000 ou 7 000 ans, une confusion fut créée lorsqu'on donna aux Piliers des gardiens, que l'on appela Génies. Ces gardiens des piliers furent inventés après la destruction de Mu, puisque je n'en trouve pas la moindre trace dans les écrits de la Première civilisation. Les Piliers étaient placés aux quatre coins de la terre, pour enseigner aux Anciens les quatre points cardinaux. Le symbole de la terre est un carré qui, lorsqu'il fait allusion à tout, sauf aux points cardinaux, est tracé bien droit mais qui, associé aux points cardinaux, est placé sur le côté, formant un losange aux côtés égaux afin que les points cardinaux soient placés dans leur véritable position. Le croisement de ces deux carrés était employé par les Egyptiens pour symboliser les huit chemins du ciel par l'étoile à huit branches ainsi formée.
Les textes concernant les Génies sont si confus qu'il m'est impossible de les considérer comme autre chose qu'un camouflage des Piliers, et en conséquence le changement de nom des Quatre sacrées en Génies n'est qu'un déguisement.

Les oiseaux symbolisant les Quatre sacrées

Les oiseaux symboliques jouent un rôle important dans les anciennes conceptions religieuses, mais il fallut attendre les tablettes mexicaines (1) pour savoir ce qu'ils symbolisaient en réalité. Nous en trouvons une mention chez les Egyptiens avec leur ancien dieu Seb, mais ce qu'ils disaient de lui était purement symbolique, et si abstrait que sans autres indications le profane est bien incapable de comprendre (voir planche II)
(1) Découvertes par le Pr Niven, ainsi qu'il est rapporté dans Mu, le continent perdu.

Le dieu Seb

Le Livre des Morts égyptien. Ici, le dieu Seb est appelé le « Père des Dieux », le « Porteur des Dieux » et le « Guide des Dieux ». Il était aussi assimilé à une poule qui aurait « pondu l'Oeuf d'où surgit la terre et tout ce qu'elle contient ». Plus loin on peut lire : « je protège l’œuf de la Grande Poule; si je prospère il prospère, si je vis il vit, si je respire il respire. » Le dieu porte sur sa tête une oie. Seb est en outre le nom égyptien d'une certaine espèce d'oies.
Ce qui précède évoque à la fois le Créateur et les Quatre grandes forces créatrices émanant de lui. Comme je l'ai fait observer plus haut, les « Dieux » étaient les Quatre sacrées, ce qui démontre que les Egyptiens de l'Antiquité connaissaient parfaitement l'origine des Forces.

Tradition hawaiienne : Ellis écris dans son ouvrage Polynesian research : « Aux îles Sandwich, il existe une tradition selon laquelle il n'y avait au commencement des temps que de l'eau, puis un grand oiseau descendit des cieux et pondit un oeuf dans la mer. L’œuf éclora et il en surgit Hawaii.»

Cependant, ce fut le Mexique qui nous apporta la preuve déterminante de la signification des oiseaux symboliques. Parmi la collection de tablettes mexicaines de Niven, plus de cinquante représentent des oiseaux. J'en ai choisi une, pour la déchiffrer et donner son explication.
Tablette mexicaine n" 1086 : ceux qui ont lu mes deux précédents ouvrages, Mu, le continent perdu et l'Univers secret de Mu, comprendront immédiatement ce que signifient les deux glyphes que l'on peut voir sur la figure de l'oiseau.
L’œil, formé de deux cercles, est la forme Uighur du symbole monothéiste de la Déité.
Faisant saillie sur la poitrine de l'oiseau, on voit la lettre hiératique H de l'alphabet de Mu, en forme de grecque, qui, chez les peuples les plus anciens, était le symbole alphabétique des Quatre grandes forces. Le corps de l'oiseau a la forme d'une gousse de pois, symbolisant le séjour des forces primaires. Les diverses lignes traversant cette gousse sont d'anciens signes ésotériques religieux Uighur.
Par conséquent, cet oiseau symbolise les Forces créatrices de la Déité émanant du Tout-Puissant.
Ile de Piques : Sur cette petite île isolée on a découvert divers symboles en forme d'oiseau, et des animaux stylisés à tête d'oiseau. L'un d'eux porte un oeuf entre ses griffes, ce qui tendrait à démontrer que les anciens habitants de cette île avaient les mêmes traditions que les Hawaiiens.
Chez certaines tribus indiennes d'Amérique du Nord, l'oiseau symbolisait aussi les Forces créatrices. On l'appelait l'Oiseau-Tonnerre.
Les oiseaux jouent également un rôle dans les anciens écrits des Babyloniens, des Chaldéens et des Hittites, pour symboliser les Quatre sacrées, ou Forces créatrices.
Un des Génies assyriens était un oiseau, tout comme un des « dieux » égyptiens. On trouve également un oiseau dans la Bible.
Le Totem en Alaska : Un très vieux chef de tribu d'Indiens Haiden vivant dans l'île de la Reine-Charlotte, en Alaska, à qui ce totem appartient, a déclaré : « La créature ailée qui couronne le totem est l'Oiseau-Tonnerre qui représente le Grand Créateur. » Il aurait été plus juste de dire : « Qui représente les grandes Forces créatrices. »
J'ai l'impression que ce cercle ailé a été inspiré par un symbole d'oiseau. Cette ancienne conception nous est toujours chère car partout où l'on dépeint des créatures célestes on les voit avec des ailes d'oiseau.
Tous les divers symboles ayant la forme d'oiseaux, découverts dans des lieux fort éloignés, expriment la même conception et il me semble que, tout en étant fort différents par la forme, ils ont tous le même ancêtre.

La croix symbole des Quatre sacrées

La croix fut une des principales figures employées par les Anciens pour symboliser les Quatre grandes forces primaires, sans doute parce qu'ils la trouvaient plus expressive que toute autre figure géométrique. La première de toutes les croix était simple, avec des branches de longueur égale. Elle apparaît pour la première fois dans les Ecrits inspirés et sacrés de Mu pour symboliser les Quatre forces primaires, créatrices.
Tablette mexicaine n° 672 : C'est la réplique exacte de la croix mentionnée ci-dessus, qui apparaît dans les copies orientales des Ecrits inspirés et sacrés de Mu. Avec le temps, cette croix évolua et se compliqua.

1. L'extrémité de la première ligne, la plus courte : je l'ai appelée la Croix pyramidale.
2. L'extrémité de la deuxième ligne est une croix formée de quatre boucles, avec le symbole de la Déité au centre. J'ai appelé cette figure la Croix bouclée.

3. L'extrémité de la troisième ligne est la figure bien connue appelée « svastika », symbole de la chance.
4. L'extrémité de la quatrième ligne était le cercle ailé. Les Anciens élaborèrent à cœur joie, les Egyptiens dépassant tous les autres peuples par leur art et leur imagination.
A part ces quatre lignes principales, il y avait bien d'autres dessins particuliers.

La Croix pyramidale, ligne 1

Un groupe de croix parmi les tablettes mexicaines de Niven présente un intérêt particulier. Je les ai appelées les Croix pyramidales parce qu'elles sont dessinées suivant le tracé des pyramides. C'est la cosmogonie d'une pyramide illustrée par une croix.
Les quatre branches forment quatre triangles correspondant aux quatre faces de la pyramide. Les pointes de ces triangles sont couvertes par le cercle, symbole monothéiste de la Déité.
La base de la pyramide est un carré; les quatre triangles réunis forment un carré. La pyramide est construite suivant des lignes astronomiques; tout comme la croix.
Ces croix furent tracées avant l'engloutissement de Mu. Existait-il des pyramides avant cette date? Je n'en connais aucune. Les pyramides ont-elles été imaginées d'après le dessin de ces croix?
Fig. A. C'est la base d'une pyramide divisée en quatre triangles.
Fig. B. Des lignes pointillées à l'intérieur du cercle indiquent les pointes des quatre triangles, correspondant au sommet de la pyramide.
Fig. C. La croix portant en son centre, sur les pointes, le symbole monothéiste de la Déité, style Naga.
Fig. D. C'est la même que la précédente à cette différence près que c'est le symbole monothéiste Uighur qui couronne les pointes.
Fig. E. La pointe d'un triangle recouverte par le symbole monothéiste. Ces tablettes portent les inscriptions suivantes :
« Les Quatre grands piliers », « Les Quatre sacrées », « les Quatre grands architectes », « Les Quatre grands bâtisseurs » et « Les Quatre puissants ».
La tablette N° 777 confirme que les quatre triangles formant la croix sont les Quatre sacrées, parce que l'on peut lire dans le symbole occupant le triangle le mot « pilier ». Les quatre triangles, avec leurs inscriptions, se lisent donc ainsi : « Les Quatre grands piliers », un des noms que l'on donnait aux Quatre sacrées.
A Mu, on enseignait que les Quatre grands piliers soutenaient l'univers. Après sa destruction, l'univers fut oublié et la Terre reçut l'honneur d'ancrer et de soutenir les Piliers. Il y avait un pilier à chacun des quatre points cardinaux, au nord, à l'est, au sud et à l'ouest.

Les Croix bouclées, ligne 2

L'évolution de ce dessin partit de la croix simple figurant dans les Ecrits sacrés et aboutit à la croix portant la Déité en plus des quatre boucles symbolisant les Quatre grandes forces, avec le nom de chacune des forces inscrit dans la boucle.

Fig. 1. La croix originelle.
Fig. 2. La forme la plus ancienne de Croix bouclée que j'ai pu découvrir. Son ancienneté est prouvée par le fait que le symbole de la Déité est encore primitif, et non spécialisé. J'ai cependant l'impression qu'il manque un chaînon, entre les figures 1 et 2; le changement me paraît vraiment trop brutal.
A une certaine période des enseignements, chez l'homme primitif, il semble qu'une dispute ait éclaté au sujet du cercle, qui servait à symboliser beaucoup de choses. Il fut alors décidé de spécialiser le cercle propre à la Déité. Les Nagas ajoutèrent un point au centre, et les Uighurs un petit cercle. La figure 2 ne présente aucune de ces spécialisations.
Fig. 3 a. Elle est semblable à la figure 2 mais elle porte en son centre le signe Naga de la Déité.
Fig. 3 b. Toujours la même, sauf que cette croix présente en son centre le signe Uighur de la Déité.
Fig. 4. Cette figure présente les derniers ajouts apportés à la Croix bouclée. Dans chacune des branches, les noms des Forces sont inscrits; dans ce cas précis il s'agit de la Force appelée « bâtisseur », son symbole étant un angle droit. La boucle indique qu'un certain commandement divin a été exécuté. La Force est retournée vers celui qui a donné l'ordre.

Les Anciens employaient bien d'autres formes de croix dans leurs écrits, et chacune avait une signification différente. Elles se distinguent cependant des croix symbolisant les Quatre sacrées, qui étaient simples alors que toutes les autres sont « ouvertes ».

1. Cette croix signifie U-luumil, ce qui voulait dire « le pays de », la « région de », « l'empire de », etc.
2. Cette autre croix est formée de quatre lignes qui se chevauchent.
3. Parfois, mais pas très souvent, nous trouvons les extrémités de cette croix réunies. Cela signifie « lentement », « petit à petit », etc.

La svastika, ligne 3

La svastika, ou croix gammée, était à l'origine un symbole de chance car c'était le symbole favori des Quatre sacrées chargées de l'univers physique et qui par conséquent apportaient à l'homme toutes les bonnes choses et les événements heureux. La svastika est un des plus vieux symboles et le plus universel, puisqu'on le trouve dans toutes les régions de l'Antiquité, mais son origine et sa signification se sont perdues depuis 3 500 ans. Cela survint lorsque les farouches prêtres brahmanes de l'Inde persécutèrent leurs maîtres, les Naacals hautement civilisés et bons, et les chassèrent jusque dans les neiges éternelles du Nord.
J'ai découvert l'origine et la signification de ce symbole.
Tout d'abord dans les écritures des Naacals, les textes apportés de la Mère-patrie qui, pendant des millénaires étaient restés pratiquement oubliés, recouverts de poussière dans les archives des temples et des monastères de l'Orient. Ensuite, dans les tablettes mexicaines qui m'ont apporté une confirmation.
Le destin avait voulu que la poussière et les cendres des millénaires fussent balayées afin que le secret de ces archives fût dévoilé.

Evolution de la svastika :
Fig. 1. La croix simple originelle.
Fig. 2. Un cercle a été ajouté, entourant toute la croix. Ce cercle est le symbole de la Déité. La croix se trouve comprise dans la Déité, par conséquent elle en fait partie, elle en émane. Cela explique pourquoi les Anciens appelaient ses travaux les « Commandements du Créateur », ses « Désirs », etc. Les Forces symbolisées par la croix étaient les exécutrices des commandements du Tout-Puissant. Le cercle entourant la croix devient un symbole complexe représentant la Déité et ses Quatre forces primaires, les quatre Dieux originels.
Fig. 3. Ce symbole se trouve gravé sur des falaises d'Amérique du Nord par les Anciens. Les branches de la croix sortent du cercle.
Fig. 4. Ici, les branches sortant du cercle sont pliées à angle droit, ce symbole était celui des « bâtisseurs ». Cela indique que les Quatre grandes forces étaient les bâtisseuses de l'univers. Il devint bientôt évident qu'en étendant et repliant les branches de la croix originelle les Anciens ne pouvaient plus mentionner les Quatre grandes forces sans inclure la Déité. Ainsi, pour ramener le symbole à sa véritable signification, ils éliminèrent le cercle, ne laissant que les Quatre grands bâtisseurs de l'univers.
Un peu partout dans le monde, on a découvert d'autres glyphes que les archéologues ont baptisés svastikas. Ce symbole est formé de l'entrecroisement de la lettre hiératique N, en forme d'S penché. Ce n'est pas une svastika, mais la diphtongue Ch de l'alphabet de Mu. Quand les extrémités des branches sont incurvées il ne peut s'agir d'une svastika. Les branches de la vraie croix gammée sont toujours pliées à angle droit pour former une équerre symbolisant les constructeurs.
Clément d'Alexandrie écrit : « Ces Quatre êtres puissants, ces Quatre Canobs, ces Architectes célestes émanent de l'Erre suprême, unique et infini, et ils ont tiré l'univers matériel du chaos.»

Le cercle ailé, ligne 4

Apparemment, un seul pas fut franchi entre la croix originelle et le cercle ailé, à moins que nous ne considérions comme un échelon le cercle à ailes de papillon des Mexicains.
Fig. 1. La croix simple, originelle.
Fig. 2. Dhyan Choans. Ancien, oriental, mexicain.
Fig. 3. Cercle à ailes de papillon. Mexicain.
Fig. 4. Cercle à ailes d'oiseau. Hindou.
Comme nous allons le voir, tous les cercles sauf un avaient des ailes de plumes. Je crois que tous furent inventés après la destruction de Mu, mais que le cercle à ailes de papillon existait avant son engloutissement. Le cercle ailé fut promptement accepté par tous les peuples mais chacun sembla avoir eu une conception différente de son dessin. Les Egyptiens furent les maîtres et créèrent des symboles admirables aux ailes multicolores merveilleusement dessinées.

Figures tronquées

Parmis les tablettes de la collection Niven, j’ai découvert plus d’une centaine de figures curieusement tronquées. Ces figures extrêmement stylisées ne représentaient sûrement pas des personnages ni des animaux.
En les déchiffrant, j'ai découvert qu'elles symbolisaient les oeuvres de deux des Grandes forces primaires.
Le tronc indique la direction vers laquelle ces Forces travaillent. Le corps est celui d'une chrysalide ou d'un cocon, ou encore d'une gousse de pois, symbole du séjour de ces Forces primaires. Les lignes sont l'écriture des anciens Uighurs.
Les bras et les jambes indiquent les positions de ces Forces sous certaines conditions.

Symboles chinois

II est difficile de dire, d'après les écrits chinois, si la figure 1 était le symbole des Quatre forces ou des Quatre génies, ou des deux à la fois. La montagne était appelée Yu. La figure 2 est un ornement de jade provenant de Pékin. C'est un des symboles des Quatre sacrées et considéré par les Chinois comme un emblème sacré.

Le scarabée

Le scarabée a toujours été considéré comme un symbole d'origine égyptienne. Je vais apporter la preuve que le scarabée était déjà employé comme symbole de l'énergie créatrice dans la Mère-patrie des dizaines de millénaires avant que l'homme mette le pied sur la terre d'Egypte.
Fig. . 2 C'est une petite image gravée sur le manche d'un couteau, qui aurait appartenu, selon certains textes, au prince Maya de l'Inde. Le prince Maya était le fils du premier gouverneur de l'empire Naga en Inde. Certaines traditions disent que le prince Maya vécut il y a 25 000 ans, d'autres il y a 35 000 ans. Les archives des temples nous apprennent que l'empire Naga existait il y a 25 000 ans.
Des inscriptions gravées sur le manche de ce couteau indiquent qu'il a été fait avant que l'Inde devienne un empire colonial.
Ainsi, si l'on se fie à cette tradition, ce couteau aurait été fabriqué dans la Mère-patrie où le prince Maya l'aurait acheté et rapporté en Inde après avoir terminé ses études dans un collège Naacal. Il est hors de doute qu'il s'agit là du plus ancien couteau du monde. Quand il me fut donné par un prince indien, celui-ci me remit également son histoire, en me disant quels rois anciens l'avaient possédé.
Pour en revenir à cette image, le scarabée est ici environné de rayons de gloire, et adoré par deux cerfs à genoux, appelés Ceb ou Keb. Cette race de cerfs était l'ancien symbole du premier homme. Ceb apparaît très souvent dans les écrits anciens, hindous ou mayas, pour représenter le premier homme. Sans aucun doute les colons de Mu emportèrent avec eux ce symbole, et par conséquent le scarabée n'est pas originaire d'Egypte mais de la Mère-patrie d'où il y arriva en passant par l'Inde.
Fig. 3. Vignette tirée du Livre des Morts égyptien, qui est une réplique du symbole décrit ci-dessus.
Fig. 1. Vignette tirée également du Livre des Morts et représentant le dieu égyptien Khepra.
Les écrits égyptiens varient, et aucun ne semble d'accord pour donner la véritable signification symbolique du scarabée.
Le nom de Khepra est dérivé du verbe égyptien kheper, créer.
Sur la tablette de Rhamsès II à Kouban nous pouvons lire : « Le dieu Ra est comme toi dans ses membres, le dieu Khepra est la force créatrice. »
On trouve encore dans les écrits d'Anana, 1320 av. J.-C. : « Pour les Egyptiens, le scarabée n'est pas un dieu mais un emblème du Créateur, car il pétrit entre ses patres une boule de boue et y dépose ensuite ses oeufs, tout comme le Créateur fait tourner la terre et y fait naître la vie. »

 

 

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LA CRÉATION

Vignettes des écrits sacrés de Mu

Fig. 1. De fines lignes droites horizontales. Symbole d'espace.
Fig. 2. Le serpent à sept têtes symbolisant la Déité nageant dans l'espace. Le cercle qui l'entoure est le symbole de l'univers.
Fig. 3. Lignes sinueuses symbolisant les ondes, les Eaux terrestres.
Fig. 4. Le cercle, symbole monothéiste de la Déité.
Fig. 5. La croix simple, symbole des Quatre sacrées, les Quatre grandes forces primaires émanant du Tout-Puissant.
Fig. 6. La Divinité entière en Quatre grandes forces primaires et créatrices.
Fig. 7. Lahun. Le principe double du Créateur. Fig. 8. Les flammes, le centre de la Terre.
Fig. 9. Fines lignes pointillées verticales symbolisant les affinités des Forces du soleil avec les Forces lumineuses de la Terre.
Fig. 10. Fines lignes droites verticales symbolisant les affinités des Forces du soleil avec les Forces lumineuses de la Terre.
Fig. 11. Lignes verticales sinueuses tombant du soleil, symbolisant l'affinité de la Force solaire avec la Force de chaleur terrestre.
Fig. 12. Les Forces du soleil en affinité avec les Forces de Vie de la Terre frappent les Forces terrestres dans les oeufs cosmiques formés dans les eaux.
Fig. 13. Les Forces du soleil en affinité avec les For-ces de Vie de la Terre frappent les Forces terrestres dans les oeufs cosmiques formés sur la terre.
Fig. 14. Symbole des eaux, mères de la Vie.
Fig. 15. Le Tau symbole de résurrection et d'émergence.
Fig. 16. L'arbre de Vie et le Serpent. Le serpent symbolise les eaux, et l'Arbre Mu, la Mère de l'homme, la Vie unique. Toutes les vies de la nature sont illusoires; car elles ne durent pas. Seul l'homme est la Vie, et la Vie est éternelle.

Tablette mexicaine n° 1231 : A mon avis, cette croix est l'écrit le plus précieux qui soit parvenu jusqu'à nous de la Première civilisation, tant en ce qui concerne la religion que les sciences. Cette croix dit que toutes les Forces de l'univers émanent de la Déité. Que ces Forces contrôlent la vie et tous les mouvements de la matière jusqu'à l'atome et à ses particules, directement ou indirectement. Elle nous démontre que les Forces dites atomiques ne sont que des oeuvres indirectes des Forces primaires, et comment ces Forces travaillent afin de maintenir la régularité et la perfection des mouvements de toutes choses et de toutes personnes dans l'univers entier.
Toutes les branches de cette croix sont des symboles des Forces primaires issues de la Déité. Chacune de ces branches, ou de ces Forces, est pointée vers l'Est et toutes quatre forment un cercle. Par conséquent, les Forces primaires partent d'un cercle et se dirigent vers l'Est.
On trouvera les explications détaillées et le déchiffrage de ce symbole dans Mu, le continent perdu, pages 11-13.
L'origine des Forces a toujours été un sujet de dispute parmi les savants. Nous avons ici un écrit, dû aux savants de la Première civilisation terrestre, qui nous explique cette origine et, mieux encore, la manière et la direction de leurs travaux, et nous montre surtout les courbes apparentes dans tout l'univers qui provoquent tant de controverses chez nos savants d'aujourd'hui.
Je ne puis situer avec précision l'époque à laquelle cela fut écrit, mais je suis certain que ce fut il y a plus de 12 000 ans.

Tablette mexicaine n° 988 : Cette tablette est une confirmation de la précédente concernant la direction dans laquelle travaillent les Forces dans l'univers. Ce symbole comporte des lignes partant de l'extérieur vers le centre, ce qui indique une force centripète. On le retrouve souvent, sans aucune inscription, dans de nombreuses gravures ou peintures rupestres, au Yucatan et en Amérique centrale.
Pedro Beltram, Le Plongeon et bien d'autres ont écrit que ce symbole représente les mouvements du soleil. Il est pourtant évident qu'il fait allusion aux travaux d'une Force primaire.

Tablette mexicaine N° 339 : Cette intéressante petite tablette symbolise les Quatre grandes forces primaires sous forme d'un papillon volant dans l'espace et faisant surgir du chaos la loi et l'ordre suivant le commandement du Créateur : le premier.
La clef de cette vignette est donné page 13, dans Mu, le continent perdu

Tablette mexicaine N° 1 267 :
Fig. 1. Le cercle extérieur : l'univers.
Fig. 2. Le cercle ondé : les eaux.
Fig. 3. L'intérieur : la Terre.
Fig. 4. « Les feux des abîmes » : les gaz volcaniques. Le symbole de la Force, surgissant des flammes, nous dit que la Terre va s'élever au-dessus des eaux.

L'histoire de la création

Voici ce que j'ai découvert dans les anciens écrits Naacals orientaux et qui est confirmé par les tablettes mexicaines :
« A l'origine, l'univers n'était qu'une âme ou esprit. Rien n'avait de forme, rien n'était vivant. Partout le silence régnait, et l'immensité de l'espace était un vide ténébreux. Seul l'Esprit Suprême, le Tout-Puissant, le Créateur, le Serpent à sept têtes, planait dans les abîmes d'obscurité. »
« Le désir lui vint de créer des mondes, et le désir lui vint de créer la terre. II créa ainsi la terre et tout ce qu'elle contient. Voici comment la terre fut créée et tout ce qui vit sur la terre et sous les eaux : le Serpent à sept têtes, le Créateur, donna sept grands commandements. »

Ces deux tablettes nous disent que ces sept commandements furent donnés aux Quatre grandes forces primaires. Ces Forces exécutèrent les ordres du Créateur.

Le premier commandement : « Que les gaz qui sont dispersés dans l'espace sans forme et sans ordre soient réunis et qu'ils forment des mondes. » Alors les gaz furent rassemblés sous forme de masses tourbillonnantes.

Deuxième commandement : « Que les gaz se solidifient et que la Terre soit formée. » Alors les gaz se solidifièrent et des volumes demeurèrent à la surface de la croûte terrestre d'où les eaux et l'atmosphère seraient formées; et des volumes furent laissés enveloppés à l'intérieur de la croûte. Les ténèbres régnaient et il n'y avait aucun son car l'atmosphère ni les eaux n'étaient encore formées.
Troisième commandement : « Que les gaz restés à l'extérieur se séparent et qu'ils forment les

eaux et l'atmosphère. » Et les gaz se séparèrent. Une partie alla former les eaux, l'autre forma l'atmosphère. Les eaux recouvrirent la surface de la terre si bien que rien n'émergeait. Les gaz qui ne formèrent pas les eaux devinrent l'atmosphère. Et les rayons de soleil croisèrent les rayons de la lumière terrestre contenus dans l'atmosphère et la lumière fut. Et les rayons du soleil rencontrèrent les rayons de la chaleur terrestre dans l'atmosphère, et leur donna la vie. Ainsi la chaleur régna sur la surface de la terre.
Quatrième commandement : « Que les feux qui se trouvent à l'intérieur de la terre fassent

jaillir des terres au-dessus des eaux. » Alors les feux des abîmes soulevèrent la terre recouverte par les eaux, et il y eut des îles et des continents.

Cinquième commandement : « Que la vie apparaisse dans les eaux. » Et les rayons du soleil

rencontrèrent les rayons de la terre dans la boue des eaux et des oeufs cosmiques se formèrent avec les particules de boue. Et la vie jaillit de ces oeufs, comme il avait été ordonné.
Sixième commandement : « Que la vie apparaisse sur la surface de la terre. » Et les rayons du soleil rencontrèrent les rayons de la terre dans la poussière des continents et des oeufs cosmiques se formèrent avec les particules de poussière. Et de ces oeufs la vie jaillit comme il avait été ordonné.
Septième commandement : Et quand tout cela fut accompli le Septième intellect dit : « Créons un homme à notre manière et donnons-lui le pouvoir de régner sur la terre. » Ainsi l'Intellect à sept têtes, le Créateur de toutes choses de l'univers, créa l'homme et plaça à l'intérieur de son corps un esprit vivant et impérissable, et l'homme devint comme le créateur une puissance intelligente.
Que signifie « à notre manière »? Cela ne veut certainement pas dire que l'homme a été créé à l'image du Créateur car nous trouvons plus loin, dans les Ecrits sacrés : « Le Créateur est incompréhensible pour l'homme. Il ne peut être ni représenté ni nominé. C'est l'Erre sans nom. »
Si l'homme était à l'image de Dieu il lui serait facile de représenter son Créateur; et puisque Dieu ne peut être ni représenté ni nommé, étant incompréhensible, la Bible nous présente une faute de traduction en employant le mot « image ».
« Comme le Créateur » signifie donc, indiscutablement, que l'homme possède l'intelligence et des pouvoirs mystiques.

Tablette mexicaine N° 1 584 : Cette tablette se lit ainsi : « L'homme fut créé avec le double principe mâle et femelle. Le Créateur a provoqué chez cet homme un profond sommeil (la mort) et pendant qu'il dormait les deux principes furent séparés par les Forces cosmiques. A son réveil (sa renaissance) il était deux, un homme et une femme. »
D'innombrables textes nous disent que l'homme a d'abord été créé seul, et que la femme a été faite d'une partie du premier homme. Je cite ici les textes les plus importants, ainsi que quelques légendes.
La Bible, Genèse 2, v. 21-22.
« Alors l'Eternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l'homme (chez les Anciens, la mort était appelée sommeil, par conséquent ce sommeil d'Adam est semblable à notre mort), qui s'endormit (donc il mou-rut); il prit l'une de ses côtes, à la place de laquelle il referma la chair. De la côte qu'il avait prise à l'homme l'Eternel Dieu forma une femme qu'il amena à l'homme. »
Cela est la traduction faite 800 ans plus tard par Ezra des écrits de Moïse, des copies de textes Nagas, rédigés dans la langue et l'écriture de la Mère-patrie et certainement mal compris par Ezra qui n'était pas devenu un Maître chez les Chaldéens de Babylone où il était en servitude.
L'Egypte
L'Egypte obtint les Ecrits inspirés et sacrés de Mu par deux sources; il y est question de la création de la femme. La première version, passant par l'Inde, était apportée par les Nagas qui s'étaient d'abord établis à Mallo en Nubie, en Haute Egypte. La deuxième, passant par l'Atlantide, avait été apportée par les Mayas conduits par leur chef Thoth qui s'établit à Saïs dans le delta du Nil en Basse Egypte. Cela explique certainement les deux versions de la Création que nous trouvons dans le premier chapitre de la Genèse.
Inde
Les Ecrits sacrés et inspirés de Mu furent apportés en Inde par les Naacals qui venaient de la Mère-patrie, et qui en quittant l'Inde les transportèrent vers les colonies plus récentes de Babylone sur l'Euphrate et de Maioo en Haute Egypte.
Chaldée
Les textes chaldéens et égyptiens étaient un reflet des récits hindous, lesquels venaient de la Mère-patrie, ce qui démontre, sans l'ombre d'un doute, que l'histoire de la femme naissant de l'homme est originaire de Mu.
Hawaii, îles du Pacifique
Les Polynésiens ont une très ancienne légende qui rapporte : « Taaroa a fait l'homme avec la terre rouge Araca, et il a soufflé dans ses narines. Il a formé une femme avec un des os de l'homme, et il l'a appelée lai. »
Cette partie de la légende rejoint parfaitement la Bible et elle est identique de bout en bout au récit de la Genèse, à part quelques détails sans importance.
Mu fut détruite il y a environ 12 000 ans, par conséquent cette légende a été transmise oralement depuis cette époque.
La légende grecque
Les Grecs, dans toutes leurs conceptions, ont toujours fait preuve d'originalité. Ils avaient un point de vue différent de tous les autres peuples sur n'importe quel sujet, y comprit la création de l'homme et de la femme.
Platon nous dit : « A l'origine, les êtres humains furent créés en un seul corps réunissant l'homme et la femme. Chaque corps avait quatre bras et quatre jambes. Les corps étaient ronds, et ces êtres roulaient sur eux-mêmes en se propulsant avec les bras et les jambes. Avec le temps, ils se mirent à maltraiter les dieux. Ils cessèrent leurs sacrifices et menacèrent même de rouler jusqu'au sommet de l'Olympe pour attaquer et renverser les dieux. Un dieu déclara : « Tuons-les tous. Ils sont dangereux. » Mais un autre protesta : « Non, j'ai une meilleure idée. Nous allons les couper en deux. Ainsi ils n'auront chacun que deux bras et deux jambes et ils ne seront plus ronds. Ils ne pourront plus rouler. Etant multipliés par deux, ils nous offriront deux fois plus de sacrifices et, ce qui est plus important, chaque moitié sera tellement occupée à rechercher son autre moitié qu'ils n'auront plus le temps de venir nous ennuyer. »
Uighur
Le plus ancien récit, sans doute, de la création de l'homme selon un principe double nous vient de l'antique capitale des Uighurs détruite il y a entre 18 000 et 20 000 ans; 19 000 exactement selon des archives chinoises.
Il existe des êtres dans le monde dont la partie spirituelle du cerveau est branchée si précisément sur la « longueur d'ondes » d'un autre être qu'ils n'ont pas besoin de mots pour exprimer leurs sentiments, et cela dès la première rencontre. Il s'agit là des deux moitiés d'un seul individu, homme et femme, qui au temps jadis ne formaient qu'une seule âme. Tout le passé est franchi d'un regard. L'amour divin, pur, de l'un pour l'autre jaillit soudain. Les auteurs modernes parlent vulgairement de « coup de foudre » mais ils se trompent. Le coup de foudre est matériel et le matérialisme n'a aucun rapport avec cet appel de deux âmes.
Souvent encore deux personnes, se voyant pour la première fois, éprouvent une antipathie irraisonnée l'une pour l'autre. On parle alors de « première impression ». Sans doute, s'ils pouvaient se souvenir de leurs précédentes incarnations et voir tout ce qui leur est arrivé, cette antipathie s'expliquerait aussitôt.

La figure 1 (tablette mexicaine de Niven N° 2 379) représente une ellipse (le plus souvent c'est un cercle) traversée par deux lignes parallèles la divisant en trois parties. C'est un symbole universel courant.
On le trouve sur les falaises dans les Etats de l'Ouest des Etats-Unis, sur la pyramide mexicaine de Xochicalco, dans les anciens textes mayas du Yucatan. Il figure dans des écrits, gravé sur Inscription Rock dans le nord-est du Brésil près de la frontière de la Guyane britannique et sur bien d'autres stèles américaines. On le retrouve encore dans les anciennes écritures des Uighurs, des Hindous, des Babyloniens et des Egyptiens.
Dans la version orientale Naacai des Ecrits inspirés et sacrés de Mu, le Livre de l'Age d'Or, c'est un des trois hiéroglyphes formant un paragraphe (voir figure 2).

Ce paragraphe se lit ainsi : le cercle (Hun) : le créateur est Un. Le cercle avec une barre verticale (Lahun, deux) : Il est deux en un. Le cercle traversé de deux barres verticales (Mehen, l'homme) : ces Deux ont engendré le fils, mehen, ou l'homme. Ce dernier dessin fait donc allusion à la création de l'homme, à la continuité, etc.
Lao Tzu, dans Tao te King, un livre chinois écrit vers 600 av. J.-C. juste avant l'époque de Confucius, nous dit : « Tao la Raison a fait Un. Un est devenu Deux. Deux ont produit Trois. De ces trois descend toute l'humanité. »
En déchiffrant et traduisant ce glyphe, retrouvé dans de nombreuses régions de la Terre, j'ai découvert, invariablement, que, dans son ancienne interprétation, trois verbes persistaient, dans toutes les traductions : faire, de-venir et produire. Par conséquent :
Le Créateur a créé l'homme, l'homme est devenu « deux », ces deux ont produit « trois », ce qui dans chaque cas définit clairement l'évolution dans la progression et les différences entre chaque étape.
Un très ancien symbole, appelé par les Anciens l'Ecriture Mystérieuse, est en réalité une écriture ésotérique et religieuse, numérale, dont la signification et la conception sont les mêmes que celles que nous déchiffrons sur la tablette mexicaine n° 2 379.
L'Ecriture Mystérieuse
Cette écriture était formée de six cercles, ou six disques, placés de manière à tracer un triangle, une pyramide ou un angle droit, en rangées de trois, deux et un.

Les deux symboles de la figure 3 sont écrits avec les caractères numéraux Naga. Parfois les Nagas employaient des cercles, parfois des disques; il semble qu'ils aient eu le choix, tout dépendait des goûts de l'auteur.
Les Uighurs exprimaient généralement leurs nombres avec des barres, toujours une, deux puis trois, tantôt

Inscriptions Kara au Brésil

Dans le nord-est du Brésil, près de la frontière de la Guyane britannique, se dresse au milieu d'une vaste plaine un immense rocher dont les faces lisses sont cou-vertes d'anciennes inscriptions en caractères Kras ou Carians.
Voici une de ces inscriptions, avec sa traduction :
1. C'est un symbole universel que l'on retrouve dans tous les écrits des peuples anciens.
2. Le chiffre 1 tel que l'écrivait les gens du Nord ou Uighurs.
3. Le chiffre 2.
4. Le chiffre 3. On remarque qu'un des bords de ce graphique reste ouvert ce qui lui donne une signification spéciale.
Traduction : Un est devenu deux. Deux ont produit trois. De ces trois la vie s'est perpétuée.
Cette continuation est indiquée dans le graphique du chiffre 3 où les extrémités restent ouvertes. Les Anciens désignaient ainsi une oeuvre inachevée qui se poursuivait.
Il serait bon de noter ici que le symbole Kara représentant le chiffre 1, une barre encerclée, était pour les Nagas le chiffre 5. Tous les calculs Naga ont pour base le 5 : ainsi dix devient deux fois cinq. Dix, étant le symbole numéral de l'Infini, n'était jamais employé, parce que trop sacré.
J'ai montré ici une inscription sud-américaine composée d'un symbole, ou vignette, avec sa signification donnée ensuite en caractères d'écritures. C'était ainsi qu'étaient écrits les textes sacrés de Mu; il est indiscutable, d'ailleurs, que ce passage est tiré des Ecrits inspirés et sacrés de la Mère-patrie venus de l'autre bout du monde. En Chine, Lao Tzu, dans Tao te King, emploie pratiquement les mêmes mots, l'an 600 avant Jésus-Christ, qu'il a trouvés dans les Ecrits sacrés de Mu

Pyramide de Xochicalco au Mexique

Sur cette célèbre pyramide on relève de nombreuses inscriptions. J'en ai choisi une qui me semble se rapporter à la création du premier couple

1 ème ligne. Les chiffres 1, 2 et 3, avec leur signification secrète, déjà donnée.
2 ème ligne. Elle comporte le symbole Uighur de l'homme avec son double principe. L'homme avant d'avoir été divisé.
3 ème ligne. Au milieu, le symbole de l'homme en tant que principe mâle seulement. (Quand il était question de l'humanité la lettre Uighur M était employée seule, sans barre médiane.)

Les eaux — mère de la vie

Dans tous les écrits anciens les eaux sont appelées « Mère de la Vie ». Les Anciens savaient donc déjà ce qui est confirmé de nos jours par la biologie, à savoir que la première vie apparue sur Terre était marine, que la vie a trouvé naissance dans les eaux.
Les lichens et les microscopiques algues marines furent la première forme de vie qui apparut sur notre terre. Elles étaient destinées à devenir les fondations de la Maison de la Vie, en attendant que l'homme, la Création Spéciale vînt former la pierre d'angle divine.

Divers serpents sont mentionnés dans les anciens écrits, chacun symbolisant une chose différente. Ils se divisent en deux catégories.
1. Le Serpent orné symbolisant l'attribut créateur de la Déité.
2. Le simple serpent sans ornement représentant les eaux, appelé Khan.

Figure 1. Ce serpent est une des vignettes illustrant les Ecrits sacrés, le Cinquième commandement. Ce reptile tient entre ses replis une couvée d’œufs, donc il est certain que ce symbole fait allusion à la naissance de la vie dans les eaux, donc à l'apparition de la vie sur terre.
Figure 2. Ce simple serpent sans ornement représente les eaux.

Horus luttant contre Apophis
Cette vignette provient d'un papyrus égyptien datant d'environ 5 000 ans et représente Horus, symbole du Soleil, combattant avec Apophis, les eaux.
Cette illustration est tout à fait différente des enseignements des Ecrits sacrés, mais l'Egypte ne fut pas la seule à s'écarter du dogme : les Grecs eurent Apollon, le soleil, tuant le serpent Python, les eaux; chez les Hindous, Krishma tuait le serpent Anatha, les eaux, et chez les Chaldéens Belmardouk, le soleil, renversait Tiamat, les eaux.
Selon une tablette chaldéenne découverte dans la bibliothèque du palais d'Assourbanipal :
« A l'époque où ni les cieux ni la terre n'existaient, il y avait un abîme où s'agitaient les eaux : la première graine, la maîtresse des profondeurs, la mère de l'univers. Les eaux recouvraient tout; aucune récolte n'avait jamais été moissonnée, jamais on n'avait vu un bourgeon et les dieux eux-mêmes n'existaient pas.
« Les dieux se préparent à livrer une guerre contre le monstre appelé Tiamat, les eaux; le dieu Belmardouk renverse Tiamat. »
Tiamat est un mot Naga, qui signifie « de l'eau par-tout, aucune terre ». Belmardouk était le nom babylonien du soleil en tant qu'astre céleste et non le symbole Ra.
D'après ce qui précède, il semblerait que le premier extrait correspond à la tablette mexicaine N° 339, et la dernière phrase à l'apparition de la vie sur Terre. Il est évident qu'il doit manquer des tablettes.
Dans les Ecrits sacrés de Mu il n'est absolument pas question de lutte ni de guerre, mais d'une fusion des forces en connections avec la matière élémentaire qui produisit des résultats aboutissant à la création de la Vie selon les lois de la nature.
Les sauvages et demi-sauvages des îles des Mers du Sud ont des légendes prouvant qu'ils comprenaient bien mieux l'action des Forces cosmiques que les Egyptiens, les Grecs, les Hindous et les Chaldéens. Ainsi, les mythes de ces derniers auraient été élaborés après l'engloutissement de Mu, alors que les îles du Pacifique se trouvaient isolées des autres parties du monde.
Les indigènes de ces îles expliquent que toutes les créations résultent de mariages (la fusion des Forces), ce qui est exact. C'est l'explication originelle de la Création transmise de bouche à oreille depuis 12 000 ans!
Naturellement, on y trouve quelques divergences, mais si l'on songe aux millénaires passés, il est miraculeux que ces différences soient aussi minimes. Il faut dire que ces « sauvages » n'avaient pas de prêtres sans scrupules avides d'apporter des transformations stupides aux enseignements qui leur venaient du fond des âges.
La Bible
Je me réfère de nouveau à la Bible et, afin de prou-ver l'extrême ancienneté de certains passages directement inspirés des Ecrits inspirés et sacrés de Mu, je tiens à attirer l'attention sur quelques faits.
II est indiscutable que Moïse tire ses lois religieuses de la religion osirienne pure enseignée par Thoth. Prenons par exemple ses dix commandements. Dans la grande salle de Vérité d'Osiris, quarante-deux dieux sont placés en rang, pour poser à l'âme, quand elle se présente dans la salle du Jugement, quarante-deux questions concernant la vie du corps matériel dans lequel cette âme a vécu.
Moïse a tiré de ces questions quarante-deux commandements, qu'il a ensuite résumés en dix. Ce changement radical était nécessaire, pour répondre aux conditions du peuple de Moïse. Il n'a rien changé à la conception; il a simplement souligné comment les hommes devaient vivre sur cette Terre, appliquant ces lois aux vivants plutôt qu'aux morts. Cependant, on trouve les dix commandements dans les Ecrits inspirés et sacrés de Mu, vieux de plus de 70 000 ans, mais sous forme de questions.
Le peuple juif ne fut certainement pas le seul à croire que ses lois religieuses lui venaient directement du Dieu unique; nous ne savons pas qui est l'auteur des écritures de Mu et partout il est dit qu'elles sont inspirées et sacrées. Qui les a inspirées? Quel était son nom?
Diodore de Sicile écrit :
« Les Egyptiens prétendent que leurs lois religieuses ont été données à Menevis par Hermès.
« Les Crétois affirment que leurs lois religieuses leur ont été transmises par Minos, qui les avait reçues de Zeus.
« Les Lacédémoniens estiment que les leurs furent le don d'Apollon à Lycurgue.
« Les Aryens reçurent les leurs de Zarathoustra à qui les avait dictées le Bon Esprit.
« Les Gètes déclarent que les leurs ont été données à Zamolxis par la déesse Hestia.
« Les Juifs proclament que Moïse a reçu les leurs de Yaveh. »
Les inscriptions sur les ruines akkadiennes de Babylone expriment clairement les idées et les sentiments des peuples d'il y a 10 000 ou 15 000 ans au sujet de l'homme et de la création. Ils croyaient que l'homme était une création spéciale, ils expliquent comment il apparut. Ils indiquent clairement que Dieu était le Créateur et que ses Forces contrôlent l'univers et tout ce qu'il contient, ce qui est confirmé par les Ecrits inspirés et sacrés, les inscriptions des tablettes mexicaines et les gravures sur les falaises d'Amérique du Nord. Tous ces textes affirment que la première religion était mono-théiste, que Dieu a créé toutes choses et qu'il gouverne aujourd'hui l'univers et tout ce qu'il contient.
Les écrits d'un certain prêtre appelé Amenemopet, qui vivait à Thèbes, sont presque mot pour mot les Proverbes écrits par Salomon. Or, ce texte fut écrit plu-sieurs siècles avant la naissance de Salomon.
Salomon était un érudit; il a traduit et adapté ces textes merveilleux. Mieux encore, il est évident qu'il était non seulement juif mais osirien, comme le démontre la construction du temple. Chaque fois qu'il l'a pu, Salomon s'est occupé des moindres détails du plan, jus-qu'à inclure une salle de Vérité symbolique présidée par Osiris.
Le porche est particulièrement remarquable car il est soutenu par deux piliers portant les mêmes noms et les mêmes décorations.
Sans aucun doute, Salomon savait que sa religion n'était ni plus ni moins que la religion osirienne, revue et corrigée pour l'adapter aux peuples de l'époque.

 

 

5

SYMBOLES EMPLOYÉS
DANS LES ENSEIGNEMENTS RELIGIEUX

Les symboles utilisés pour l'enseignement de la religion des premiers hommes étaient appelés Sacrés.
On les employa tout d'abord pour concentrer l'esprit de l'homme sur l'Erre infini : en maintenant son regard fixé sur le symbole il ne pouvait ainsi se laisser distraire par des sons ou des objets autres que l'objet de son adoration. On lui apprenait que le symbole en soi ne devait pas être adoré; il n'était là que pour empêcher son esprit de vagabonder. On lui enseignait qu'il n'y avait qu'une seule Déité, mais qu'elle possédait de nombreux attributs qui veillaient sur la santé et la force, la pluie et le soleil, les récoltes, en fait sur tout ce qui constituait le bien-être de l'humanité.
Au commencement il n'y avait que trois symboles. Lorsqu'ils furent bien compris, on les mélangea, on en ajouta et, avec le temps, le nombre des symboles se multiplia, leur complexité s'accrut, jusqu'à ce que nous arrivions à l'Egypte, il y a 3 000 ou 4 000 ans, où ils

étaient si nombreux qu'un temple, bien souvent, ne pouvait comprendre ceux du temple voisin.

Les trois symboles originels étaient le cercle, le triangle équilatéral et le carré.

Le cercle

Le cercle est une image du soleil et le symbole de l'Erre infini. Comme il embrassait tous les attributs de la Déité c'était un symbole monothéiste, et par ce fait le symbole le plus sacré de tous. Selon la légende, le soleil fut choisi pour ce symbole parce que c'était l'objet le plus puissant que l'homme de l'époque pouvait voir et comprendre.
Le cercle, n'ayant ni commencement ni fin, symbolise aussi l'éternité, l'infini.
Bientôt, on s'aperçut que le cercle étant employé pour symboliser une infinité de choses, il était nécessaire de le spécialiser lorsqu'on l'utilisait comme symbole monothéiste de la Déité. Les Nagas placèrent un point au centre du cercle, et les Uighurs un autre cercle plus petit.
Papyrus d'Anana : C'est un des plus merveilleux écrits égyptiens qu'il m'ait été donné de voir. Anana était le chef des scribes et le compagnon du bon roi Séti II, vers 1320 avant Jésus-Christ.
« Voyez! N'est-ce pas écrit sur ce rouleau? Lisez, vous qui le découvrirez dans les temps futurs, si vos dieux vous ont donné le pouvoir de lire. Lisez, ô enfants de l'avenir, et apprenez les secrets du passé, qui pour vous est lointain mais en vérité si proche.
« Les hommes ne vivent pas seulement une fois pour disparaître ensuite à jamais; ils vivent plusieurs vies dans des lieux différents, mais pas toujours dans ce monde. Et entre chaque vie il y a un voile de ténèbres.
« Les portes s'ouvriront enfin, et nous verrons toutes les salles que nos pieds ont foulées
depuis le commence-ment des temps.
« Notre religion nous enseigne que nous vivrons éternellement. Or, l'éternité n'ayant pas de fin ne peut avoir de commencement, c'est un cercle; par conséquent si l'un est vrai, à savoir que vous vivons éternelle-ment, l'autre doit être vrai aussi, que nous avons toujours vécu.
« Aux yeux des hommes, Dieu a de nombreux visages, et chacun jure que celui qu'il voit est celui du vrai et unique Dieu. Et pourtant ils se trompent tous car tous les visages sont celui de Dieu.
« Notre Kas, qui est notre roi spirituel, nous les montre de différentes façons. En puisant dans le puits sans fond de la sagesse qui est cachée dans l'essence de chaque homme, nous apercevons des bribes de vérité qui nous donnent, à nous qui sommes instruits, le pouvoir d'accomplir des merveilles.
« L'esprit ne doit pas être jugé par le corps ni le Dieu par sa maison
« Chez les Egyptiens, le scarabée n'est pas un dieu mais le symbole du Créateur, car il roule entre ses pat-tes une boule de terre où il dépose ses oeufs tout comme le Créateur fait tourner le monde qui est rond et lui fait produire la vie.
« Tous les dieu envoient leurs présents d'amour sur cette terre, sans lesquels nous cesserions d'être. Ma foi m'enseigne peut-être beaucoup plus de choses que la vôtre, m'apprend que la vie ne finit pas avec la mort, et que l'amour, étant l'âme de la vie, doit persister éternellement.
« La force de l'invisible lien attachera deux âmes l'une à l'autre longtemps encore après la mort du monde.
« Les esprits, ou âmes, d'une incarnation se rencontreront peut-être dans une autre incarnation et ce sera comme si elles étaient attirées par un aimant sans qu'elles puissent en comprendre le pourquoi.
« L'homme revit plusieurs fois, mais sans rien savoir de ses vies passées sauf, parfois, dans un rêve, quand sa pensée l'emporte vers une circonstance ou un événement d'une précédente incarnation. Mais il l'ignore, il ne sait pas où, quand ni comment cet événement s'est produit; il éprouve simplement une sensation de familiarité. A la fin, cependant, tous ses divers passés se révéleront à lui.»

On trouve dans les anciens écrits diverses formes et modifications du soleil en tant que Ra.
Fig. 1. Le premier symbole monothéiste de la Déité.
Fig. 2. Un changement apporté par les Nagas.
Fig. 3. Nouveau changement apporté par les Uighurs.
Fig. 4. Ornement figurant sur la coiffure de certains dieux Egyptiens.
Fig. 5. Ce symbole se trouve généralement sous la forme d'une sphère rouge au sommet de piliers et de monuments consacrés aux morts.

Tous ces soleils symbolisent la Déité, appelée Ra chez les Anciens.

Je vais maintenant étudier quelques symboles du soleil figurant dans les textes anciens et représentant uniquement l'astre du jour, et jamais Ra.

Fig. A. Un soleil à huit rayons. C'est le symbole de Mu figurant sur l'écusson royal. Le nom de l'astre céleste, dans la Mère-patrie, était Kin, en Egypte, Horus, chez les Grecs, Apollon, et à Babylone, Belmardouk, etc.
Fig. B. Un soleil entouré de rayons représentant l'astre au méridien.
Fig. C. Le soleil levant entouré de rayons, la moitié du cercle seulement apparaissant au-dessus de l'horizon, était un symbole porté par l'écusson d'un empire colonial de Mu.
Fig. D. Le soleil levant sans rayons avait une double signification. C'était le symbole du soleil couchant, et aussi celui d'une colonie de Mu, avant qu'elle devienne empire colonial.
Fig E. Les Terres de l'Occident dans les ténèbres. La base à trois pointes est le symbole numérique de Mu, les Terres de l'Occident. Le soleil au-dessus, sans rayons, signifie qu'aucune lumière ne tombe sur Mu, elle est plongée dans les ténèbres. C'est une vignette du Livre des Morts.
Fig. F. Le sacrifice de Mu. Le lotus au sommet est le symbole floral de Mu; ici il est fané et symbolise la mort de Mu. Un soleil sans rayons se trouve entre Mu et l'autel, par conséquent Mu est morte dans les régions des ténèbres, et sur l'autel comme un sacrifice.
Fig G. « Seuls les sommets émergeaient des eaux. » Ici, Mu est représentée morte et dans l'obscurité avec seulement les pointes restant à la surface des eaux. Kin ne brille plus sur elle. Vignette du Livre des Morts égyptien.

Le triangle équilatéral

Ce triangle a une double signification, selon le lieu et les circonstances de son utilisation. Son origine remonte au commencement des temps; il servait à expliquer à l'homme primitif l'émergence des trois terres qui formaient le continent de Mu, les Terres de l'Occident.
Ces Terres de l'Occident comprenaient le continent proprement dit et deux îles séparées de la grande terre par des mers étroites, appelées canaux chez les Egyptiens. La tradition veut que le continent ait surgi le premier, puis les deux petites îles, à des époques différentes. Ce fut donc pour expliquer ce phénomène, l'apparition des trois terres à des périodes différentes, que l'on choisit le triangle.
On expliqua à l'homme primitif que le même Créateur avait fait surgir les trois terres, selon des commandements différents. Ainsi il n'y avait pas trois Créateurs mais un seul. Apparemment, pour rendre le phénomène plus compréhensible, chaque terre fut soulevée par un différent attribut.
Ce fut la première Trinité, première pierre d'une infinité de panthéons qui ont traversé les âges. La conception de la Trinité est donc originaire de la première religion de l'homme et a persisté jusqu'à nous.
Le triangle équilatéral représentant le Créateur, et le Créateur vivant dans les cieux, le triangle devait nécessairement symboliser aussi le ciel. Cela m'a été confirmé par certains symboles égyptiens, comportant le symbole monothéiste de la Déité à l'intérieur du triangle. Par-tout où l'on trouve le triangle, dans les anciens écrits et inscriptions, il s'agit d'une allusion à la Trinité, aux Cieux ou aux deux à la fois.
Au temps du sage Confucius, 500 ans environ avant notre ère, les Chinois remplaçaient le triangle par un symbole de la même forme que notre Y majuscule. Ils l'appelaient le « Grand Terme », le « Grand Unifié », le « Grand Y » : « L'Y n'a ni forme ni corps, tout ce qui possède un corps et une forme a été fait par ce qui n'avait pas de forme. Le Grand Terme ou le Grand Unifié a trois lignes — Un en trois, trois en Un. »

Le carré

Le carré complète la trilogie des premiers symboles sacrés.
Apparemment, le carré fut choisi pour symboliser la Terre, pour deux raisons : d'abord pour empêcher de la confondre avec le soleil représenté par un cercle, ensuite pour enseigner à l'homme primitif les quatre points cardinaux. La Terre avait donc « quatre coins » qui furent expliqués à mesure que l'enseignement se développa. Plus tard, ces quatre coins devinrent le site des « Quatre grands piliers », un des nombreux noms donnés aux Quatre grandes forces primaires émanant du Créateur. Ces Forces firent d'abord régner l'ordre et la loi dans le chaos et les ténèbres; elles créèrent l'univers et tout ce qu'il contient. Elles continuent aujourd'hui de soutenir leur oeuvre, d'où leur nom de Piliers. Il fallut ensuite désigner des gardiens des Piliers. On les appela les Génies.
Apparemment, lorsque l'homme primitif eut assimilé les trois premiers symboles la leçon se poursuivit par une élaboration et une fusion de ces symboles.

Triangle à trois étoiles

Fig. 1. Ici, le triangle représente les cieux. Les trois étoiles qu'il contient sont les trois membres de la Trinité divine. La Trinité vit dans les cieux.

Triangle à cinq étoiles

Fig. 2. Le triangle représente les cieux. Les cinq étoiles symbolisent la divinité complète, à savoir la Déité et ses Quatres grandes forces primaires ou créatrices. La Déité et ses Forces résident dans les cieux.

Carré surmonté d'un triangle

Fig. 3. La Terre représentée par un carré est coiffée du triangle symbolisant les cieux : les cieux sont au-dessus de la Terre. Dans ce cas « au-dessus » ne fait pas allusion à l'altitude. Cela signifie que les cieux sont placés sur un niveau spirituel plus élevé, où la vie est plus par-faite que sur la Terre. Ainsi, ce symbole indique que les cieux sont un séjour plus parfait que la Terre, plus heureux, un lieu de béatitude.

Triangle à trois étoiles surmontant un carré

Fig. 4. Dans ce symbole, trois étoiles ont été ajoutées à l'intérieur du triangle, représentant la présence de la Trinité divine dans les cieux. On le trouve sur le mur du fond de la dernière salle d'un ancien temple à Uxmal, dans le Yucatan. Ce temple portait le nom de « Temple des Mystères Sacrés » parce qu'une inscription gravée sur l'un des murs déclarait que les hommes étaient venus de Mu et en avaient apporté les Mystères sacrés. Dans la pièce où se trouvait ce symbole le néophyte recevait sa deuxième initiation.
Le temple fut construit il y a entre 11500 et 12 000 ans, comme le prouve une inscription qui nous dit : « Ce temple a été érigé en souvenir de Mu.»

Triangle à cinq étoiles surmontant un carré

Fig. 5. Comme nous l'avons vu plus haut les cinq étoiles représentent la Déité et ses Quatre forces. On trouve ce symbole sur le mur du fond d'une salle opposée à celle que je viens de mentionner, dans le Temple des Mystères Sacrés d'Uxmal. Là, le néophyte passait par son troisième degré, après quoi il était jugé digne de pénétrer dans le Saint des Saints.
D'autres symboles vinrent s'ajouter aux trois premiers, simples ou composés.
Les Symboles sacrés : le cercle, le triangle, le carré et le pentagone devinrent la base de l'admirable science géométrique de Mu où la religion se mêlait au savoir.

Symboles de mortalité

Un peu au-dessus du linteau de l'entrée principale du sanctuaire, au Temple des Mystères Sacrés d'Uxmal, il y a une corniche débordante qui entoure tout l'édifice, sur laquelle sont sculptés les symboles de mortalité, plusieurs fois répétés. Ces emblèmes de mort occupaient une place importante dans la religion ancienne et furent employés par les Mayas, les Quichés, les Egyptiens, les Hindous et les Babyloniens; on en retrouve dans tous les écrits et inscriptions des pays anciens.
Ces emblèmes servaient, dans les cérémonies religieuses, à faire comprendre au néophyte quelle serait sa fin et celle de tous les mortels, afin de l'imprégner constamment de la nécessité de vivre une existence pure qui ne causerait pas de terreur quand l'âme libérée quitterait le corps pour gagner l'au-delà.

Le culte égyptien était un reflet de celui des Mayas, et les Mayas avaient reçu leur enseignement directe-ment de la Mère-patrie, si bien qu'en Egypte nous trouvons les cérémonies originelles à peine transformées. Dans le temple à l'intérieur de la Grande Pyramide, on a découvert dans une des salles un sarcophage avec les emblèmes de la mortalité disposés autour; là, le néophyte s'allongeait dans le sarcophage; on lui rappelait que lorsque son âme quitterait son corps une autre vie l'attendrait. Cette cérémonie persiste encore aujourd'hui chez les francs-maçons.

Le Tau (prononcé Ta-ou)

Le Tau n'est pas seulement un des symboles les plus intéressants mais aussi un des plus anciens car on le retrouve constamment dans les plus anciens écrits de la Mère-patrie.
C'est à la fois le symbole de la résurrection et de l'émergence, qui était en fait la résurrection de la terre. Je ne connais aucun pays, à la surface de la terre, qui n'ait été plusieurs fois recouvert par les eaux, pour en resurgir ensuite et ressusciter.
Le nom est le même aujourd'hui que jadis dans la Mère-patrie : Tau. C'est un des très rares mots qui aient survécu à travers les âges sans le moindre changement. Ce nom signifie : « les étoiles qui apportent l'eau ». Ta : étoiles, et ha : eau. Les indigènes des îles Marquises prononcent aujourd'hui encore « Ta-ha », la véritable prononciation de Mu.
Le Tau est l'image d'une constellation, la Croix du Sud, le plus merveilleux groupe d'étoiles que l'on puisse voir dans l'hémisphère austral. Quand la Croix du Sud apparaissait à un certain endroit, au-dessus de Mu, la saison des pluies commençait. La terre desséchée, assoiffée, buvait avidement cette pluie féconde. Les feuilles, les fleurs, les fruits jaillissaient sur les arbres et les buis-sons. Les graines enfouies dans le sol, qui avaient été comme mortes, germaient et renaissaient à la vie, pour enrichir le pays de récoltes merveilleuses. Mu était alors la terre de l'abondance. Tout ressuscitait.

Fig. A. Ceci est un exemple, montrant comment les Mayas représentaient le Tau sous la forme d'un arbre, avec deux branches portant des fleurs et des fruits.
Fig. B. Cette vignette est tirée du manuscrit Troano. Elle décrit l'arrivée de la saison des pluies à Mayax. Les figures sont symboliques.
Voici maintenant trois gravures où le Tau symbolise l'émersion.

Ecritures sacrées : Vignette tirée des Ecrits sacrés et inspirés symbolisant Mu au moment où la terre apparut.
Vignette Naga : Les enfants de Mu quittant la Mère-patrie sur les eaux. Le Tau représente Mu émergeant. C'est un détail d'un bas-relief hindou vieux de 25 000 ans.

Le double triangle

Une paire de triangles liés à la base, formant ainsi un double triangle, tel était l'ancien symbole de l'offrande que l'on trouvait souvent sur l'autel des sacrifices. Ces autels avaient en général la forme d'un Tau, ou bien un Tau était gravé sur la face antérieure. La pluie apportée par le Tau rendait les offrandes possibles. Il s'agissait généralement de fleurs ou de fruits, ou de produits des champs.

Avant la destruction de Mu, les sacrifices étaient inconnus. Ce mot même fut inventé pour décrire l'abominable destruction de la Mère-patrie bien-aimée.
Le double triangle était le plus souvent placé sous les branches du Tau, et dans l'ancien rite cela signifiait : « Place ton offrande sur cet autel. »

L'angle droit ou équerre de menuisier

 

L'équerre est encore aujourd'hui un symbole maçon-nique. C'est un signe graphique extrêmement ancien, qui signifiait « Bâtisseur » et qui fut sans doute employé pour la première fois dans les croix symbolisant les Quatre sacrées quand le nom de Grands bâtisseurs de l'univers leur fut attribué. Ce hiéroglyphe était placé à l'intérieur de la boucle, ou feston, de la croix symbolisant les Quatre grandes forces primaires, leur donnant ainsi le nom de « Bâtisseurs ».
L'équerre se retrouve sur un grand nombre des ta-blettes mexicaines de Niven. Je donne ici quelques exemples. Dans toutes ces tablettes les Quatre sacrées sont représentées comme les Grands bâtisseurs de l'univers. Jusqu'à la destruction de Mu, ce symbole était uniquement employé pour représenter les Forces créatrices en tant que bâtisseurs.
Cependant, quelques millénaires plus tard, nous re-trouvons ce symbole en Egypte, portant un nouveau nom et de nouveaux attributs : il est devenu le symbole de la justice et de la droiture.
Groupe de tablettes mexicaines de Niven représentant l'équerre.
On a toujours cru que ce symbole était originaire d'Egypte, mais en réalité il remonte à des milliers d'années avant le début de l'histoire égyptienne. L'équerre apparaît constamment dans le Livre des Morts ainsi que sur une multitude de papyrus.
Pour les peuples d'Egypte ce symbole signifiait : « Servir le Bien et non le Mal, vivre dans la droiture, agir avec justice, être véridique selon la loi de Maat. » Seuls les initiés et les prêtres d'Egypte connaissaient la véritable signification de ce symbole comme le démontre le titre et le symbole du Dieu Ptah. On l'appelait, entre autres noms, le « Divin artificier » et le « Divin bâtisseur » et chacun de ces titres était accompagné de l'angle droit. Dans tous les dessins figurant sur les piliers égyptiens, le symbole a conservé sa véritable signification ancienne.

Le cube

Ce symbole intéressera surtout les grands francs-maçons. On le trouve au 64ème chapitre du Livre des Morts, qui est un des plus anciens et des plus importants chapitres de ce volume sacré puisqu'il fut écrit par Thoth à saïs, au début de l'histoire égyptienne vers 14 000 av. J.-C. Les traductions divergent légèrement mais l'essentiel demeure intact. En voici quelques-unes.
M. Paul Pierret traduit ainsi une des phrases extraites de la copie de Turin : « Je suis hier, et je connais demain, je suis capable de renaître. »
Le papyrus de Londres dit : « Je suis hier, aujourd'hui et demain. »
Le Ruberique : « Le chapitre fut découvert dans la ville de Khemennou sur un bloc de fer du Sud qui avait été incrusté de lettres en lapis-lazuli, sous le pied de Dieu durant le règne de sa majesté le roi du Nord et du Sud Men-Kan-Ra triomphant par l'héritier royal Herou-Ta-ta-f triomphant. Il le découvrit alors qu'il voyageait afin d'inspecter les temples. Il était accompagné d'un neskit qui s'empressa de le lui faire comprendre et il l'apporta au roi comme un présent admirable, quand il vit cette chose mystérieuse qui n'avait jamais été vue. » Le papyrus de Londres date de 3 733 av. J.-C. La chose mystérieuse était le cube.
Traduction d'un extrait du papyrus de Turin par M. Paul Pierret : « Ce chapitre fut découvert à Hermopolis sur une brique de terre cuite, le texte écrit en bleu, sous les pieds du dieu Thoth. La découverte eut lieu sous le règne du roi Menekara et faite par le prince Har-titi-f en ce lieu, alors qu'il voyageait pour inspecter les temples. Le texte était un hymne qui le plongea dans l'extase. Il le rapporta au char du roi dès qu'il vit ce qui était dessiné sur le cube — un grand mystère. »
Papyrus Mes-em-neter, 4 266 av. J.-C. : « Ce chapitre a été découvert dans la fondation d'une plinthe du temple du bateau du divin Hennou par le chef maçon sous le règne du grand roi du Nord et du Sud, Hesepti triomphant, et il est écrit que ce ne devra être récité que par celui qui est cérémonieusement lavé et purifié.»

Les triangles entrelacés

Les triangles croisés sont un symbole extrêmement ancien. Le plus vieil exemple que j'ai découvert se trouvait dans le diagramme cosmogonique de la Mère-patrie, le premier de tous. Je n'en ai trouvé aucun dans les Ecrits sacrés que j'ai lus, mais ce n'est pas un critère. Ces écrits sont composés de plus de dix mille tablettes et je n'en ai vu qu'environ trois mille.
Ce dessin représente un cercle central entouré de deux triangles croisés et entrelacés, lesquels sont entourés d'un double cercle formant douze divisions. Le symbole central est le symbole monothéiste de la Déité, le triangle est le ciel et le cercle extérieur l'univers. Les douze divisions entre les deux cercles sont des portes, les « douze portes du ciel ». Chacune était une vertu, et ces douze portes devaient être ouvertes par les douze vertus avant que l'âme puisse atteindre le ciel. La première des vertus est l'amour, suivie de la foi, de l'espérance, de la charité, etc.

La plume

La plume, un autre symbole sacré fort ancien, symbolise la vérité.

Trois plumes ornaient la couronne de Mu. Trois plu-mes se dressaient sur la coiffure de Ra Mu, le grand-prêtre roi de Mu comme on peut le voir sur la tablette mexicaine de Niven N° 1
Nous trouvons encore des plumes employées comme symboles chez les Mayas, la différence de couleur indiquant le rang de celui qui la portait. A Mu, le jaune était la couleur royale, le bleu celle des prêtres, le rouge celle des nobles et des militaires. Dans ces temps reculés, il semble que le jaune ait été la couleur royale dans le monde entier. Aujourd'hui, en Orient, le bleu foncé est la couleur du deuil. Des recherches m'ont permis de découvrir que cette couleur fut adoptée lors du sacrifice de Mu; elle correspond à la couleur de son linceul, le bleu des eaux du Pacifique.
Les plumes portées de nos jours par les Indiens d'Amérique du Nord sont un héritage de leurs ancêtres mais je ne saurais dire s'ils connaissaient la signification originelle de la plume. Cependant, quand ils prennent le sentier de la guerre, ils colorent en rouge l'extrémité des plumes, la couleur correspondant à celle des soldats et des nobles de Mu.
L'Egypte nous apporte beaucoup plus de renseignements sur la plume. Au début de son histoire, comme à mu, la plume droite était employée. Plus tard, vers l'époque de Ménès, toutes les nouvelles symbolisations furent représentées par une plume d'autruche bouclée. La plume recourbée se trouve sur la coiffure d'Osiris et de Maat et dans la grande salle de la Vérité c'est une plume d'autruche qui sert de poids pour peser le cœur du mort, la plume symbolisant la vérité.
La légende nous dit que si la plume fut choisie comme symbole de la vérité c'est parce qu'un souffle de vent l'emporte. La vérité est aussi aisément effarouchée que la plume emportée.
L'ancien nom de la plume était Koukoum, Kou ouKouk. Chez les Mayas d'Amérique du Nord, nous trouvons un serpent appelé Koukoul Khan, ce qui se traduit ainsi : Khan, roi; Kouk, plume; oui, couvrir. Cela signifie donc à peu près : le roi des serpents qui est couvert de plumes, et correspond au texte Quiché Maya du livre sacré Popol Vuh.

Les piliers, en tant que symboles sacrés, ont une origine fort ancienne. A mon avis, ils remontent au tout premier temple jamais érigé pour adorer l'Erre infini, c'est-à-dire il y a plus de 70 000 ans. Le pilier fait partie de la multitude de symboles représentant les Quatre grandes forces créatrices. Au début ils encadraient le portail, l'entrée du temple. Ils étaient spécialisés, par leur forme et leur construction. Grâce à diverses tablettes anciennes et à quelques ruines, j'ai pu reconstruire deux piliers tels qu'ils se dressaient il y a 20 000 ans.
Une paire de piliers anciens : Celui de gauche était carré et surmonté du carré indiquant la force. Celui de droite était rond, surmonté d'un carré ouvert signifiant plus ou moins « établi », « dressé » et par extension « achevé », « accompli », selon sa place et son emploi. Les deux piliers étaient divisés en quatre sections correspondant aux Quatre grandes forces primaires, aux Quatre grands dieux, etc.
Une croix de piliers : Les quatre branches de cette croix forment l'ancien symbole du pilier. Elles sont reliées entre elles par leur source, le grand Créateur (un double cercle). Le pilier supérieur, ou branche de la croix, est couronné de deux symboles, le carré de la force, et le carré ouvert de l'établissement. Ainsi, cette croix se lit : « Les piliers ont été établis dans leur force.»

Porche de temple avec deux piliers : Tablette mexicaine de Niven, n° 50, vieille de plus de 12 000 ans.
Au centre de l'arche la lettre hiératique H de l'alphabet de Mu indique à qui ce temple est dédié. C'était le symbole alphabétique des Quatre grandes forces créatrices. Au-dessous on voit deux piliers, divisés en quatre sections par le chiffre 4 (version Uighur) correspondant aux Quatre forces primaires. Le pilier de gauche est coiffé du carré de la force, l'autre du carré ouvert de l'établissement.
Le plan de ce temple, qui se trouve sur une autre tablette, indiquait que le pilier de gauche était carré et celui de droite rond.
Un très vieux texte grec, datant d'environ 11 000 ans, fait allusion aux piliers du temple dédié à Poséidon d'Atlantide.
Tout ce qui précède révèle clairement l'antique origine des piliers en tant que symboles sacrés, avec leurs formes et leur signification.

Nous allons maintenant examiner les piliers égyptiens, beaucoup plus récents, remontant à environ 1000 à 1500 avant notre ère.

Piliers égyptiens : Voici un groupe de piliers extraits du Livre des Morts et de divers papyrus. On peut constater avant tout que les Egyptiens s'écartèrent des formes et des détails des Anciens, et donnèrent libre cours à leur imagination artistique. Les piliers étaient arrivés en Egypte par les deux courants colonisateurs, celui de l'Orient et celui de l'Occident, donnant lieu à de nouvelles conceptions.
Les Egyptiens les appelaient les piliers « Tat ». Ils sont cependant plus connus dans le monde sous le nom de totems.
Le mot « Tat » signifiait en égyptien d'alors « en force » et ils attribuèrent ce nom au premier pilier. Ils appelèrent l'autre « Tartou », qui signifie « établir » et ainsi les deux voulaient dire : « Ce lieu a été établi en force pour l'éternité. » Les Egyptiens considéraient la figure d'un Tat comme un emblème de force et de stabilité.
On remarquera que tous les piliers de ce groupe comportent quatre barres horizontales, symbolisant ainsi les Quatre grandes forces primaires, ou plutôt, comme les Egyptiens préféraient les appeler, les Quatre grands dieux.

L'entrée d'Amenti extraite de l'Anana est un des plus beaux papyrus qu'il m'ait été donné de voir. Dans la mythologie égyptienne, deux Tats formaient l'entrée de Tattou. Tattou est le portail de la région où l'âme mortelle s'unit à l'esprit immortel et « s'établit à jamais dans les mystères d'Amenti ».
Sur le porche du temple de Salomon deux piliers particuliers avaient été érigés (I Rois, 7, V. 21-22) : « Hiram dressa les colonnes dans le portique du temple. Il dressa la colonne de droite et il l'appela Jakin; puis il dressa la colonne de gauche et la nomma Boaz. » En hébreu, Jakin signifie « il affermira », et Boaz « en lui est la force ».
Ainsi, à l'entrée du temple de Salomon, et à celle de la grande salle de Vérité d'Osiris, deux piliers se dressaient, portaient le même nom, avaient la même signification. Mieux encore, l'ornement des piliers, des fleurs de lis, était aussi le même; ce qui démontre que les colonnes du roi Salomon étaient une copie conforme des piliers de la grande salle de Vérité. Si leur forme était différente, ils conservaient chacun leur signification originelle, ils symbolisaient les oeuvres des Quatre grandes forces primaires.
Indiens d'Amérique du Nord : Les Peaux-Rouges de l'ouest et du nord-ouest des Etats-Unis et ceux de l'ouest du Canada érigeaient des totems, et des cérémonies se déroulaient à leur pied. Ces Indiens n'ont pu me donner aucune explication mais ils m'ont raconté des légendes qui, avec le décor des totems, confirme à mon avis que leurs ancêtres venaient de Mu, de cette région de la Mère-patrie où l'oiseau symbolisait le Créateur.
Les Maoris de Nouvelle-Zélande : Ces indigènes ont pour habitude de dresser des totems, ou piliers, à l'entrée principale de leurs villages.
Les Karangs de Java : Forbes écrit : « A Java il existe une tribu d'hommes appelés Karangs, que l'on croit être les descendants des aborigènes de l'île, dont les vieil-lards et les adolescents se rendent quatre fois par an, secrètement, en procession vers une clairière sacrée au milieu de la forêt, les vieillards pour adorer, les jeunes gens pour y apprendre les mystères de leurs ancêtres. Dans cette clairière se trouvent les ruines de terrasses disposées dans des enclos à quatre côtés et dont les bords sont marqués par des blocs de pierre. Ici et là sur les terrasses se dressent des monuments, des piliers et en particulier un pilier posé au milieu d'un carré.
« Là, ce peuple méprisé et tenu à l'écart obéit aux rites et aux coutumes qu'ils ont hérités de leurs ancêtres qui vivaient en des temps reculés (environ 12 000 ans) répétant avec une crainte superstitieuse une litanie qu'ils ne comprennent pas. Cette litanie se trouve dans le Livre des Morts égyptien. »
Les Israélites en Egypte : Lors de leur captivité en Egypte, les Israélites plaçaient deux piliers à l'entrée de leurs misérables petits temples. Aujourd'hui, de nombreuses synagogues ont deux piliers à l'entrée et les Juifs disent qu'ils symbolisent les colonnes de fumée et de feu qui les guidèrent durant leur exode. Mais alors, que symbolisaient donc leurs piliers d'Egypte, avant l'Exode?
L'Atlantide : Le philosophe grec Platon nous apprend : « Le peuple de l'Atlantide se réunissait tous les cinq ou six ans, en alternance, et en sacrifiant des taureaux jurait d'observer les inscriptions sacrées gravées sur les piliers du temple. »
Manuscrit Troano : J'ai découvert les contresens suivants dans ce manuscrit : le rectangle avec un point à chaque coin a été traduit « le roi peut-il », alors qu'il s'agit des « Quatre piliers de la terre ». Le rectangle simple est la lettre hiératique M de l'alphabet de la Mère-patrie, le symbole alphabétique de la mère, de la terre, etc. Le disque et le cercle sont les symboles d'un pilier. Par conséquent, ce symbole se lit de la façon suivante : « Les quatre piliers sont les quatre coins de la Terre. » Tout l'ensemble de ce graphisme est faussement traduit.

Les Huit chemins du Ciel

Les huit routes ou chemins du ciel étaient un enseignement religieux symbolique que j'ai rencontré pour la première fois dans le diagramme cosmogonique de Mu ce qui atteste de sa haute antiquité. Dans ce diagramme, c'était employé pour apprendre à l'homme comment il doit vivre sur cette terre afin de se préparer à passer dans l'au-delà lorsque son heure viendra. Les Huit chemins du Ciel n'étaient pas un concept réel mais un enseignement symbolique de caractère religieux. Indiscutablement, ces leçons étaient universelles parmi les peuples anciens et elles devaient jouir d'une grande popularité dans le monde entier à en juger par le nombre de symboles qu'elles comportent. Tous les peuples anciens semblent avoir eu leur propre conception du dessin et de la figure les mieux aptes à symboliser les Huit chemins du Ciel.

Le symbole de vie : Cruz Ansata ou Ankh

Considéré aujourd'hui, avec le scarabée, comme un symbole uniquement égyptien, il est en réalité beaucoup plus ancien. On le trouve dans les écrits de la Première Civilisation et gravé sur les pierres des troglodytes d'Amérique du Nord ou de leurs prédécesseurs. Le symbole de Vie est double. La boucle qui le surmonte symbolise une bouche ou un portail. Chez les Egyptiens la croix à boucle devint le symbole de Vénus, c'est-à-dire du triomphe de l'esprit sur la matière, de l'âme sur le matérialisme. Nous découvrons, en étudiant les reliques égyptiennes, que beaucoup de symboles étaient extrêmement ornés. Dans les anciens écrits je n'en ai trouvé aucun qui ne soit pas simple et pur. Cependant, les Egyptiens n'ornaient pas systématiquement tous leurs symboles; je prends comme exemple la base du trône d'Osiris dans la grande salle de Vérité. Ici, le symbole est répété plu-sieurs fois. Chez les habitants des falaises ou leurs prédécesseurs, aux Etats-Unis, on note une tendance à incurver la branche verticale de la croix, ce qui a induit plus d'un archéologue en erreur en faisant supposer une tout autre signification.

Le chemin de l'âme

J'ai découvert dans mes pérégrinations deux figures occupant une place importante mais je n'ai jamais pu en connaître le nom. Comme on les trouve généralement à l'extérieur, sur les murs et les plafonds des chambres funéraires, je leur ai donné le nom de « chemin de l'âme ». Un jour peut-être nous connaîtrons leur nom exact et celui-ci sera abandonné.
Pendant longtemps la figure en spirale a été pour moi une énigme, car on la retrouve tout au long du chemin de la grande migration Uighur. L'image que je possède vient de New Grange, comté Meath en Irlande.
Le dessin est soit une explication de la signification ésotérique ou secrète de la lettre hiératique N dans l'alphabet de Mu, soit la lettre elle-même, très ornée et embellie. Après une étude approfondie de nombreux écrits de Mu dans lesquels la lettre N apparaît, j'ai découvert de légères variantes. Parfois la lettre ressemble à un Z arrondi et à demi couché, parfois les extrémités se recourbent pour former des cercles. Dans un cas les extrémités sont ouvertes, dans l'autre elles sont fermées, et la ligne n'a pas de fin. C'est par conséquent l'équivalent d'un cercle qui n'a ni commencement ni fin.
Dans l'image trouvée à New Grange on voit que les spirales n'ont pas de fin mais quand le centre est atteint la ligne revient sur elle-même. Là non plus il n'y a ni commencement ni fin et ces spirales sont donc aussi l'équivalent d'un cercle.
Dans les Ecrits inspirés et sacrés de Mu on nous dit que l'âme de l'homme vit jusqu'à ce qu'elle atteigne la source de son origine. Anana, 1320 av. J.-C., papyrus égyptien : « Si nous vivons nous devons continuer de vivre éternellement, et si nous continuons de vivre éternellement comme le cercle, l'homme n'a pas eu de commencement. »
Nous trouvons ici deux anciennes allusions à l'éternité et à l'infinité de l'âme humaine, qui n'a ni commence-ment ni fin. Les spirales n'ont ni commencement ni fin et on les trouve généralement dans des chambres funéraires où elles symbolisent la séparation de l'âme et du corps mortel. Par conséquent, ces spirales qui ont posé pendant si longtemps une énigme donnent la signification secrète de la lettre hiératique N de l'alphabet de Mu : l'âme passe d'une incarnation à l'autre, suivant des cycles infinis, et retrouve enfin son origine. Dans l'image de New Grange mentionnée plus haut, il y a trois spirales sans fin, qui s'imbriquent les unes dans les autres. A mon avis, la troisième spirale doit indiquer le passage de l'âme dans l'au-delà, et peut-être dans quelque autre corps céleste de l'univers spécialement préparé pour la recevoir.
D'autres symboles sont gravés sur les murs de New Grange, des spirales, des carrés, des zigzags, etc.
La spirale dont l'extrémité est pointée vers la droite est un ancien symbole Uighur signifiant : « aller vers ». On le trouve également au Mexique et chez les Indiens Peaux-Rouges.
La spirale dont l'extrémité est pointée vers la gauche est un symbole correspondant au premier et qui signifie : « venant de ».
Le symbole cosmogonique de la Terre était un carré. Lorsqu'il était droit il représentait la terre, mais quand il était penché, en losange, il symbolisait les quatre points cardinaux, ou les Quatre piliers. Un losange double signifiait que quelque chose en était parti.
Le triangle rempli de pointillés, et dépourvu de base, était, en Uighur, la montagne, en chinois, Yo : c'était l'équivalent du triangle que nous connaissons et peut se lire « qui est monté ».

Le zigzag double, aux pointes très marquées, était l'ancien symbole universel de la combustion, un abîme de matières en fusion sans flammes, que l'on retrouve très souvent dans la symbiologie égyptienne.
Voici une figure découverte dans les mêmes circonstances que les spirales, sur le chemin colonisateur des Mayas et des Carians partant de la Mère-patrie vers l'Est. Elle est composée de la lettre hiératique H ou plu-tôt de deux lettres se suivant mais reliées entre elles. La
5deuxième est dessinée à l'inverse de la première, indiquant un retour. On trouve aussi ce symbole à l'entrée des chambres funéraires.

L'arbre et le serpent

Cet ouvrage serait incomplet si je ne parlais pas de l'arbre et du serpent. Dans toutes les religions, on trouve d'innombrables légendes relatives à l'arbre et au serpent. L'arbre est invariablement appelé « Arbre de Vie » et le serpent qui l'entoure est le « tentateur », ou tout autre mot évoquant Satan. L'Arbre et le Serpent fut d'abord une légende puis un mythe et finalement l'arbre fut représenté couvert de fruits fantastiques. Ces fruits, des pommes, devenaient nécessaires pour perpétuer le mythe, car sinon comment le vieux Satan aurait-il pu tenter Eve et lui faire manger la pomme? Et avec quoi Eve aurait-elle tenté Adam? La pomme était donc indispensable pour provoquer la chute d'Adam. La malheureuse femme est ainsi devenue la cause de tous les malheurs de l'humanité. C'est un exemple monumental de la lâcheté de l'homme qui a rejeté de cette façon toutes ses responsabilités sur le dos de la femme. Or, c'est stupide, car ni l'homme ni la femme n'étaient à blâmer. L'alibi « Eve » dure depuis plus de 3 000 ans et il est temps de le réfuter. Si Ezra avait été capable de lire correctement les symboles figurant dans les écrits de Moïse, il aurait donné une toute autre version de la tentation et de l'arbre du bien et du mal.
Les Ecrits inspirés et sacrés de Mu enseignaient qu'il n'y a qu'une seule vie réelle sur cette Terre, qui est l'âme de l'homme, appelée parfois Homme ou encore Homme interne. On enseignait que le corps, matériel n'était qu'un lieu d'habitation temporaire. Toutes les autres formes de vie, telles que nous les connaissons, ne sont que provisoires aussi. Elles viennent de la terre et doivent y retourner. Entre toutes les formes de créations terrestres, l'homme seul possède une partie impérissable qui survit au corps matériel et continue de vivre éternellement; par conséquent l'âme de l'homme est la seule vie réelle sur terre.
L'homme fit sa première apparition terrestre sur le continent de Mu; donc la première vie réelle sur Terre apparut à mu.
Dans ces écrits, l'homme est aussi assimilé à un fruit. Les arbres portent des fruits, et l'homme était le premier fruit d'un arbre qui donnait la vie. Les Terres de Mu étaient donc l'arbre de vie. Par conséquent, Mu était symbolisée par un arbre.
La petite vignette figurant dans les Ecrits sacrés représente un serpent entourant l'arbre. C'est un serpent sans ornement, donc c'est le Khan, symbole de Khanab, les « Grandes Eaux » ou l'océan. Mu est ainsi entourée d'eau. C'était une grande île continentale, et le serpent représentait les eaux qui entouraient Mu de toutes parts.
Cela explique clairement ce qu'était l'Arbre de Vie, et pourquoi il était entouré d'un serpent. Le texte de Moïse était indiscutablement fort simple, écrit en langage symbolique, dont chaque fait était une vérité. Les traductions, les contresens, en ont fait tout autre chose si bien que ce que nous lisons aujourd'hui de ces écrits est erroné.

Anciennes significations de certains nombres

Le chiffre 3 est appelé communément, de nos jours, le nombre de chance. Pourquoi? Nous devons, pour le savoir, remonter aux premières traditions.
Un jour, je demandai à mon ami le vieux Rishi : « Savez-vous pourquoi le nombre 3 est appelé un nombre de chance? » Il me répondit : « Dites-moi donc ce que le 3 symbolise? » La question était simple et je lui dis: « Le ciel et la Trinité divine, et aussi, oui, le symbole numérique de Mu, la Mère-patrie. » Il répliqua en souriant : « Ne pensez-vous pas que l'homme a eu de la chance d'avoir une Mère-patrie, et plus encore de savoir qu'il ne connaîtra pas son sort? »
Il me dit encore : « Quatre est un chiffre de chance car il représente les Quatre grandes forces primaires qui veillent sur nous, sur notre corps matériel durant notre vie terrestre. Dans l'ancien temps, 4 était un des chiffres les plus vénérés mais aujourd'hui il est presque oublié. C'est une perte, dont les enseignements mythiques des sciences modernes sont peut-être responsables. Tout comme 3 est considéré comme le nombre de la chance, 7 est le nombre Sacré.»

Le sept sacré

A l'origine, le chiffre 7 représentait les Sept grands commandements du Créateur, donnés aux Quatre grandes forces primaires afin qu'elles exécutent sa volonté, ses ordres et ses désirs, et qui émanaient du Créateur. Ce sont les Forces créatrices du Tout-Puissant.
La prédilection qu'avaient les peuples anciens pour le chiffre 7 est bien connue. Il occupait une place de choix dans leurs cérémonies religieuses comme dans leurs mythes.
Chaldéens : Les Sept jours de pluie du déluge. Hindous : Les Sept jours de la prophétie du déluge faite par Vichnou à Satyravata.
La Bible : Les Sept jours de la prophétie du déluge faite par Yaveh à Noé.
Babyloniens: Les Sept vases employés par les prêtres pour les sacrifices.
Perses : Les Sept chevaux des Aryens, qui tiraient le char du Soleil. Les Sept Apris, ou formes de la flamme. Les sept rayons d'Agni.
Hindous : Les Sept pas que fit Bouddha à sa naissance. Les Sept villes saintes, ou Rishi, de l'Inde.
Egyptiens : Les Sept jours de la Création. Les Sept jours de la semaine. Les Sept classes d'Egyptiens.
Grecs : Les Sept îles consacrées à Proserpine. L'Hydre à Sept têtes tuée par Hercule.
Scandinaves : Les Sept familles qui accompagnèrent Wotan, fondateur de la ville de Nachan.
Hébreux : Les Sept lampes de l'Arche. Les Sept branches du candélabre d'or. Les Sept jours de la fête de la dédicace. Les Sept années d'abondance. Les Sept années de famine. Les Sept peuples qui échappèrent au déluge.
Apocalypse (Chrétiens) : Les Sept chandeliers d'or. Les Sept églises avec Sept anges à leur tête. Les Sept têtes de la bête, surgie de la mer. Les Sept sceaux du Livre. Les Sept trompettes des anges. Les Sept coupes de la colère de Dieu. Les Sept derniers fléaux versés sur la terre.
Nahualts : Les Sept grottes d'où émergèrent les ancêtres des Nahualts.
Indiens Zuni : Les Sept cités de Cibola.
Uighurs : Les Sept villes sacrées des Uighurs. Atlantes : Les Sept villes d'Atlantide.
Carians : Les Sept Antilles.
Polynésiens (îles Marquises) : Les Sept peuples qui furent sauvés du déluge.
Les Sept Maouts, ou génies des vents, dans la hiérarchie du Mazdéisme.
Les Sept échelons dans la grotte du génie Mthra.
Mu, la Mère-patrie : Les Sept villes sacrées avec leurs portes d'or.

Symboles numériques

Naga Maya Signification cachée
1. Hun Hun L'Etre Universel
2. Cas Ca Dualité de Dieu
3. Ox Ox Qui par son Pouvoir a
4. San Can Appelé les Quatre puissants
5. Ho Ho Qui sont venus
6. Uac Uac Arranger les choses et
7. Uuac Uuac Créer et
8. Uaxax Uaxax Faire un homme debout et
9. Bolan Bolan Faire que ses parties se retournent sur elles-mêmes.
10. Lahun Lahun; Il est deux en un.

Les Anciens comptaient par cinq pour éviter de prononcer ou d'écrire le nombre dix, qui était le symbole numérique de la Déité et trop sacré pour être mentionné. Dix se disait deux fois cinq, quinze trois fois cinq, et ainsi de suite.

Je vais prendre un dernier exemple : le chiffre 13. Le 13 est généralement considéré comme un signe de malchance, surtout s'il tombe un vendredi.

Mu, la Mère-patrie, a été détruite un vendredi, le ] 3ème jour du mois de Zac (le mois blanc). Le souvenir de ce jour funeste a traversé les âges et persiste encore aujourd'hui pour symboliser un jour de deuil, et la malchance.

 

 

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SYMBOLES ATTACHÉS A MU

Le lotus sacré

Le lotus a toujours été considéré comme la plus sacrée des fleurs sacrées. Pourquoi? Parce qu'il a été choisi par Mu comme symbole floral. Mais pourquoi le lotus a-t-il été choisi? Parce que c'est la première fleur qui fleurit sur terre, pour l'embellir et l'embaumer.
Comme le lotus était la première fleur, et Mu la première terre où l'homme apparut, il était normal que les symboles du lotus et de Mu fussent synonymes. En signe de deuil et d'amour, les Egyptiens, après la destruction de Mu, ne représentèrent plus le lotus épanoui et vivant, mais fané et mort, les pétales refermés.
Le lotus se retrouve dans les décors de tous les anciens temples et, sauf en Egypte, il persista sous sa forme ouverte, épanouie, jusqu'au règne de Salomon où il figurait en bonne place dans le Temple, mais avec des pétales aux pointes rentrées. Le lotus est une fleur originaire de Mu. La plante fut transportée dans toutes les parties du monde par les colons, si bien que par-tout où nous trouvons aujourd'hui le lotus, nous savons que le premier plant est venu de Mu, comme le premier homme.

Fig. 2. La lettre hiératique M dans l'alphabet de Mu, qui était aussi le symbole alphabétique de Mu en tant que Mère-patrie et terre de l'homme.
Fig. 3. La seconde des trois formes du M dans l'alphabet de Mu. C'était le symbole de Mo, la mère de l'homme.
Fig. 4. Le chiffre 3. Trois était le symbole numérique de Mu, fréquemment employé.
Fig. 5. Les deux boutons de lotus symbolisent les deux îles proches du continent de Mu. On appelait Mu et ses deux îles les Terres de l'Ouest.
Fig. 6. Lotus épanoui très fréquemment utilisé pour la décoration des temples, où il représentait Mu. Les extrémités des pétales sont rentrées pour indiquer la mort.
Fig. 7. Ce symbole se retrouve constamment dans les anciens écrits Mayas et il a été traduit de toutes les manières possibles sauf la bonne. Certaines de ces interprétations sont parfaitement grotesques, comme celle de Le Plongeon, par exemple. Ce symbole est composé de la deuxième lettre M de l'alphabet de Mu (fig. 3) dont chaque branche s'étend à l'horizontale pour soutenir un inix (le cercle à pointillés) qui symbolise le sein. Ces seins sont ici écartés de la mère; par conséquent ils ne lui sont pas attachés physiquement. L'évêque Lands rapporta que Cortez demanda aux indigènes ce que signifiait ce symbole. Ils lui répondirent que cela voulait dire mère. Ce n'est qu'à moitié exact. Le M était bien le symbole alphabétique de Mu, la mère de l'homme. Mais les cercles, les inix, signifient le sein de Mu. Dans de nombreux textes anciens les deux îles étaient appelées les seins de Mu. Par conséquent, la traduction libre serait « Mu la mère de l'Homme » et comme ces deux îles sont ajoutées : les Terres de l'Ouest. Dans le manuscrit Troano les inix sont dessinés ainsi :

Fig. 8.Lelotus fané, mort : le symbole floral  Mu après sa destruction.
Fig.9.LesTerres de l'Ouest à l'époque où Mu         Etait à la surface des eaux.                                     
Fisc. 10. Mu est submergée. Aucune lumière ne brille sur elle. Elle est plongée dans les ténèbres.
Fig. 11. Les Terres de l'Ouest sont dans l'obscurité.
Aucune lumière ne brille sur elles.
Fig.12.Mu, les Terres de l'Ouest. Maya.
Fig.13.«Cette Terre de Kui», écriture Maya.
Fig.14.Seuls des sommets émergent de l'abîme aquatique. Codex Cortesianus.
Fig.15. Les dix tribus qui furent englouties avec Mu. Manuscrit Troano.
Fig.16. Mu est sacrifiée. Elle gît dans les régions ténébreuses. Lime des Morts égyptien.
Fig.17. Mu ne reçoit plus la lumière du jour. Inscriptions sur les falaises des troglodytes, au Nevada.
Fig. 18. Mu a plongé dans les grandes eaux au-delà de l'horizon. Inscriptions sur les falaises, Nevada.
Fig. 19. L'arbre et le serpent. Nevada.
Fig. 20. L'arbre et le serpent, vignette des Ecrits sacrés de Mu.
Fig. 21. Une des formes de la lettre M trouvée dans divers écrits anciens.
Fig. 22. Le blason royal de Mu.

Peinture d'autel. La légende : interprétation et traduction : Ce temple est dédié aux Quatre sacrées, les Quatre grandes forces émanant de la bouche du Tout-Puissant et obéissant à ses commandements. Ces Forces instaurèrent l'ordre et la loi dans le chaos de l'univers, et créèrent toutes choses. Elles sont maintenant chargées de veiller au bien-être de toutes les créatures. Elles ordonnent et contrôlent les mouvements de l'univers, aujourd'hui encore. Ce temple est placé sous la juridiction de l'église mère de Mu, dont le grand-prêtre est Ra Mu, le porte-parole de l'Unique Tout-Puissant.
Cette légende est la clef de l'ancienneté des tablettes mexicaines. Elle nous démontre qu'à l'époque où ce temple fut construit Mu était au-dessus des eaux, puis-que ce temple est placé sous sa juridiction. Mu fut submergée vers 10000 av. J.-C., ce qui prouve que l'édifice fut érigé il y a plus de 12 000 ans! Je suis cependant incapable de donner une date exacte ou même approximative.

Tablette mexicaine N" 684 : « Mu, la Mère-patrie, les Terres de l'Ouest. »
Tablette mexicaine N° 1005    « Dieu parle par la bouche de Mu.»

« Mu, l'empire du Soleil, les Terres de l'Ouest, est tombé dans des abysses. Elle est maintenant plongée dans les ténèbres et la lumière du Soleil ne brille plus sur elle. Sa couronne ne règne plus sur la terre. »
J'ai trouvé des dizaines, des centaines de textes anciens racontant la destruction de Mu, mais seulement deux images qui la représentaient, d'abord l'égyptienne, et puis un symbole indien d'Amérique du Nord. Légende : « Le Créateur a envisagé la destruction de la Mère-patrie de l'Homme. Alors les Quatre grandes forces qui exécutent ses commandements ont fait en sorte que les eaux l'engloutissent. Elles ont fait en sorte que Mu soit submergée et emportée au fond des abysses de l'océan. »
Trois vignettes du Livre des Morts égyptien, dépeignent la destruction de Mu « tombant dans un abîme de feu », une « citerne en fusion ». Tandis qu'elle s'enfonçait, des flammes jaillirent et l'enveloppèrent.
Fig. 1. Il n'y a aucun pilier.
Fig. 2. On voit se dresser le pilier de l'Orient.
Fig. 3. Tous les quatre piliers sont présents.

Cette vignette égyptienne ne montre qu'une phase de la destruction de Mu, son engloutissement dans les profondeurs brûlantes. Celle des Indiens Nootka montre l'autre phase, la submersion dans les mers. En Arizona on trouve d'autres images symboliques de la destruction de Mu gravées sur la pierre par des hommes d'un autre âge. Les « archives » américaines sont millénaires.

Tablette de pierre mexicaine :

C'est une des tablettes les plus extraordinaires qu'il m'ait été donné de voir. Elle est en pierre vernie, aux couleurs admirables. Les symboles, brillants comme du verre, ont été sculptés en profondeur à la surface de la pierre. Les caractères sont extrêmement anciens, et n'étaient jadis employés que par les prêtres. Je n'ai pas la moindre idée de son âge mais je puis dire que celui qui a disposé ces glyphes connaissait les mystères des temples. On ne trouve ces symboles que chez les Nagas. Cette pierre ne peut pas avoir plus de 12 000 ans puisqu'elle décrit la destruction de Mu. Elle fut apportée à Mexico par un Indien qui déclarait l'avoir trouvée parmi des ruines. Nous devons prendre cette déclaration pour ce qu'elle vaut. Interprétation : « La Kuilande, la Grande dominatrice de la Terre, n'existe plus. Elle a été secouée par des tremblements de terre dans toutes ses régions. La terre se gonflait comme les vagues de l'océan. A la fin, les piliers qui la soutenaient s'écroulèrent. Alors elle plongea dans un abîme de feu. Et quand la Grande dominatrice s'enfonça, les flammes montèrent des abysses souterrains pour l'envelopper. Les eaux déferlèrent sur son corps enfoui. Ainsi la Kuilande, la Grande dominatrice, fut submergée. »

Le Champ d'Aarrou, Livre des Morts, chapitre 110 :

Cette longue vignette, une des plus grandes du Livre des Morts, ne fut pas comprise par Ezra ni par aucun de ses collègues. Elle n'a pas été comprise non plus par les égyptologues de notre époque. Pour apporter la preuve de mon interprétation, je montre ici les deux extrémités de cette image symbolique.
La vignette dépeint la vie de l'homme dans la Mère-patrie. La partie inférieure est une carte stylisée de Mu. Dans le coin gauche de la partie supérieure trois cartouches portent les noms des trois eaux que l'on voit en bas. La partie inférieure représente trois terres entourées d'eau. Les noms de ces eaux, tels que les traduisent les égyptologues, sont : Puissance des eaux. Eaux innombrables. Grande étendue d'eau.
Voyons maintenant comment Ezra interprète tout cela, dans la Genèse, chapitre 2 :
Verset 8 : « Puis l'Eternel planta un jardin en Eden, du côté de l'Orient, et il y plaça l'homme qu'il avait formé. »
(Si l'on regarde aujourd'hui une carte et que l'on considère l'Ethiopie, l'Assyrie et la vallée de l'Euphrate — et si l'on imagine comment une terre pourrait couvrir à la fois toute cette région pour représenter une île ou un jardin — on comprend immédiatement que la description ne peut être que symbolique, ce qui est confirmé par ce verset 8 où il est dit que le jardin était planté à l'est d'Eden, du côté de l'Orient, c'est-à-dire en Egypte ou en Palestine et par conséquent, si l'on se fie à l'acception actuelle, au milieu du jardin lui-même. Cette allusion à l'Orient indique donc que le Jardin d'Eden était Mu.)

Verset 9 : « L'Eternel Dieu fit pousser du sol toutes sortes d'arbres agréables à la vue et dont le fruit était bon à manger, ainsi que l'arbre de vie au milieu du jardin, avec l'arbre de la connaissance du bien et du mal. »
Verset 10 :    « Un fleuve sortait d'Eden pour arroser le jardin; de là il se divisait et formait quatre bras. »
Verset 11 : « Le nom du premier est Pison; c'est celui qui entoure le pays de Havila où l'on trouve de l'or. »
Verset 12 :    « L'or de ce pays est de bon aloi; on y trouve aussi de l'ambre et de la pierre d'onyx. »
Verset 13 : « Le nom du second fleuve est Guilhon et c'est celui qui entoure tout le pays de Cus (éthiopie). »
Verset 14 : « Le nom du troisième fleuve est le Tigre, qui coule à l'orient de l'Assyrie; le quatrième fleuve est l'Euphrate. »
Les Quatre génies étaient à mon avis, comme je crois l'avoir déjà dit, une autre interprétation des Quatre sacrées qui, à leur tour, reçurent le nom de Quatre grands piliers, les exécuteurs des commandements du Créateur.
Les génies jouissaient d'une grande popularité chez tous les peuples anciens après la destruction de Mu, car je ne trouve pas leurs noms avant cette date. Mais dans toutes les nations, chez tous les peuples de jadis qui vivaient il y a 10 000 ans, les génies occupaient une place importante. Conçus et décrits diversement, ils figurent dans toutes les histoires et les traditions relatives à la Création. Un des textes les plus anciens que j'ai découverts provient des Mayas du Yucatan et d'Amérique centrale. Chez eux les génies étaient appelés les a Gardiens des piliers ».
Les Mayas, comme tous les peuples anciens, symbolisaient la Terre au moyen d'un carré ou d'un rectangle. Parfois, selon l'explication qu'ils voulaient donner au symbole, ils posaient le carré en biais, comme un losange. Ainsi, les quatre pointes indiquaient le nord, l'est, le sud et l'ouest et le symbole devenait celui des quatre points cardinaux. Selon la théologie ces quatre pointes étaient des piliers soutenant le ciel, et un génie était posté au pied de chacun de ces piliers, pour le garder. Les noms des génies Mayas étaient :
Kan-Bacab, le Bacab jaune, placé au sud.
Chac-Bacab, le Bacab rouge, placé à l'est.
Zac-Bacab, le Bacab blanc, placé au nord.
Ec-Bacab, le Bacab noir, placé à l'ouest.
On constate donc que les Mayas désignaient leurs génies par des couleurs.
Les Hindous avaient quatre génies, présidant aux quatre points cardinaux. (Chez eux, les points cardinaux étaient symboliques et ne représentaient pas un endroit précis.) Ils ne les désignaient pas par des couleurs mais par des phénomènes se rapportant à la vie, et leurs noms étaient :
Rouvera, le dieu de la richesse, placé au nord.
rama, le Juge des Morts, placé au sud.
Indra, le Roi du Ciel, placé à l'est.
Varna, le Dieu des Eaux, placé à l'ouest.
Les Hindous considéraient les génies comme des dieux.
Les Chinois appelaient leurs génies des Yos, c'est-à-dire des montagnes. Les quatre montagnes s'appelaient Tse-Yo. Ils étaient aussi pour eux les quatre coins de la terre et se nommaient :
Tai-Tsong, le Yo de l'est.
Saing-Fou, le Yo de l'ouest.
How-Kowang, le Yo du sud.
Chin-Si, le Yo du nord.
Les Chinois symbolisaient ces montagnes sous la for-me d'un triangle avec un oeil à son sommet.
Les Egyptiens. Selon la théologie égyptienne il y avait quatre génies à Amenti, placés aux quatre points cardinaux et chargés de garder le pilier qui s'y dressait. Ils s'appelaient :
Amset, le génie de l'est.
Hapou, le génie de l'ouest.
Tesautmutf, le génie du nord.
Quabsenuf, le génie du sud.
Au chapitre 125 du Livre des Morts on trouve une grande image représentant la salle de vérité d'Osiris. Les Quatre génies se tiennent près du trône d'Osiris, symbolisés par des momies. Le premier a une tête d'homme, le second une tête de singe, le troisième une tête de faucon et le quatrième une tête de chacal (Anubis).
Chaldéens. Les Chaldéens croyaient qu'il existait quatre génies protégeant tous les êtres humains et veillant sur leur bien-être. Cet exemple démontre mieux que d'autres l'origine des génies. Comme pour la svastika, nous lisons souvent dans les écrits anciens que le bien-être de l'homme dépend constamment des Quatre sa-crées, symbolisées par les croix, etc., et qu'en veillant sur la santé physique de l'univers entier, y compris l'homme, elles agissent en tant qu'exécutrices de la volonté du Créateur, selon ses désirs et ses commandements. Tel est le travail des génies tel que les Chaldéens le concevaient. Ces génies s'appelaient :
Sed-Alap ou Kirub, représenté par un taureau à tête humaine.
Lamas ou Nigal, représenté par un lion à tête humaine.
Ustar l'image d'un homme.
Nattig, représenté par une tête d'aigle.
Les Hittites, les Assyriens et les Perses avaient tous des génies dans leur cosmogonie.
Les Israélites. Je n'ai trouvé aucune référence directe aux génies dans l'étude des textes juifs que j'ai effectuée, mais cela ne veut pas dire qu'ils aient totalement repoussé cette idée.
Dans Ezéchiel, chap. 1, verset 10, on trouve un certain rapport car on peut y lire : « Quant à la forme de leurs visages, ils avaient tous quatre une face humaine et une face de lion du côté droit; tous quatre une face de bœuf du côté gauche et tous quatre une face d'aigle. » Il s'agit là d'une vision d'Ezéchiel. A l'époque où il écrivit cela, il était captif chez les Chaldéens.
Comparons cette vision avec la foi chaldéenne qui existait des milliers d'années avant qu'Ezéchiel vienne au monde.
Réve d'Ezéchiel : Quatre créatures à tête humaine, à tête de bœuf, à tête de lion et à tête d'aigle.
Théologie chaldéenne : Quatre génies, des animaux dont l'un avait une tête humaine, un autre un mufle de taureau, le troisième une tête de lion et le dernier une tête d'aigle. Ces génies chaldéens se tenaient au pied des marches menant aux temples et aux palais; on ne pouvait visiter une ville sans en voir plusieurs.
Ainsi, il me paraît indiscutable qu'Ezéchiel avait vu de nombreuses représentations de ces génies durant sa captivité. Le British Muséum en possède quatre provenant du palais royal de Ninive. La vision d'Ezéchiel semble bien être une élaboration de la foi chaldéenne. Mais la traduction biblique est-elle correcte?

Lettres hiératiques de l'alphabet de Mu

La lettre hiératique A, prononcée A-aou. Symbole, monothéiste de la Déité.

La lettre hiératique H, symbole alphabétique des Quatre grandes forces primaires, appelées dans les Ecrits sacrés et inspirés les « Quatre sacrées ».

La lettre hiératique M, prononcée Mè ou Mou. Symbole alphabétique de Mu, la Mère-patrie. Elle symbolise également la terre, le pays, l'empire et tout ce qui se rapporte au sol.

La lettre hiératique N, symbole alphabétique du Serpent de la création.

La lettre hiératique T, prononcée Ti, symbole alphabétique de la résurrection et de l'émergence. Employée dans les Ecrits sacrés pour symboliser l'émersion de Mu.

La lettre hiératique U, prononcée ou. Symbole alphabétique d'un abîme, d'un gouffre, d'une vallée.

Divers symbole se rapportant à Mu

Ce dessin se retrouve souvent dans les écrits anciens. C'est une des figures employées pour symboliser les Quatre grandes forces primaires, les Quatre sacrées; il est composé de quatre cercle ouverts.

Autre symbole des Quatre sacrées, un des préférés des Uighurs et vénéré aujourd'hui par les Chinois. Il figure aussi comme ornement sur les vêtements, dans les îles des Mers du Sud, en particulier chez les Polynésiens.

Ce singulier hiéroglyphe se trouve dans diverses parties du globe mais il est assez rare. Je l'ai découvert dans des écrits se rapportant aux dix tribus qui ont été englouties avec la Mère-patrie.

Ceci est; apparemment, un symbole Maya, car je ne l'ai trouvé dans aucun autre écrit. Il figure dans la description Maya de la destruction de la Mère-patrie et se lit ainsi : « Seuls les sommets se dressent hors (au-dessus) des abysses. » Il fait donc allusion aux îles qui se formèrent entre les poches de gaz.

 

 

Le triangle équilatéral entourant le symbole monothéiste de la Déité signifie : le triangle, les cieux, le cercle, la Déité : « La Déité (l'Erre Infini) réside dans les cieux qui sont son domaine. »
Le triangle équilatéral avec un oeil au milieu symbolise la Déité contemplant la terre du haut des cieux. En Egypte, c'était l’œil omniprésent d'Osiris. Ces deux symboles se retrouvent dans tous les écrits anciens, chez tous les peuples.

Un gros point entouré d'un cercle, qui était parfois employé par les Egyptiens pour représenter l’œil.

Carte stylisée des Terres de l'Ouest après la submersion. (Manuscrit Troano.)

 

 

SYMBOLES SACRÉS ÉTABLISSANT UN RAPPORT
ENTRE MU ET L'AMéRIQUE DU NORD

Stèles de Patambo

 

Ces deux pierres furent découvertes par William Niven, dans un ancien tombeau, sur les rives du Rio del Oro, dans l'Etat de Guerraro au Mexique. Elles ne sont pas l'oeuvre d'une civilisation très ancienne comme celles de Chiinalpa, Remedios, etc. Cette civilisation occupait le Mexique il y a moins de 12 000 ans, comme le prouve une inscription sur une des stèles, « retournée dans la région des ténèbres », ce qui signifie que Mu était engloutie.
Il m'est difficile de préciser leur âge. Chaque stèle est partagée en deux dans le sens de la longueur. Ces divisions sont formées par une ligne gravée traversant la stèle en son centre, horizontalement. Dans chacune des parties supérieures est gravée la tête stylisée et symbolique de Quetzalcoatl, le serpent barbu ou à plumes, le serpent symbolique du Créateur dans une région de Mu, et il correspond au serpent à sept têtes des contrées d'Orient, d'origine Naga ou Narayana.
Les peuples anciens de l'Amérique du Nord donnaient des noms différents à leur serpent de la Création. Les Quichés l'appelaient Gucumatz, le serpent couvert de plumes; les Mayas Ac le Chapat, le serpent à plumes; les Quetzals, les premiers hommes qui foulèrent le sol du continent américain, lui donnèrent le nom de Quetzalcoatl, le serpent barbu.
Les Indiens Pueblos de l'Arizona et du Nouveau-Mexique l'appellent, aujourd'hui encore, Quetzalcoatl, le serpent barbu, ce qui démontre qu'il existait, il y a plusieurs millénaires, des rapports religieux étroits entre les Pueblos et cette civilisation du passé dont le peuple vivait au bord du Rio del Oro au Mexique. Une question intéressante se pose alors. Etaient-ils intimement reliés par le sang? S'agissait-il en fait du même peuple? Les Quetzals, les premiers survivants de Mu qui arrivèrent en Amérique, tirèrent leur nom de ce serpent dans la Mère-patrie, tout comme les Nagas d'Orient prirent celui de Naga, leur serpent de la Création.
Ces deux stèles ont une importance capitale. Elles sont couvertes de lettres hiératiques de l'alphabet de Mu mais il m'est impossible d'y déchiffrer le nom par lequel ce peuple était connu.
Stèle A. Partie supérieure. La figure centrale de la moitié supérieure de cette stèle est formée de portions de la tête du serpent symbolique appelé Quetzalcoatl, le serpent barbu, ou à plumes. Le détail le plus important, c'est les yeux. Cette partie de la stèle est trop mutilée pour que l'on puisse la déchiffrer, mais la barbe du serpent est intacte et bien visible. Cela suffit pour déterminer quel était ce serpent.
La bouche est un rectangle formant la lettre hiératique M.
Le nez et les sourcils sont formés par deux serpents qui s'éloignent en rampant, pour une raison quelconque.
La tête repose sur la lettre hiératique U, symbole des abysses, des gouffres, etc.
Les extrémités de l'U sont recourbées vers l'extérieur et se terminent par le symbole du soleil en tant que Kin, l'astre, et non Ra, ce qui démontre qu'il est ici question de la terre et non des cieux. Sous la figure, lui servant en quelque sorte de socle, il y a une urne symbolisant le corps de la terre. L'ouverture en U au sommet symbolise les abîmes. Dans cette urne on peut voir deux losanges portant le symbole « lumière perdue » au milieu. (Traduction littérale : la lumière a quitté le jour.)
Stèle A. Partie inférieure. Cette partie symbolise une tombe où le corps gît au repos dans les ténèbres, comme le montrent les losanges. Dans la moitié supérieure ils sont verticaux, pointe en bas, indiquant la direction prise par le corps. Ici ils sont couchés, horizontaux.
Le dessin de cette partie inférieure représente les deux moitiés de la tête placées dos à dos. Les yeux sont formés aussi par le soleil en tant que Kin, l'astre céleste, donc l'image fait allusion à la terre et non aux cieux.
Sous les yeux, deux bouches stylisées forment la lettre hiératique M. Cette forme de M était employée par les Mayas et les Egyptiens.
A l'intérieur de ces bouches il y a une autre lettre hiératique, N, qui était le symbole alphabétique du serpent de la Création. Ce symbole était universel.
Le Serpent américain de la création était orné, soit de plumes, soit d'une barbe, et l'oriental avait sept têtes, mais dans tous les cas et partout où on le trouve, le serpent orné symbolise le Créateur et la Création, et parmi tous les peuples anciens la lettre hiératique N était son symbole alphabétique. Ainsi nous trouvons en Amérique le même symbole qu'en Orient.
Stèle A. Explication. Quetzalcoatl, le Créateur, le Serpent barbu, a appelé cet homme et son âme est passée dans la région des ténèbres (Mu engloutie) pour y attendre l'appel du grand serpent et sa réincarnation.

Stèle B. Comme la première elle est partagée en deux dans le sens de la longueur. Ces deux stèles ont des rapports si étroits qu'il semble bien qu'elles aient raconté la même légende, la Vie et la Mort. La Stèle A symbolisait la mort, la Stèle B la vie.
Partie supérieure. La figure centrale est aussi une tête stylisée du Serpent barbu Quetzalcoatl. Ici, cependant, les serpents formant le nez et les sourcils agis-sent différemment. Au lieu de s'éloigner en rampant ils baissent la tête vers les yeux. La langue fourchue des serpents entoure l’œil, sans l'attaquer. Ces langues sont le symbole de la parole : donc elles donnent un ordre.
Au-dessus et entourant la tête on peut voir la diphtongue hiératique Dz, composée de trois marches symbolisant les trois marches du trône.
Dans le coin inférieur droit de la stèle un autre Dz est formé dans la marge ainsi que le signe Am. Cela se lit Dzam, qui veut dire : celui qui est assis sur le trône. Au pied du trône il y a le symbole monothéiste du Créateur. Par conséquent c'est lui, le Créateur, qui est assis sur le trône.
La tête, comme dans la Stèle A, repose sur une urne ouverte au sommet en forme de U. Cette urne est ornée d'une bordure composée d'une corde, ou plutôt d'une succession de lettres hiératiques N. A mon avis cela représente un adjectif puissant. Dans le corps de l'urne, symbolisant le corps de la terre, deux hiéroglyphes symbolisent l'obscurité, c'est-à-dire la région des ténèbres,
Mu engloutie.
Partie inférieure. Dans cette partie nous trouvons le contraire de la Stèle A Les deux moitiés de la tête se sont rejointes, les yeux sont ouverts. Cela symbolise la réunion de l'âme et du corps, c'est-à-dire la réincarnation. Cette figure est répétée, deux fois, la seconde formant l'adjectif, l'accomplissement. La bouche des deux figures est un rectangle, symbole de Mu, ce qui signifie que c'est à mu que la réincarnation s'est faite.
C'est la même conception, exactement, que celle des Egyptiens, chez qui l'âme retourne à Amenti, la « région des ténèbres », le « domaine d'Osiris », « Mu engloutie ». On retrouve cette même conception chez les Mayas du Yucatan et aujourd'hui encore dans certains pays
d'Orient.
De chaque côté de la partie inférieure il y a des bordures symboliques. Celle de gauche est composée du troisième caractère de la lette H de l'alphabet de Mu, répété du bas au sommet. A droite, la bordure est sur-montée de la lettre hiératique H, symbole des Quatre
sacrées.
Les divers symboles de la bordure de droite se lisent ainsi : « Le grand serpent, qui a créé toutes choses. Celui qui est assis sur le trône. Celui qui incarne les Quatre sacrées. »
Explication. Quand Quetzalcoatl, le Serpent barbu,le Créateur, celui qui est assis sur le trône et dont les Grands Commandements ont fait régner l'ordre et la loi dans le chaos, appelle, les yeux des dormeurs s'ouvrent, l'heure de leur réincarnation est arrivée. Ils répondent à l'appel du Grand Serpent et voient de nouveau le jour.
N.B. Les symboles de ces stèles révèlent des rapports intimes entre le peuple qui en fut l'auteur et les anciens Mayas du Yucatan. Il avait aussi des rapports étroits avec les peuples d'Arizona et du Nouveau-Mexique. La cosmogonie de ces trois peuplades est identique.

Quetzal et Quetzalcoatl

On croit généralement, à tort, que les Anciens adoraient le soleil. Le même malentendu existe pour Quetzal et Quetzalcoatl.
Les Quetzals, tel était le nom du premier peuple qui foula le sol de l'Amérique, une race blonde aux cheveux de lin. Leur dernier roi s'appelait Quetzal. Ils tirent leur nom de leur principal symbole des commandements du Créateur, le serpent Quetzalcoatl.
Quetzalcoatl est un serpent à plumes ailé. Les Quetzals venaient du nord de Mu. Dans le sud de la Mère-patrie il y avait un peuple dont le symbole correspondant était le Cobra de Capella, qu'ils appelaient Naga.
On appelait ces gens des Nagas. Ils donnèrent sept têtes à leur serpent, pour correspondre aux Sept Commandements, ou niveaux spirituels de la Création. Les premiers colons établis en Amérique du Nord, venant du nord de la Mère-patrie, firent du serpent à plumes leur symbole.
Dans l'ancien livre sacré des Quichés Mayas, le Popol Vuh qui fut écrit au Guatemala, le Quetzalcoatl est un serpent couvert de plumes, le symbole de la Création.
Au Guatemala, il y a de nombreuses légendes qui nous disent que Quetzal était le « dernier roi de la race blanche à cheveux blonds » qui régna sur l'Amérique centrale et le sud du Mexique.
Chez les Mayas du Yucatan, qui vécurent beaucoup plus récemment, j'ai découvert que deux serpents différents étaient employés pour symboliser les commandements du Créateur : le Naga ou serpent à sept têtes qu'ils appelaient Ac le Chapat, et le Quetzalcoatl, qu'ils appelaient Koukoul-Khan. Koukoul est formé de deux mots de la langue de Mu : koul, plume, et oui, couvert de, c'est-à-dire couvert de plumes.
Les Aztèques, à leur habitude, firent un mélange des deux mots, Quetzal et Quetzalcoatl, et, quand ils les eurent bien mêlés, ils retournèrent la marmite et il en sortit Quetzalcoatl le dieu. Alors, pour compléter le méli-mélo, ils donnèrent à cet homme-serpent, ou dieu, un fils qu'ils appelèrent Tescat qui devint un dieu vengeur car il avait chassé les Quetzals et s'était emparé de leur pays.
Les prêtres aztèques se servirent alors de cette combinaison pour frapper de terreur leurs fidèles. Ils répétèrent que le seul moyen d'apaiser la colère de Tescat était de lui offrir des sacrifices humains. Par la faute de ces prêtres maudits des flots de sang coulèrent par tout le pays.
Tout le monde, même le roi, vivait dans la terreur de ces prêtres car nul ne savait quand il serait appelé à se coucher sur l'autel ensanglanté. Ainsi, les prêtres purent s'emparer de toutes les richesses du pays.
Dans un vieux livre espagnol du temps de Cortez il est écrit que « lorsque Cortez envahit le Mexique plus de 50 000 sacrifices humains étaient offerts aux dieux en un an ». Il est évident que l'on ne peut guère se fier aux chiffres présentés par ces auteurs espagnols. Peut-être y en avait-il moins, peut-être plus, mais il est certain qu'un nombre considérable d'hommes et de femmes étaient sacrifiés.
Le Dragon oriental n'est qu'une stylisation de Quetzalcoatl. D'ailleurs, partout où Naga ou Quetzalcoatl sont représentés, c'est-à-dire chez tous les peuples anciens, c'est toujours sous une forme stylisée. Jamais, nulle part, Querzalcoatl ne ressemble réellement au serpent lui-même, sinon par ses plumes.
Le dragon est sans doute le plus grotesque de tous.
Chez les Indiens d'Amérique du Nord je n'ai jamais trouvé de Naga, et seules quelques tribus ont un serpent à plumes, à ma connaissance.
Quetzalcoatl est-il un serpent mythique? Non, pas du tout. Quetzalcoatl est un serpent à plumes ailé, et le plus venimeux que la terre ait porté car, en deux minutes sa victime tombe morte. Ce reptile est d'une forme singulière, son corps étant de la taille d'un canard. Il n'a du serpent que la tête et le cou qui, chez celui que j'ai vu, était long de plus d'un mètre. La tête est large, en forme de V comme celle de la plupart des serpents venimeux. Le mien, si j'ose dire, ne semblait pas avoir de queue de serpent; à la place il y avait une petite touffe de plumes courtes. Le cou est recouvert d'un duvet évoquant des plumes. Le cou et le corps sont d'un blanc moucheté de gris; les plumes du dessus des ailes, très longues, traînent au sol comme celles des oiseaux de paradis; elles sont de couleurs irisées et brillantes. Le vol de ce serpent-oiseau est très lourd, et il ne peut aller bien loin, pas plus de quelques mètres. Apparemment, il a du mal à voler jusqu'à une branche d'arbre. Une balle de 30-30 déchiqueta celui auquel je fais allusion si bien qu'il m'est difficile de le décrire avec précision. La rencontre de ce reptile eut des conséquences fâcheuses. Les Indiens refusèrent d'aller plus loin et l'explorateur fut contraint de rebrousser chemin.
Les Indiens disent que l'on peut encore trouver le Quetzalcoatl dans les forêts marécageuses et inexplorées du Yucatan et du Guatemala, mais il se fait de plus en plus rare.
Les tablettes mexicaines de Niven prouvent qu'il y a 12 000 ans Quetzalcoatl était employé comme symbole par les peuples qui occupaient alors la vallée de Mexico.

Origine de l'Indien Peau-rouge

Je vais maintenant passer en revue, brièvement, les Indiens d'Amérique du Nord, pour démontrer que presque tous (sinon tous) nos frères Peaux-Rouges usent encore d'un grand nombre de symboles sacrés venant en droite ligne de Mu, et dont certains ont conservé la signification originelle. Ces symboles venant s'ajouter à leurs stupéfiantes légendes, il est évident que les Indiens d'Amérique du Nord sont venus de Mu en bateaux.
On a raconté, et répété inlassablement, que les Indiens étaient venus en Amérique d'Asie, par l'ancien isthme de Béring. Mais ils ne sont pas du tout venus d'Asie, ils ne sont pas passés par l'isthme de Béring; je vais donc, en me fondant sur leurs propres légendes, et leurs propres écrits, démontrer d'où ils sont venus, et par quel moyen.
L'ennui, avec les savants américains du passé, c'est que lorsqu'ils se trouvaient en présence d'un mystère incompréhensible pour eux, ils décrétaient avec un bel ensemble « ceci est venu d'Asie par l'isthme de Béring ». La chose était entendue, cela devenait une vérité scientifique.
Les Américains n'étaient pas les seuls à accabler l'Asie de dogmes scientifiques. Les savants européens leur emboîtaient allègrement le pas. Mais comme ils n'avaient pas de bon vieil isthme pour transporter leurs ennuis, ils se servirent du Caucase et des plaines de Sibérie pour dire « ceci vient des montagnes de l'Asie centrale ». Et la chose devint ainsi une vérité scientifique. Le mythe du Caucase a fait long feu, comme celui de l'isthme de Béring. Alors les savants européens se sont tournés vers l'Afrique été l'ont accusée des choses les plus invraisemblables. Cela n'est pas notre propos, nous avons assez à faire pour expliquer nos frères Peaux-Rouges. Nous ne pouvons nier leur existence, ils sont là, ils étaient là quand nous sommes venus nous établir en Amérique; ils devaient donc être venus de quelque part. Mais d'où? Je vais commencer par les Indiens de l'Arizona et du Nouveau-Mexique, puis je remonterai vers le nord, par tous les Etats de l'ouest des Etats-Unis, la Colombie britannique, et jusqu'à l'Alaska. Ma clef sera deux textes indiens, pas des légendes, écrits par les Indiens eux-mêmes. Ces textes nous disent quelle est leur origine, d'où ils sont venus et, surtout, comment ils sont arrivés en Amérique.
En Arizona, au Nouveau-Mexique, au Colorado, au Nevada, en Utah, etc., il y a diverses tribus d'Indiens Pueblos. Ils ont beaucoup de légendes et de traditions concernant leur passé lointain. Durant le bref séjour que j'ai fait chez eux, en Arizona et au Nouveau-Mexique, ils m'ont raconté de nombreuses légendes. Lors d'une danse rituelle je fus stupéfait de voir que la couverture du chef était couverte de symboles sacrés de Mu, la Mère-patrie. Un symbole en particulier attira mon attention car il ressemblait trait pour trait à la figure centrale du Diagramme cosmique hindou, le Sri Santara. C'était aussi le même que celui de la Mère-patrie à une exception près. Dans le Diagramme de Mu les Douze portes de l'au-delà sont symbolisées par douze festons. Les Pueblos, comme les Hindous, les ont transformés en douze pointes de triangle.
Inutile de dire que lorsque je lus les symboles brodés sur la couverture du chef, et que j'en donnai l'explication, qui était la même que la leur, ils m'ouvrirent leur cœur. Je devins aussitôt un frère.
Ces Indiens ont une légende qui est la suivante : « Il y a très, très longtemps, nous ne vivions pas en Amérique mais dans un pays lointain dans la direction du soleil couchant, au-delà des grandes eaux. Nos ancêtres sont venus de cette terre en Amérique dans des bateaux. »
Ils ont aussi une légende très compliquée se rapportant au déluge. Selon les narrateurs, les détails varient un peu mais l'essentiel reste invariable.
De nombreux mots de leur langue se retrouvent dans le vocabulaire de Mu, et d'autres en sont dérivés.
Certains symboles se retrouvent, du Yucatan au Nevada et au Colorado, ce qui donne à penser qu'à une certaine période de l'histoire du monde toute cette région fut occupée par les Pueblos ou leurs cousins.
Les Pueblos étant arrivés de la Mère-patrie par bateau, ils sont donc en Amérique depuis plus de 12 000 ans, date approximative de la destruction de Mu.
Quand ils sont arrivés en Amérique ils étaient hautement civilisés et instruits. Leurs légendes révèlent qu'ils en savaient plus sur la géologie que nos savants d'il y a cent ans.
Comment se fait-il que nous les trouvions aujourd'hui dans un tel état de dénuement et d'ignorance? La réponse se trouve dans la vieille, vieille histoire de l'élévation des montagnes. Quand les montagnes se dressèrent, la terre connut des éruptions volcaniques et des transformations telles qu'elle n'en avait jamais connu, et n'en a pas connu depuis. Le croûte terrestre fut littéralement déchiquetée, les gaz volcaniques du sous-sol la repoussèrent, formant des pics, des arêtes, des vallées; des rochers brisés retombaient en pluie dans les plaines, rebondissaient de montagne en falaise. Les tremblements de terre détruisirent les villes, ensevelissant des dizaines de millions d'hommes sous les décombres.
Enfin, pour achever la destruction, les éruptions volcaniques les plus violentes se produisirent. Dans tout le pays la terre vomit des flammes, des pierres, de la lave et de la fumée. Bien peu de ceux qui vivaient alors dans ces régions eurent la vie sauve.
Une légende orientale dit que près d'un milliard d'êtres humains périrent en Asie durant l'érection des montagnes. En Amérique on peut voir encore un fleuve de lave pétrifiée épais de neuf mètres et long de près de cinquante kilomètres, qui avait coulé d'un des innombrables cratères environnants. Je ne connais pas le chiffre des pertes en vies humaines en Amérique, mais il dut être considérable.
Quand les montagnes se furent dressées en détruisant le pays et tuant presque tous ses habitants, Pueblos survivants durent, pour vivre, recourir à des méthodes
primitives; ainsi ils ne retenaient que par les légendes transmises de père en fils quelques détails de leur prodigieux passé

Nevada. Les symboles suivants ont été découverts gravés sur les rochers du Nevada. Certains l'avaient été avant l'érection des montagnes, d'autres après. On distingue très bien les uns des autres. Ceux qui furent gravés après l'érection des montagnes sont manifestement plus récents que les précédents. Plusieurs millénaires s'écoulèrent sans doute entre les deux.
Parmi ces écrits du Nevada on distingue trois catégories très distinctes.
1. Voici un symbole du soleil levant. Universel.
2. Symbole du soleil couchant. Universel.
3. Symbole du soleil à son méridien. Universel.
4. Symbole des Quatre sacrées. Les Quatre grandes forces primaires. Universel.
5. Symbole du soleil en tant que Ra. Universel. C'est le premier symbole de Ra, le plus ancien.
6. Le disque de couleur, sans rayons, indique que le soleil a plongé derrière l'horizon et que la Terre est privée de sa lumière.
7. Un disque de couleur surmonté de trois plumes signifie : le disque : les ténèbres; les trois plumes symbolisent Mu. Traduction : Mu est dans la région des ténèbres, aucune lumière ne brille sur elle; elle est morte, engloutie.
8. Croix ouverte à l'intérieur d'un cercle qui se lit : U luumil Kin : la terre du soleil, l'empire du soleil. Ici le soleil est appelé Kin et non Ra. Kin était le nom de l'astre céleste et non son symbole. A noter, la différence entre les deux croix, la N° 4 et celle-ci. La première est une croix pleine, celle-ci est ouverte.
9. La lettre hiératique A, version Naga, symbolisant le grand maître, le Créateur, la Déité.
10. Un autre symbole des Quatre sacrées, un des échelons dans l'évolution de la svastika. Ce symbole s'ajoute au N° 4. C'est une moitié de svastika.
11. Cette petite vignette explique que Mu se trouve au-delà de l'horizon, de l'autre côté de la grande mer. Le serpent est Khan, la grande eau. L'arc est le symbole de l'horizon et les trois plumes un des symboles de Mu. Son symbole numérique, trois.
12. Je n'ai pas pu déchiffrer celui-ci.
13. Une inscription qui se lit Chi-po-ze et qui signifie : « Une bouche s'ouvrit, du feu en jaillit avec des vapeurs, les piliers cédèrent, la terre fut engloutie. »
14. Un serpent sans ornements, le symbole de l'eau. Peut-être était-ce là un poteau indicateur montrant le chemin de l'eau.
15. Un des caractères de la lettre H dans l'alphabet de la Mère-patrie.
16. Ce symbole est appelé par les Anciens l'Ecriture Mystérieuse. Sa signification est la même que celle du chiffre 1.
17. L'arbre et le serpent. J'ai donné plus haut l'origine et la signification de cette vignette.
18. Ceci se lit : Le grand chef, l'empire du soleil.
19. Le Symbole de Vie. Il figure des centaines de fois dans le Livre des Morts égyptien. On trouve une reproduction exacte de ce symbole à la base du Nacos ou Trône d'Osiris. Il y est répété plusieurs fois. (Livre des Morts, chapitre 125.)
21. Un bouton de lotus. Le lotus était le symbole floral de Mu, la fleur sacrée chez tous les peuples anciens.
22. Symbole Uighur. Descendu loin de la vue du soleil.
23. Symbole Uighur, Mehen, l'Homme.
24. Le symbole originel des Quatre sacrées. Découvert dans les Ecrits sacrés et inspirés de Mu. Ce symbole est universel.
25. Ancien symbole de l'eau. Universel.
26. La lettre hiératique U. Symbole d'un gouffre, d'un abîme, d'une vallée. Universel.
27. Flèche indiquant le chemin d'un temple consacré aux Quatre sacrées.
28. Symbole Uighur. J'ignore sa signification.
29. Symbole Uighur. La lettre X.
30. Symbole Uighur signifiant dur.
31. Symbole Uighur : les cieux au-dessus de la terre.
32. Plume Uighur, symbole de la Vérité. Universel.
33. Un des caractères de la lettre N dans l'alphabet de la Mère-patrie.
34. Une main humaine, pas un symbole.
35. L'ancien symbole des éléments actifs et passifs de la nature. Universel.
36. Symbole Uighur : le feu du sous-sol.
37. Version Uighur du symbole de la multitude. Les Egyptiens retournèrent la feuille et placèrent le pédoncule en haut.
38. Silhouette d'un animal, pas un symbole.
39. Peau d'un animal, pas un symbole.
40. Traces de pas d'un animal, pas un symbole.
41. Tête d'animal, pas un symbole.
42. Un des caractères de la lettre H dans l'alphabet de la Mère-patrie.
A, B, C, D, E, : Ces symboles me sont parfaite-ment inconnus. Je n'ai aucune clef me permettant de les interpréter et ils ne sont pas assez nombreux pour fournir cette clef.
Dans cette collection de symboles du Nevada on trouve un mélange de caractères Naga et Uighur. Ils révèlent cependant un rapport étroit entre les anciens peuples du Yucatan et ceux qui écrivirent les tablettes de pierre de Niven.
Il y a deux formes de textes distincts, écrits ni par les Nagas, ni les Uighurs, ni les Mayas du Yucatan mais sans doute par une ou deux des dix tribus de Mu qui se trouvaient proches les unes des autres dans la Mère-patrie.

Chez les Indiens Klamath de l'Oregon on trouve plusieurs légendes, dont une se rapportant au Déluge. Dans l'Etat de Washington et en Colombie britannique, chez les Indiens Kooteney, une légende dit que « les ancêtres vinrent de la Terre du Soleil en Amérique ». La Terre du Soleil, l'Empire du Soleil étaient des noms fréquemment employés pour désigner Mu, avant sa destruction.
Sur un de leurs costumes de cérémonie, j'ai découvert une bordure brodée de la lettre hiératique M, le symbole alphabétique de Mu et, sur la poitrine, sur le sein gauche, un emblème, le soleil à huit rayons, figure centrale de l'écusson de Mu.
Le soleil était jaune pâle, les rayons d'un rouge rose avec des pointes bleu pâle. Le bleu était la couleur symbolique de Mu.
Je pense que ce symbole, s'ajoutant à la légende, prouve nettement que les ancêtres des Indiens Kooteney étaient venus de Mu; je suis certain qu'ils le savent.

Nous allons maintenant étudier une page de l'histoire des Indiens Haiden de l'île de la Reine-Charlotte au large de l'Alaska. Cette page est un totem, un des plus beaux et des plus intéressants qui soient. Le totem est surmonté d'un grand oiseau aux ailes déployées ressemblant à un aigle et qu'ils appellent l'Oiseau-Tonnerre. Sur presque toute la longueur du totem un poisson symbolique est peint, appelé la Baleine tueuse. A mi-chemin, entre la tête et la queue du poisson il y a un homme qui plante un harpon ou une lance dans le dos du poisson. Cet homme s'appelle l'Homme à la Tête d'acier.
Un très vieux chef de tribu parcheminé, qui comprenait à merveille les légendes de son peuple, m'a gentiment expliqué les symboles de ce totem :
« La créature ailée qui couronne le totem est l'Oiseau-Tonnerre, qui représente le Créateur.
« L'éclair est le clignement des yeux aigus de l'Oiseau-Tonnerre, et le tonnerre le battement de ses ailes. La pluie est l'eau déversée par un immense lac au milieu de son immense dos. Les serres de l'oiseau sont enfoncées dans la queue de la Baleine tueuse. »
Tout cela est symbolique, bien sûr. Voyons quelle en est la signification. Premièrement, l'oiseau représente le Créateur. D'autres écrits anciens l'expliquent en disant que l'oiseau symbolise les Forces qui obéirent aux commandements du Créateur, qui exécutèrent ses ordres. Dans le monde entier, les oiseaux sont les symboles des Forces Créatrices. L'Oiseau-Tonnerre semble être et avoir toujours été un symbole commun à tous les Indiens du nord-ouest des Etats-Unis. Les éclairs, le tonnerre, la pluie, etc. sont attribués à l'Oiseau-Tonnerre, ce qui est normal puisqu'il est l'exécuteur, le serviteur du Pou-voir Suprême. Les phénomènes naturels résultent des oeuvres de ce que nous appelons la Nature, et la nature est la volonté de l'Erre Suprême. On trouve des oiseaux symbolisant les Quatre grandes forces créatrices au Mexique, en Amérique centrale, en Egypte, en Assyrie, à Babylone, en Inde, chez les Hittites, etc., en fait chez tous les peuples anciens et l'Oiseau-Tonnerre des Indiens n'en est qu'un autre exemple.
La Baleine tueuse est le symbole des eaux de l'océan chez les Indiens d'Amérique du Nord. La plupart des Anciens symbolisaient les eaux par un serpent sans-ornements qu'ils appelaient Khanab. On lui attribua sans doute le nom de Baleine tueuse parce qu'il avait noyé 64 millions d'êtres humains quand la Mère-patrie fut engloutie.
L'Homme à la tête d'acier. Je vais maintenant résumer la description du vieux chef de tribu : « L'homme perçant le dos de la Baleine tueuse est l'Homme à la tête d'acier. Au temps du déluge universel, il était le chef de tous les hommes, très aimé de l'Oiseau-Tonnerre, du Dieu-Tonnerre et de tous les autres dieux. Quand le déluge recouvrit d'eau la surface de la terre les dieux eurent peur pour la vie de l'Homme à la tête d'acier et ils le transformèrent en saumon. »
Là encore, tout est symbolique. La légende nous dit que l'Homme à la tête d'acier était le chef de tous les hommes, ce qui prouve que c'était un symbole de Mu pour les Indiens Haiden. Tous les écrits anciens parlent de Mu comme du chef de l'humanité, « Mu gouverne la terre », et dans le livre Maya, le Codex Cortesianus, Mu est appelée « le Grand Chef »; « Le Grand Chef n'existe plus », etc.
Revenons à l'histoire du vieux chef : « Durant les jours du déluge, le chef des hommes, transformé, vécut dans les eaux de la rivière Minkish. Il rassembla du bois et des pieux pour construire son habitation mais ses forces s'épuisèrent. Alors l'Oiseau-Tonnerre apparut devant les yeux de l'Homme à la tête d'acier dans un grondement de tonnerre. L'Oiseau-Tonnerre souleva son masque de dieu et montra une figure humaine en disant : « Je suis un homme comme toi, et je vais dresser la charpente de ta maison pour toi. Et je resterai auprès de toi pour veiller sur ta tribu et pour être à jamais ton protecteur. » Puis, avec quatre coups de tonnerre, l'oiseau fit apparaître un groupe de guerriers qui surgirent du fracas complètement armés. Ceux-là et l'Homme à la tête d'acier devinrent le noyau d'où allait croître le peuple Haiden. »
Ici, le mythe se mélange tellement à la légende qu'il est difficile de les différencier.
L'acier était un mot, et une chose, parfaitement inconnus en Amérique jusqu'à notre époque moderne.
Il y a aussi une omission; la légende ne nous dit pas comment le saumon est redevenu un homme. Ni d'où venait le groupe de guerriers. Il n'est pas question de femmes sans qui aucune tribu n'aurait pu se former et se reproduire.
Dans beaucoup de vignettes orientales représentant les survivants ou les émigrants quittant Mu par mer, ils figurent sous forme de poissons sautant à la surface de l'eau. L'Homme à la tête d'acier était-il de ceux-là?
Poursuivant son explication du totem, le vieux chef me dit que sa base racontait l'histoire de la Baleine tueuse et du Lion de Mer :
« Le Lion de Mer aidait un guerrier à sauver osa femme de la Baleine tueuse (elle se noyait) quand fut vaincu et abattu par la Baleine tueuse (les eaux). Il fut sauvé et rendu à sa famille par Kolus, le dieu qui protège le foyer. Le Lion de Mer devint un membre de la tribu et il épousa la princesse, la fille de l'Homme à la tête d'acier. » Il est évident que le Lion de Mer était un homme d'une autre tribu dont l'emblème était un lion de mer. Dans les temps anciens, il était d'usage d'appeler un homme du nom de son totem.
Un des plus extraordinaires textes en images que j'aie jamais vus est un tableau dépeignant l'engloutissement de Mu, une des deux seules images que j'ai trouvées représentant cette destruction. L'autre est égyptienne. Le tableau présente trois divisions archéologiques : Som-met — Un serpent coiffé d'un panache de plumes. Centre — L'Oiseau-tonnerre avec ses serres enfoncées dans le corps de la Baleine tueuse. Bas — La Baleine tueuse couverte de symboles. Ce tableau vient de chez les Indiens Nootka qui habitent la côte occidentale de l'île de Vancouver, en Colombie britannique, au Canada (1).
(1) Il est reproduit en couverture de Mu, le continent perdu.

S'il existe des centaines de textes racontant la destruction de Mu, et d'innombrables symboles composés formant des vignettes dans les anciens écrits Maya, je n'ai trouvé dans le monde entier que deux tableaux représentant avec précision son engloutissement, l'égyptien d'abord et maintenant celui des Indiens Nootka. Il y a cependant une différence très nette entre les deux. L'égyptien représente Mu tombant dans un abîme de feu, alors que dans l'autre le continent est submergé et recouvert d'eau. Ce sont deux phases de la destruction, correctes toutes deux.
Les trois divisions se déchiffrent ainsi :
Sommet. Le Serpent. Ce serpent est orné, puisqu'il porte un panache de plumes sur la tête. II s'agit par conséquent de notre ami le Quetzalcoatl des Mayas, et le symbole de la Déité en tant que Créateur chez les peuples du nord de Mu. Ainsi, le tableau dit tout d'abord que le Créateur domine ce qui se passe au-dessous.
Centre. L'Oiseau-Tonnerre. L'Oiseau-Tonnerre figure dans toutes les légendes des Indiens du nord-ouest des Etats-Unis. Les oiseaux étaient un des symboles représentant les Quatre grandes forces primaires qui sont les exécutrices des commandements de la Déité. Dans le nord de Mu les oiseaux étaient le symbole préféré de ces Forces, alors que dans le sud on employait plutôt les croix, mais les oiseaux n'étaient pas exclus, au contraire. J'ai retrouvé ce symbole chez tous les peuples anciens.
Base. La Baleine tueuse. Cette partie est la clef de tout le tableau, le reste n'étant en quelque sorte qu'une préface.
La Baleine tueuse n'est qu'un symbole, un poisson stylisé. Les yeux sont formés du doubl symbole de la mère et de la terre qui, réunis, représentent la Mère-patrie. La pupille est un carré noir symbolisant les ténèbres, par conséquent la Mère-patrie est plongée dans les ténèbres.
Le cou est brisé tandis que le symbole des abysses et des Forces magnétiques tombant des ailes de l'Oiseau-Tonnerre (les Quatre grandes forces) dans la cassure du cou indique que c'est une force subsidiaire envoyée par les Primaires qui a accompli la destruction.
Dans la bouche on voit le symbole de l'eau courante; au fond de la bouche il y a un passage et au-delà la lettre hiératique U, le symbole alphabétique du gouffre, indiquant ainsi que la Mère-patrie a été plongée dans un gouffre d'eau, les abysses. Derrière l'abysse se trouve le chiffre Uighur 4, représenté par quatre barres. Sur le dos il y le chiffre Naga 4, quatre cercles ou disques. Le 4 était le symbole numérique des Quatre grandes forces primaires. Au-dessus de l'échine on voit cinq barres, le 5 Mighur. Le 5 était le symbole numérique de la Déité au complet avec ses Forces.
Traduction : A l'intérieur du poisson, les symboles répètent ce qu'expriment les figures du centre et du sommet. Par conséquent le tableau se lit de la façon suivante : le Créateur a ordonné, ou commandé, la submersion de Mu. Ses exécuteurs, les Quatre forces primaires, envoyèrent des Forces subsidiaires pour accomplir ce travail. Ainsi la terre sombra dans les eaux qui la recouvrirent.

 

 

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LES TUMULUS D'AMÉRIQUE DU NORD

 

Aucune des races préhistoriques qui habitèrent le nord du continent américain n'ont provoqué plus d'intérêt et de controverses que les constructeurs de tumulus. Dans ces amas de terre ou de pierres recouvrant les sépultures, on a découvert des fragments de poteries d'une qualité exceptionnelle, des aiguilles d'os à chas, des pipes en terre à tuyau incurvé, des colliers de perles multicolores, des lambeaux d'étoffe, etc. (1)
(1) Ces perles, morceaux d'étoffe, ornements d'argent ou de cuivre ont été découvert en Ohio, dans le Tumulus Bainbridge.

Les bijoux et la poterie sont décorés de divers symboles religieux qui permettent d'établir un rapport précis entre cette race préhistorique et celle du Mexique et de Mu, la Mère-patrie. Ces symboles prouvent que ces gens possédaient une science fort poussée car ils comprenaient parfaitement la cosmologie qui est une chose toute récente dans notre monde scientifique d'aujourd'hui. Les Sciences cosmiques comprenaient l'origine et les travaux des Quatre grandes forces primaires, mères de toutes les forces énergétiques. Mon propos n'est pas de tenter de faire un historique des Constructeurs de Tumulus mais plus simplement de donner quelques brèves explications et d'éclaircir tant soit peu le mystère qui les entoure et qui a confondu bien des autorités archéologiques. Je vais m'efforcer ici de démontrer quelle était leur civilisation, qui me paraît avoir été mésestimée, et d'apporter la preuve qu'ils sont venus de Mu en passant par le Mexique.
Je n'ai rien découvert qui me permette d'avancer une date, même approximative, de leur existence, mais je puis affirmer qu'ils vivaient après la disparition de l'Atlantide, qui sombra il y a 11 500 ans. A mon humble avis, c'est la dernière race que l'on puisse appeler préhistorique.
Les Constructeurs de Tumulus habitaient le bassin du Mississippi. Avant l'engloutissement de l'Atlantide, cette région était une mer intérieure peu profonde, s'étendant au nord du golfe du Mexique. Lorsque l'Atlantide sombra, les eaux refluèrent puis furent attirées dans le trou ainsi provoqué dans l'océan, entraînant avec elles les petites mers intérieures, les transformant en plaines ou en marais. Le phénomène transforma aussi le pro-fil des côtes. Durant le procédé d'ajustement des eaux, la vallée du Mississippi fut drainée, mais il fallut des siècles pour que la terre s'assèche suffisamment pour permettre à l'homme d'y vivre et d'y prospérer, ce qui semble confirmé par le fait que l'on ne trouve pas le moindre indice ni aucun souvenir des habitants des falaises ni de ceux qui les avaient précédés dans la vallée actuelle du Mississippi.
La disparition des Constructeurs de Tumulus, comme celle des Khmers du Cambodge, semble s'être produite brusquement, brutalement et sans laisser de traces; mais si l'on ignore les causes de l'extinction soudaine des Constructeurs de Tumulus on connaît celles de l'anéantissement des Khmers car l'étude de la géologie nous apprend qu'un raz-de-marée remontant du delta du Mékong noya complètement le pays Khmer.
Les Constructeurs de Tumulus ont disparu, mais n'ont-ils pas laissé des descendants, en Amérique? Si les Symboles sacrés qui, à mon avis, permettent de suivre l'évolution d'un peuple sont dignes de foi (et après cinquante ans d'études je n'en doute point), alors nous avons un point de départ. Ces symboles et d'autres indices que l'on découvrira peut-être un jour, démontreront que ce peuple a encore des descendants parmi les tribus indiennes des Etats du sud-ouest des Etats-Unis.

Fig. 1. Cruche découverte sous un tumulus situé entre le Missouri et l'Arkansas. Par conséquent c'est un objet préhistorique.
Fig. 2. Une cruche qui m'appartient. Je l'ai achetée récemment à des Indiens du Nouveau-Mexique; elle était alors absolument neuve. Donc, cette cruche est moderne. La figure principale de chacune de ces cruches est identique, exception faite des couleurs. La poterie ancienne est d'un blanc crémeux avec des dessins de couleurs vives, l'autre a un fond rouge brique et des figures noires bordées de blanc.
Le symbole est le même, trait pour trait; c'est une ancienne stylisation de la croix symbolisant les Quatre sacrées, les Quatre grandes forces primaires. Les branches de cette croix se tournent vers l'ouest. On trouve ce même dessin sur certaines des tablettes mexicaines de Niven.
Ceci nous apporte la preuve que les Constructeurs de Tumulus d'Amérique du Nord possédaient une science des Forces cosmiques qu'ils n'avaient pu acquérir autrement que par quelque contact direct avec la Mère-patrie. Ainsi, leurs ancêtres étaient bien venus de Mu, mais par quelle porte étaient-ils entrés en Amérique? J'ai découvert, grâce aux légendes et traditions des Indiens qui vivent aujourd'hui dans la région des tumulus, que « les Constructeurs de Tumulus arrivèrent dans la vallée du Mississippi, venant du Mexique ». Cela est bien beau, mais comment le prouver?

J'ai donné plus haut un exemple révélant que des peuples préhistoriques du Mexique avaient les mêmes symboles que les Constructeurs de Tumulus, symboles dont la signification, dans les deux cas, est identique. Par conséquent les légendes des Indiens seraient tout simplement des récits historiques, transmis oralement de génération en génération.

Je vais, pour le prouver, prendre les symboles figurant sur une autre cruche découverte dans un tumulus, et les comparer avec certains symboles des tablettes mexicaines. Nous trouvons ici un lien indiscutable entre les Constructeurs de Tumulus des Etats-Unis et la race préhistorique du Mexique.
Le premier de ces symboles trouvés sur une cruche du Mississippi est un diagramme expliquant comment les Forces du Soleil sont engendrées et transmises dans tout le système solaire. La dissection de ce graphisme révèle :
Le soleil avait une croûte dure et un centre mou.
Le soleil supérieur fait tourner le soleil d'ouest en est.
La croûte dure entraîne en tournant le centre mou dans la même direction mais pas à la même vitesse, provoquant ainsi une ligne de friction, un aimant. Cela est démontré par la courbe du centre mou.
L'allusion aux Quatre grandes forces primaires est démontrée par le centre mou divisé en quatre bras formant une croix, le premier symbole originel de ces Forces.
La force des rayons solaires est celle du symbole d'activité, donc ces rayons sont actifs et entraînent les Forces, autrement dit les Forces engendrées sont arrachées à la croûte dure par les rayons et entraînées de manière qu'elles exécutent certaines fonctions que le diagramme ne montre pas.
Ce diagramme des Constructeurs américains de tumulus est le seul que j'ai trouvé jusqu'ici qui confirme absolument tous les écrits concernant cette phase du soleil, prouvant ainsi l'excellence des connaissance scientifiques des Constructeurs de Tumulus. De nombreuses tablettes mexicaines représentent en partie ce qui est expliqué dans les livres de l'Age d'Or, mais aucune n'est aussi complète que celle-ci. Des textes égyptiens datant de 1200 av. J.-C. montrent que l'on comprenait en Egypte les Forces cosmiques, mais je ne saurais dire depuis quand.
A quelle époque vivaient les Constructeurs de Tumulus? Cette question en appelle une autre : depuis quand les Forces cosmiques ont-elles été perdues pour le monde. Cependant, elles n'ont jamais été complètement perdues. Le vieux Rishi les comprenait. Des bribes de cette science demeurent aujourd'hui encore en Orient et en Polynésie, et je suis à peu près certain que les Indiens d'Amérique du Nord en conservent quelques éléments. La preuve en est que dans ce diagramme le soleil est . représenté en tant que Kin, l'astre du jour, et non Ra le symbole monothéiste de la Déité.
Tout ce qui précède provient sans l'ombre d'un doute des enseignements extraits des Ecrits sacrés de Mu.

Voici une croix composée symbolisant le soleil en tant qu'astre céleste, avec une croix blanche dans le centre où s'inscrit une croix rouge. La croix blanche est ouverte et se lit U Luumil : le pays de, la terre de, l'empire de, et puisqu'elle est placée à l'intérieur du soleil elle signifie l'Empire du Soleil.
La croix simple inscrite à l'intérieur de la croix blanche ouverte est le plus ancien symbole originel des Quatre grandes forces primaires, parfois représentées par la svastika.

Je n'ai choisi qu'une seule des tablettes mexicaines comme comparaison avec le symbole des Constructeurs de Tumulus, la tablette N° 1231 de la collection de Niven, parce que j'ai déjà, dans mes précédents ouvrages, insisté sur l'importance capitale de cette tablette, la plus intéressante entre les quelque 3 000 que possède Niven, et l'une des plus passionnantes découvertes faites à ce jour.
Dans les deux cas, les Mexicains comme les Constructeurs de Tumulus montrent les Quatre grandes forces primaires émanant du Créateur pour être, comme disaient les Anciens « ses commandements, sa volonté, ses désirs ». Dans les deux symboles, elles se déplacent d'ouest en est, provoquant ainsi la révolution de l'univers tout entier d'ouest en est et le déplacement dans le même sens de toutes les sphères tournant sur un axe.

Symboles des Constructeurs de Tumulus

Ligne 1, fig. 1 à 5. Tous ces symboles représentent le soleil et sont universels, c'est-à-dire qu'on peut les trouver dans les écrits de tous les peuples anciens. Le cercle avec un point au milieu est Ra, symbole monothéiste de la Déité.
Ligne 2, fig. 6 à 10. Ces cinq symboles concernent tous les Quatre grandes forces primaires émanant du Créateur. Les figures 6, 7 et 8 se retrouvent fréquemment dans les tablettes mexicaines de Niven, où elles représentent les Forces au service du Créateur et exécutant ses ordres. Les figures 9 et 10 sont universelles et figurent dans tous les écrits anciens.
Ligne 3, fig. 11 à 15. Ces figures symbolisent les For-ces terrestres, leur origine et leur manière de travailler. Les figures 11 et 12 sont les squelettes ou ébauches des deux suivantes. Ces quatre figures montrent le centre en fusion de la terre qui tourne et se frotte contre la croûte dure, provoquant sur la ligne de friction un effet magnétique. L'aimant a deux parties, la première affectant les Forces, l'autre la matière élémentaire. Le phénomène est connu communément comme la Force de gravité, par conséquent ce que nous appelons ainsi est la puissance de la Division froide du grand aimant central de la terre. La Division agissant sur les Forces n'affecte que les Forces terrestres. Elle n'a aucun pou-voir sur les Forces émanant d'au-delà l'atmosphère terrestre. La figure 15 montre les Forces terrestres pénétrant dans l'atmosphère (elles sont ainsi attirées par leurs Forces homologues émanant des rayons du soleil). Les Forces terrestres en tant qu'éléments s'épuisent et à ce moment leurs homologues émanant du soleil n'ont plus de pouvoir sur elles. L'aimant central les attire alors de nouveau dans la grande ligne de friction où elles reprennent de l'élan pour repartir et accomplir les travaux exigés d'elles par la nature. Cet exemple de l'origine et des agissements des Forces terrestres peut aussi s'appliquer à tous les corps en mouvement de l'univers, et montre ainsi qu'un système divin unique contrôle tout l'univers.
Ligne 4, fig. 16 à 20. Ce sont aussi des symboles des Quatre grandes forces primaires. Les figures 17, 19 et 20 montrent qu'elles émanent de la Déité. La figure 16 est le symbole originel le plus ancien des Quatre sacrées tel qu'on le trouve dans les Ecrits inspirés et sacrés de Mu vieux de plus de 70 000 ans. Tous ces symboles se retrouvent sur les tablettes mexicaines. La figure 19 est la réplique exacte de ce que j'ai appelé la croix pyramidale.
Ligne 5, fig. 21 à 24. Je ne retiendrai ici qu'une seule figure, le numéro 22. Les autres sont communes, universelles. La figure 22 est un symbole extrêmement rare. Je n'en ai découvert qu'un seul autre exemple, dans des textes hindous remontant à 4 000 ou 5 000 ans. Cette figure symbolise le soleil envoyant ses rayons dans tout son système. Ces rayons sont de deux sortes : sombres et invisibles à cause de leur intensité, et clairs ou visibles. Les rayons ont la forme des Forces telles qu'on les voit sur le symbole des Forces. Ils sont incurvés, la pointe tournée vers l'est indiquant qu'ils tournent d'ouest en est, formant un cercle. Puisqu'ils prennent un chemin circulaire, les rayons du soleil ne frappent pas directement la terre.
Ce détail prouve une fois encore que les Américains préhistoriques étaient beaucoup plus avancés que nous le sommes aujourd'hui. Mais nos savants s'en doutent-ils? Est-ce que cela ne démontre pas que notre science a des millénaires de retard sur celle des Anciens, ne fut-ce que pour la théorie? Personnellement, je n'en doute pas.

Calendrier de pierre des Constructeurs de Tumulus

Dimensions. La pierre est en forme de poire, longue d'environ 40 cm et large de 33 cm, dans sa partie la plus renflée. Elle pèse environ 10 kilos.
Description. Au centre il y a un cercle en léger relief de 18 cm de diamètre, divisé en treize parties égales. Chacune de ces divisions porte une figure ou symbole. Au milieu de ce cercle, qui forme en quelque sorte un anneau, il y en a un autre un peu plus surélevé. Je suppose qu'il s'agit là d'une représentation du soleil en tant que Déité. Au-dessus de cette figure principale est gravée une légende : la lune et toutes ses phases durant le cycle lunaire. Cela nous explique ce qui se trouve en dessous, à savoir : le cercle et ses treize divisions représentent les mois lunaires, donc une année complète. Tout à fait au sommet, au-dessus de la légende, il y a l’œil omniscient regardant du haut des cieux. C'est un très ancien symbole que l'on trouve dans les premiers écrits du monde entier. En dehors du calendrier proprement dit, au bord de la pierre, divers animaux sont gravés, et l'Homme.
Les symboles du calendrier :
1. Le dessin est trop frustre pour que l'on sache ce qu'il représentait et signifiait. On distingue cependant, très vaguement, un oiseau aux ailes étendues. S'il s'agit bien d'un oiseau, c'est certainement l'Oiseau-Tonnerre des Indiens.
2. Ce dessin semble représenter le mois Maya appelé Zac, ou mois blanc, quand la neige recouvre la terre.
3. Ce symbole est nouveau pour moi, je n'en connais pas la signification.
4. Poisson nageant à contre-courant. Ce symbole indique que durant ce mois la pêche est fructueuse, les poissons remontant les cours d'eau pour aller pondre leurs oeufs.
5. Une des formes de la lettre M dans l'alphabet de Mu. Elle a une signification ésotérique.
6. Le lotus sacré, symbole floral de Mu. Le lotus était le symbole le plus vénéré et le plus aimé entre tous ceux de Mu. Les Egyptiens représentaient toujours Mu par une fleur de lotus.
7. A l'extérieur de cette section il y a la silhouette au trait de la tête du serpent stylisé des Constructeurs de Tumulus. J'ignore ce qu'elle signifie.
8. Ceci est un symbole sacré commun à tous les peuples d'Orient. Je ne l'ai vu auparavant qu'une seule fois en Amérique, parmi des fragments découverts dans un tumulus funéraire. C'est un des anciens symboles religieux dont la signification fut perdue lorsque les Brahuranes persécutèrent leurs maîtres les Naacals et les chassèrent jusque dans les neiges éternelles des sommets de l'Himalaya, environ 2000 à 2500 avant notre ère. La signification de ce symbole est exprimée en quatre mots de la langue préhistorique. Ces mots étaient employés avant le commencement d'une prière ou d'une supplique. Ils ont continué d'être représentés jusqu'à nos jours, mais les prêtres ne savent plus ce qu'ils veulent dire. La signification d'AUM a été oubliée vers la même époque. Jusqu'ici, dans les sections correspondant aux sixième et huitième mois, nous trouvons un rapport direct entre le peuple qui grave ce calendrier et les Constructeurs de Tumulus, Mu et l'Orient.
9. Ce symbole est nouveau pour moi. L'image semble représenter une moisson. Le mois correspondant serait août ou septembre. Il s'agirait donc bien de l'époque des moissons.
10. Ce symbole se retrouve souvent dans les écrits anciens. Il représente l'automne, la saison où les feuilles tombent, laissant les arbres dénudés.
11. Un des symboles les plus précis de cette pierre, qui établit un rapport indiscutable entre les auteurs de ce calendrier et les Constructeurs de Tumulus, les Polynésiens et par conséquent Mu puisque leurs ancêtres sont venus de la Mère-patrie. Ce symbole représente l'araignée grise à pointes noires, que nous évoquerons plus loin. J'ai appris dernièrement que l'on avait découvert
des araignées semblables parmi les trésors extraits par Schliemann dans les fouilles de Troie, en Asie Mineure. Cependant, je ne les ai pas vues.
12. Ce symbole est discutable. Est-ce la silhouette d'un cerf?
13. Sans aucun doute, ce dessin est une silhouette de bison. Nous arrivons au dernier mois de l'année et la tête du bison est pointée vers le bas. Etait-ce l'époque de l'année où la nourriture s'étant faite rare dans le nord les animaux émigrent vers le sud en quête de subsistance? Je le pense. La même question s'applique à la section 12, le cerf.
Commentaires : Sur le pourtour de la pierre divers animaux sont gravés. Je ne les ai pas pris en considération bien que deux d'entre eux figurent fréquemment dans les anciens idéogrammes et les légendes indiennes.
II semble évident que les auteurs de ce calendrier connaissaient les Forces cosmiques, qu'ils étaient versés dans les sciences cosmiques enseignées au cours de la Première grande civilisation. Par conséquent, l'Amérique, en des temps très reculés, connaissait la plus haute civilisation que la terre ait jamais connue.

Les grands Tumulus au Serpent

Ce qui a le plus fasciné l'intérêt du grand public, en ce qui concerne les Constructeurs de Tumulus, ce fut leurs immenses tumulus en forme de serpent. Il est évident que ces serpents avaient une signification symbolique. Depuis le commencement des temps, le commencement de la religion, le serpent de diverses for-mes a toujours joué un rôle prépondérant dans les cérémonies religieuses chez tous les anciens peuples sans exception, depuis le temps où l'on a commencé à utiliser des symboles.
Un des plus importants parmi les Tumulus au Serpent américains se trouve à Brush Creek dans l'Ohio, près de la ville de Peebles. Je ne me hasarderai pas à dire de quelle manière le Tumulus au Serpent était employé ni s'il représente les Sept grands commandements de la Création, les Eaux ou la destruction de Mu. Il se peut qu'il concerne les trois. Il est permis de croire que ce tumulus, et les cérémonies qui s'y déroulaient, avaient un rapport direct avec Mu, pour la raison suivante : certains de ces tumulus en forme de serpent étaient surmontés d'autels, ou de pierres de sacrifice et il est possible qu'à l'origine ils en aient tous eu. Quand Mu fut engloutie, ce fut dans un « abysse en fusion », dans les feux du sous-sol. Les survivants prirent alors l'habitude, à certaines époques et certaines occasions, de commémorer sa destruction par le feu. Le feu était employé dans les cérémonies commémoratives par les Mayas et les Quichés qui avaient leur « maison du feu », et par les Egyptiens qui employaient une citerne de feu, et d'autres peuples encore qui offraient des sacrifices brûlés.
En Angleterre, près de Stonehenge (le Carnac britannique) il existe un tumulus en forme de serpent, m'a-t-on dit, qui est la réplique exacte de celui de Peebles en Ohio. Ainsi, nous trouvons en Angleterre un symbole spécialisé qu'employaient aussi les Constructeurs de Tumulus d'Amérique et, dans chacun de ces cas la signification et la conception sont les mêmes. Que peut-on en déduire? Une origine commune, sans aucun doute. Par quelle route, quel chemin les Constructeurs de Tumulus ont-ils gagné l'Angleterre? Il est impossible de le savoir, même en étudiant les divers symboles retrouvés en Angleterre et les symboles plus nombreux encore découverts en Egypte.

Araignées

Si les grands tumulus en forme de serpent fascinent le grand public, j'ai moi-même une prédilection pour les araignées qui éveillent davantage ma curiosité. En explorant les îles des Mers du Sud il y a une cinquantaine d'années j'ai partout entendu raconter des légendes sur l'araignée grise à pointes noires. Ces récits démontrent que l'araignée était le symbole de quelque chose, un symbole sacré, mais de quoi, je ne saurais le dire. Les légendes sont toutes extrêmement confuses. Par exemple :
« Ici l'araignée grise à pointes noires a voulu monter au ciel, mais elle fut retenue par le froid glacial. »
« Les routes étaient astucieusement construites pour représenter la toile de l'araignée grise à pointes noires, et aucun homme ne peut en découvrir la fin ni le commencement. »
Au bout de cinquante ans, et après avoir renoncé à tout espoir de résoudre l'énigme de l'araignée grise, je découvre aujourd'hui la solution dans mon propre pays : c'est donc en Amérique que se trouve la clef de la grande histoire passée de l'humanité.

Ces araignées ont été portées à mon attention par mon ami le Pr Thomas M. Stewart, de Cincinnati, Ohio. Elles sont gravées sur des morceaux de coquillages circulaires, et chacune porte sur le dos un symbole expliquant ce qu'elles représentent. Ces singulières reliques ont été découvertes dans les tombeaux des Constructeurs de Tumulus du Missouri, de l'Arkansas et du Tennessee. Comme ces araignées ont été trouvées parmi les tombes, le Pr Stewart pense qu'elles avaient peut-être la même signification que le scarabée figurant dans les chambres funéraires égyptiennes.
Les symboles que ces araignées portent sur le dos sont les répliques de ceux qui ornent la cruche figurant à la page 250 du présent ouvrage. N° 1 : symbole originel des Quatre grandes forces que l'on voit en 2 sur la cruche. N° 2 : les Forces tournant d'ouest en est, comme en 3 sur la cruche. N° 3 : le même symbole composé qu'en 2 sur la cruche.
On trouve aussi ces mêmes symboles sur des fragments de poterie découverts dans des fouilles archéologiques, en Crète, à Chypre, et sur le site de l'antique Troie en Asie Mineure (1).
(1). « Trésors de Priam », Schliemann

Bien qu'elle soit extrêmement rare, je suis persuadé que l'araignée grise à pointes noires était universelle-ment utilisée comme symbole dans les temps reculés; je crois que nous en découvrirons encore de nombreuses sur diverses poteries qui n'ont pas attiré l'attention parce que le symbole était inconnu.
Il me semble que tout ce qui précède confirme mon idée selon laquelle la simple extraction du sol de restes, de symboles, d'inscriptions et de textes n'est pas de l'archéologie; l'archéologie est la lecture et l'interprétation de ces restes et de ces écrits. Un constructeur qui creuse le sol pour préparer les fondations d'une maison et qui découvre par hasard une pierre portant une inscription ancienne ne peut être considéré comme un archéologue. Un fermier qui, en
labourant son champ, découvre une pierre ancienne portant des inscriptions n'est pas un archéologue, ce n'est qu'un fermier; son fils qui, en récoltant des pommes de terre, découvre dans son champ un fragment de poterie n'est pas un archéologue, il n'est qu'un récolteur de pommes de terre.
Les symboles des Constructeurs de Tumulus, avant d'avoir été lus, n'étaient que des dessins décoratifs qui ne signifiaient rien, qui n'étaient que des pommes de terre dessinées sur un pot. Mais, une fois lus et interprétés, ces symboles peuvent ouvrir un chapitre de l'histoire ancienne de l'Amérique du Nord, nous dire qu'une race mystérieuse appelée les Constructeurs de Tumulus occupait jadis une partie du pays, qu'ils étaient venus de Mu en passant par le Mexique, qu'ils appartenaient à une civilisation très avancée, à un peuple éclairé qui connaissait les Forces cosmiques et leurs travaux, prouvant ainsi qu'ils possédaient des connaissances scientifiques bien plus importantes que celles du xxe siècle.

La pieuvre, symbole sacré

La pieuvre est un des symboles sacrés parmi les plus rares. Je n'entends pas par là qu'elle était rarement utilisée, mais que seuls quelques symboles la représentant ont été découverts à ce jour. En fait, je pense que chez certains peuples anciens c'était un symbole fort commun. Quand on la trouve aujourd'hui, générale-ment sur des fragments de poterie, les archéologues la considèrent comme un simple ornement décoratif, ignorant, comme nombre de spécimens le démontrent sans l'ombre d'un doute, qu'il s'agit de symboles sacrés.
La pieuvre se rencontre souvent sur les poteries de l'Antiquité grecque. Elle était utilisée au Pérou, au Brésil, en Amérique du Nord, en Grèce et en Scandinavie presque jusqu'aux temps modernes, il y a quelques siècles à peine. A en juger par la manière de son utilisation c'était le symbole du Démon de l'Eau, de l'Ennemie de la Vie. Son rôle était d'empêcher l'apparition de la vie sur la terre.
La plupart des textes anciens parlant de l'apparition de la vie sur la terre la symbolisent par des images représentant un combat entre le Soleil et les Eaux, une lutte pour la suprématie sur quelque chose, mais ne disent pas quelle était cette chose.
Par exemple, les Babyloniens disent que Belmardouk, le Soleil, lutte contre Tiamet, les Eaux. Extraits d'une ancienne tablette en écriture cunéiforme : « Les dieux se préparent à un grand combat contre le monstre Tiamet. » « Le dieu Belmardouk a vaincu Tiamet. » Les Egyptiens pensaient que Horus, le Soleil, avait vaincu et tué le serpent Aphophis, les Eaux. Les Hindous disent que Krishna, le Soleil, a détruit le serpent Anatha, les Eaux. Et les Grecs rapportent qu'Apollon, le Soleil, a vaincu Python, les Eaux. Le cinquième Commandement, dans les Ecrits inspirés et sacrés de Mu, était : « Et les flèches du Soleil rencontrèrent les flèches de la Terre dans la boue des eaux, et ces particules de boue formèrent des oeufs cosmiques », c'est-à-dire des germes de vie.
D'après ces textes, venant s'ajouter aux légendes concernant la pieuvre, il semble que la pieuvre était le symbole de la résistance de la boue qui refusait de laisser les Forces du soleil attirer les Forces terrestres hors de l'eau pour former les oeufs cosmiques. Les For-ces du soleil prévalurent cependant, rencontrèrent les Forces de la Terre et formèrent les oeufs cosmiques, et la vie apparut selon le Commandement divin.
Les légendes que l'on raconte aujourd'hui sur la pieuvre sont des mythes, mais en allant au-delà du mythe et en cherchant son origine, nous découvrons la véritable légende.
Il est bon de noter que partout où une légende se forme, le phénomène qu'elle raconte a eu lieu en cet endroit précis. Le cas est particulièrement remarquable chez les peuples sauvages ou demi sauvages. Par exemple, les indigènes des îles Fidji ont une légende concernant la Tour de Babel. Ils racontent que la Tour de Babel a été construite sur une des îles de leur archipel. Les Fidjiens sont courtois et conduisent volontiers les visiteurs vers le lieu où se dressait la tour. Les Polynésiens ont une légende concernant l'Arche de Noé; ils affirment qu'elle fut construite sur une de leurs îles. Les Maoris en ont une autre, dans laquelle figurent Caïn et Abel. Ils vous diront que Caïn et Abel étaient des Maoris et que le meurtre d'Abel eut lieu en Nouvelle-Zélande.
La pieuvre symbolique, comme le Soleil, est connue sous d'innombrables noms, selon la langue des peuples où on la trouve. Mais chez tous c'était le Démon de l'Eau, l'Ennemie de la Vie. Tous les noms divers n'ont pas d'autre signification.

La pieuvre en Grèce et en Asie Mineure

Dans les ruines des cités antiques de Grèce, des îles et de l'Asie Mineure on a découvert et on découvre encore de nombreux fragments de poterie ornés de la pieuvre, gravée ou peinte. En Crète, à Chypre et à Troie de nombreux spécimens remarquables ont été trouvés. Par bon-heur, les motifs sont d'une variété considérable, ce qui offre de bien meilleures chances de les interpréter, comme par exemple sur les vases B et C du groupe de Chypre. Sur ces deux spécimens le corps et les tenta-cules sont intacts. Ici, la pieuvre est simplement un rappel de ce qu'elle symbolise. Le vase A, provenant des 250 mêmes ruines, montre une phase totalement différente.

Ici la pieuvre est blessée, vaincue après une bataille. On le devine aux tentacules brisés et tranchés, les tentacules étant ses armes de combat.
D'où les Grecs tenaient-ils la pieuvre? Tout d'abord, la pieuvre semble avoir été un des symboles employés à mu. De la Mère-patrie elle fut emportée par les Cariens jusqu'au Pérou et au Brésil. Deuxièmement, quand les Cariens, les ancêtres des Grecs, poursuivirent leurs pérégrinations vers l'Orient et finirent par s'établir à l'est de la Méditerranée, ils emportèrent avec eux leurs symboles sacrés, parmi lesquels la pieuvre.
Je crois que cela rapporte la preuve que la pieuvre était un des premiers symboles sacrés, et qu'elle arriva jusqu'au sud-est de l'Europe et en Asie Mineure dans les bagages des Cariens. Il reste à savoir quels peuples la transportèrent jusqu'en Scandinavie.

La pieuvre de Pipestone

En tentant de lire cet idéogramme, on se trouve apparemment en face de trois contradictions. Premièrement, la pieuvre tient avec ses tentacules supérieurs un serpent, un serpent spécialisé, la réplique exacte d'un des tumulus en forme de serpent des Constructeurs de Tumulus. Quel rapport peut-il y avoir entre les Constructeurs de Tumulus et le peuple qui grava cette pieuvre dans l'argile? S'agit-il du même? Ou bien ce serpent particulier était-il utilisé par des peuples différents, dont l'un ou l'autre aurait gravé cette image? La pieuvre, tenant le serpent dans un de ses tentacules, semblerait indiquer que le cercle d'où sort le tentacule est le corps de la pieuvre; mais comme c'est un cercle, c'est un symbole du soleil. Dans ce cas le cercle est le soleil, et non le corps de la pieuvre.
Deuxièmement, il est difficile de considérer le cercle comme le symbole du soleil puisque nous voyons en bas et sortant du cercle la tête de la pieuvre formant l'ancien symbole représentant une Force coupante, qui divise. Ce symbole apparaît aussi sur la tablette mexicaine N° 1284 représentant la création de la Femme. De plus, dans la petite figure B, la pieuvre a un véritable corps de pieuvre, à peu près rond, et elle tient toujours le serpent dans un de ses tentacules.
Troisièmement, il est possible que le cercle formant le corps dans la figure A soit un symbole des Forces du soleil en tant que Kin, l'astre du jour, et non Ra, le symbole monothéiste de la Déité.
Une des raisons pour lesquelles il est difficile de lire cette image, c'est que l'extrémité de la plupart des tentacules est si indistincte que leur signification devient douteuse. Elle exige une longue étude à l'aide d'autres images représentant le même sujet, si l'on veut en tirer sa pleine signification. Il est fort probable qu'elle s'interprète de la même manière que la pieuvre du vase cypriote A et que bien d'autres motifs que l'on trouve chez les Grecs, les Egyptiens, les Hindous, les Babyloniens, etc.
Dans le coin inférieur droit de la figure A on voit un loup ou un chien. Dans les mythes scandinaves le chien ou le loup joue un rôle important.

La carrière de Pipestone

Cette carrière se trouve à Pipestone, dans le Minnesota; c'est la plus vieille carrière du monde car elle était connue à l'ère tertiaire et à cette époque on en extrayait des pierres, bien avant la période glaciaire mythique, le dernier grand cataclysme magnétique.

L'âge de la carrière de Pipestone est prouvé par deux faits. Premièrement par la pipe dite de Gilders qui a été trouvée parmi les restes de l'homme qui vécut là pendant l'ère tertiaire. La terre dont cette pipe est faite ne se trouve que dans un seul endroit du monde (autant que puissent l'affirmer les géologues) et c'est justement là, à Pipestone. Le nom géologique de cette terre est la catlinite. (Certains affirment que l'on peut aussi trouver de la catlinite à Feuerte Farm à environ cinq kilomètres de Portsmouth dans l'Ohio. Le seul moyen d'en avoir la certitude serait d'analyser le dépôt de Pipestone et la terre trouvée à Portsmouth.)
Selon les traditions indiennes, le site de la carrière de Pipestone fut oublié et perdu pendant très longtemps. Sa redécouverte forme une des légendes des Sioux. Les légendes indiennes concernant Pipestone et d'autres sujets sont fascinantes et, dès qu'on les dépouille de leurs ornements mythiques, elles nous apprennent que les premiers Américains vinrent de Mu, ce qui ajoute un nouveau maillon à l'enchaînement magistral de preuves affirmant que l'Amérique fut la première colonie de Mu et que l'Amérique d'aujourd'hui est la plus vieille terre émergeant des eaux qui fut habitée par l'homme. L'Amérique est plus ancienne que l'Atlantide, l'Egypte, la Grèce, Babylone, l'Inde et bien d'autres nations anciennes. Les légendes indiennes de la région de Pipestone indiquent aussi que les premiers Américains étaient un peuple hautement civilisé, et qu'ils venaient d'une terre située à l'ouest, au-delà du soleil couchant.
En ce qui concerne la redécouverte de la carrière, les légendes des Indiens Omaha et Yaukton racontent que « Walregela, la femme Omaha d'un Yaukton Sioux, suivant la piste d'un bison blanc, découvrit la carrière sur les bords de la rivière Pipestone, que les sabots du bison avaient fait apparaître. »
Extrait de Chon-oopa-sa : légende de Pa-la-ne-a-pepe (l'homme frappé par Ra).

                                                        La Création de l'Homme
« Dans le lointain passé
Il y a un million de millions de millions de lunes,
Le premier des mortels de cette terre d'en bas.
Par le grand Wo-kon fut créé :
Le premier Dakota il façonna d'une étoile
Le lança et le regarda tomber
Dans les ténèbres, jusqu'à ce qu'il tombe là
Sur la terre molle. Il n'avait pas de mal,
C'était Wa-kin-yan, le premier Sioux.
Il parcourut la terre en chassant durant de nombreuses
Années, cet homme solitaire... »

« Là où au loin nous voyons se coucher le soleil
Les jours d'été dans une gloire d'or
Dans la terre mystique de la légende,
Ce lointain pays de l'ouest,
Patrie de l'Homme rouge et de son histoire.
Terre de légende, étrange tradition,
Vallée lointaine de notre histoire. »

                                                                    La Femme

« Et Wa-kin-yan pria sans jamais se lasser,
Priant Wa-kon de lui envoyer ce qu'il désirait le plus...
Et Wa-kon entendit sa prière et brisa un rayon
A midi du soleil d'été éblouissant,
Et il en façonna — belle comme un rêve —
La première de son sexe, la très désirée,
La douce Co-ton-ka... »

                                                           La Pieuvre démon

« Wi-toon-ti, celui qui vivait
Le jour dans la boue de la rivière.
Wi-toon-ti, celui qui craignait
L'arc et la flèche de Wa-kin-yan.

                                                         C'était un monstre.

Alors Wa-kon-da se vengea
Du meurtre de la fille du rayon de Soleil.
II saisit alors la queue flamboyante de la comète
Et en forma une flèche puissante
Qu'il décocha sur Wa-kin-yan.
Wa-kin-yan se redressa vite
Près de la flèche flamboyante qu'il avait vue!
Il banda son arc et tira.
Voyez-la luire et scintiller et voler
Dans une pluie d'étincelles brûlantes
Et transpercer Wi-toon-ti... »

Cette légende me paraît être une autre version du combat entre le Soleil et les Eaux, luttant pour et contre la création de la vie, et que l'on trouve fréquemment dans les anciens récits de la Création.
D'autres légendes des Peaux-Rouges parlent de Mu mais aucune n'explique ce qu'était Mu, ni à quoi ressemblaient ses habitants ni où cette terre se trouvait, sinon qu'elle s'étendait « au-delà du soleil couchant ». Cette légende Sioux va plus loin; elle décrit un pays tropical, « les jours d'été dans une gloire d'or ». Ce passage révèle indiscutablement que l'auteur de cette légende savait que Mu avait disparu : « la terre mystique de la légende ». Il nous dit aussi que les légendes concernant sa grandeur et sa civilisation ont été transmises oralement de père en fils : « Patrie de l'Homme-rouge et de son histoire »; ce vers nous apprend que les Indiens savaient qu'ils étaient originaires de Mu, et le dernier, « Vallée lointaine de son histoire » laisse entendre qu'à la connaissance des Indiens il n'existe pas d'histoire écrite de Mu, uniquement des légendes.
On trouve aussi dans les traditions de la région de Pipestone l'oiseau symbolique de la Création. Ici, parmi les légendes Sioux, nous retrouvons cet oiseau symbolisant les Forces créatrices dans le monde entier. Catlin, rapportant en 1836 sa visite à Pipestone, écrit : « Pas très loin de nous, dans le roc, on voit les pas profondément gravés du Grand Esprit, sous forme de traces de pas d'un Grand Oiseau. » (Voir fig. C, page 372.)
Voici quelques extraits d'une légende Sioux : « Avant la création de l'homme, le Grand Esprit, dont on voit encore les pas sur les pierres de Pipestone la Rouge sous forme de traces de pattes d'un grand oiseau. »
« Ici le Grand Esprit tuait les bisons et les mangeait, assis sur une pierre. Le sang coulant sur les pierres les teignit en rouge. »
« Un jour un long serpent rampa jusqu'au nid de l'oiseau pour manger ses oeufs. Un des oeufs éclora dans un grondement de tonnerre et le Grand Esprit saisit un morceau de pierre rouge pour le lancer au serpent... (il manque ici une partie de la légende) la façonna pour en faire un homme. Les pieds de l'homme s'enracinèrent dans le sol, où il resta planté pendant des âges nombreux comme un arbre immense, et devint donc extrêmement vieux. (Dans toutes les anciennes images de Mu elle est représentée comme une très vieille femme.) Enfin un autre arbre se mit à croître à côté de lui et alors un long serpent mangea leurs racines, et ils s'éloignèrent tous les deux. De ceux-là sont issus tous les peuples de la terre. » Ici deux des textes anciens se confondent, l'arrivée de l'homme sur la terre et la destruction de Mu.
Bien qu'aucun nom précis ne soit donné dans cette légende Sioux au Grand Oiseau, sinon pour l'apparenter au Grand Esprit, il me paraît évident, par l'allusion au coup de tonnerre, qu'il s'agit en fait de l'Oiseau-Tonnerre des Indiens du nord-ouest, le symbole des Forces créatrices comme me l'a expliqué le vieux chef Haiden. L'histoire du Grand Esprit qui mange des bisons est sans aucun doute une affabulation imaginée par quelque sorcier pour sauver la face quand ses fidèles lui demandèrent d'expliquer pourquoi la terre était rouge. La légende nous dit qu'avant la venue de l'homme sur la terre, le Grand Esprit tuait des bisons pour se nourrir. Premièrement les esprits ne mangent pas, deuxièmement cela se passait avant l'apparition de l'homme sur terre, « il y a un million de millions de lunes ». Et troisièmement, le bison n'est apparu que très récemment (tout est relatif) dans la galerie de portraits d'animaux d'Amérique.
L'homme fit son apparition à mu. Un des noms attribués à l'homme était Arbre de Vie. Dans cette légende, l'homme et l'arbre ne font qu'un. Les Sioux, cependant, ne se trompent pas de beaucoup car dans les Ecrits sacrés de Mu il est dit que Mu était l'Arbre de Vie et l'homme et son fruit. Cela est confirmé dans la légende Sioux par le long serpent qui mange les racines des arbres. Le serpent a toujours été le symbole des eaux, et quand Mu fut détruite elle fut engloutie par les eaux. Le verbe manger, dans la légende Sioux, est symbolique-ment correct car Mu fut certainement avalée par l'océan. « De ceux-là sont issus tous les peuples de la terre » est une allusion directe aux habitants de Mu émigrés, ce qui est confirmé par les derniers mots de la phrase précédente « et ils s'éloignèrent ». En effet, ils avaient quitté leur patrie, la terre où ils étaient nés et avaient grandi, pour aller vers d'autres terres où la vie serait peut-être plus facile pour eux.
Tous les extraits de légendes et les illustrations concernant Pipestone sont tirés d'un ouvrage de Miss Winifred Bartlett, président de l'Association des Amis de Pipestone, qui a bien voulu me communiquer son livre et ses notes dans l'espoir de rendre à l'Amérique la place qui lui appartient sur la carte des temps anciens, et aux Peaux-Rouges ce qui leur est dû.

 

 

9

LA RELIGION EN ÉGYPTE ET EN INDE

 

Le panthéon égyptien

La plupart des conceptions religieuses d'aujourd'hui sont le reflet de l'ancien culte égyptien. On peut même dire que notre religion nous est venue d'Egypte en passant par les Juifs. Pour cette raison j'ai voulu inclure dans le livre un panthéon égyptien, que j'ai composé en me fondant sur le Livre des Morts.
Dans bien des cas, on verra que le symbole de telle ou telle croyance ou conception est représenté par plus d'un dieu de ce panthéon. Sous des noms et des costumes différents, ils ne symbolisent cependant qu'une seule conception. Cette confusion a été provoquée par la fusion des deux sortes de symboles distincts de la Haute et de la Basse Egypte lorsque ces nations s'unirent pour former un seul royaume.
Je vais présenter 24 figures, en en plaçant 6 par page pour plus de commodité. Il en existe naturellement beaucoup d'autres; je me suis contenté des principales et, faute de place, je n'en donnerai qu'une description abrégée. Ceux qui désireraient en savoir davantage peuvent se référer aux innombrables ouvrages concernant l'Egypte.

Amen était le plus grand dieu de Thèbes, que l'on appelait le « Roi des dieux ». La forme latine de son nom est Amon. Les Romains l'identifièrent avec Jupiter, les Grecs l'appelaient Zeus. On le nomme aussi parfois le « dieu caché ». Avant la XVIIIe dynastie il était adoré à Thèbes sous le nom d'Amen, mais il devint plus tard Amen Ra, le « soleil caché ». Sa couleur était le bleu pâle.
Kneph, « le mouleur », était connu chez les Grecs sous le nom de Knonphis. Kneph est un des plus anciens des dieux égyptiens; il était vénéré en particulier en Nubie et à Philae. Il avait une tête de bélier surmontée du disque solaire et de l'uraeus. On appelait encore Kneph « l'âme de l'univers », ou le « Créateur ». Sa couleur était le vert vif. II avait pour épouse Sati.
Sati, la femme de Kneph, correspond à Junon. Elle était adorée à Eléphantine, une île du Nil en face d'Assouan, dans toute la Nubie et en Ethiopie. Elle était coiffée de la couronne de Haute Egypte ornée d'une paire de cornes. La couleur de Sati était le rouge clair, couleur de la peau des Egyptiens. A mon avis il est certain que Kneph et Sati symbolisaient les principes, mâle et femelle, du Créateur.
Khem était un des attributs déifiés du Créateur, principalement adoré à Chemmo (Panapolis), à Thèbes et un peu partout en Egypte. Il était coiffé de deux plumes droites, le plus souvent de couleur bleue.
Ptah 1' « Ouvreur » était le plus ancien des dieux égyptiens, principalement adoré à Memphis. Ptah était le symbole du pouvoir créateur de la Déité. Les Egyptiens l'appelaient le « divin artificier ». Parmi ses symboles propres on trouve l'équerre. Il avait beaucoup de titres parmi lesquels « le Père des Commencements ». Les Grecs identifièrent Ptah avec Héphaïstos, le Vulcain des Romains. On l'appelait à Memphis Ptah-Sokar-Osiris, et dans le reste de l'Egypte Ptah-Sekar-Usar. Sa couleur était le bleu. Ptah symbolisait sans nul doute les Quatre grandes forces primaires, les Quatre sacrées.
Neith était l'équivalente d'Athéna ou Minerve, et la déesse de la partie inférieure des cieux. On la représente généralement soutenant le ciel sur sa tête. Neith était la déesse particulière de Saïs. On trouve un symbole correspondant — un dieu soutenant le ciel sur sa tête — chez les Mayas du Yucatan. La couleur de Neith était le bleu; elle symbolisait les Quatre grands piliers qui soutiennent l'univers, les Quatre sacrées encore une fois.

Maut, appelée « la Mère » était l'épouse d'Amen Ra, à Thèbes, et symbolisait ainsi la Mère en général, la mère de toutes choses; nous retrouvons ainsi, en Amen Ra et Maut, un autre symbole du double principe du Créateur. Maut était particulièrement vénérée à Thèbes en conjonction avec Amen, et à Chons en conjonction avec Amen Ra. Elle était également honorée en Nubie et en Ethiopie. Sa couleur était un rouge chair.
Ra était le nom du Soleil en tant que symbole mono-théiste du Créateur — monothéiste ou collectif. Dans la Litanie de Ra il est appelé le « Pouvoir Suprême », 1' « unique », etc. Pour les initiés il symbolisait le pou-voir de la Déité, mais pour le peuple il était un dieu créateur, fils de Ptah et de Neith. Ce symbole a, plus qu'aucun autre, induit les historiens en erreur. Sa couleur était le rouge.
Khepra. Bien que l'on trouve ce symbole dans le panthéon égyptien il n'est pas originaire d'Egypte mais de la Mère-patrie; il fut apporté en Haute Egypte par les Nagas de Mu, venus de la Birmanie et de l'Inde. Ce symbole est le scarabée, qui chez les Egyptiens est placé en l'air, au-dessus de la tête d'une silhouette humaine. Le scarabée symbolise l'énergie créatrice.
Dans le Papyrus d'Ani, compagnon du roi Séti II on peut lire : « Chez les Egyptiens le scarabée n'est pas un dieu mais un des emblèmes du Créateur, parce qu'il roule entre ses pattes une boule de terre et y dépose ses oeufs à couver, tout comme le Créateur fait rouler le monde et lui fait produire la vie. »
Ce texte devrait être étudié plus particulièrement par les historiens qui s'intéressent au passé très ancien, car il nous montre que les Egyptiens, jusqu'au règne de Séti II, comprenaient les sciences des Anciens et les accomplissements des Grandes forces cosmiques qui sont inconnus de nos savants d'aujourd'hui.
Si nous voulons que notre science progresse, il faut renoncer aux mythes grotesques, aux enseignements scientifiques prétendus orthodoxes, et se consacrer à l'étude des Quatre grandes forces primaires. C'est sur elles seules que l'on peut construire une science véritable, qui enseigne la vie et ses origines, les travaux des Quatre grandes forces dans l'univers, leur origine, etc.
J'ai trouvé une vignette sur une très ancienne tablette Maya, en Inde.

Elle remonte à plusieurs millénaires avant la première occupation de l'Egypte par l'homme. La gravure est symbolique, car elle montre le Créateur sous la forme d'un scarabée entouré de rayons de gloire et posé sur le symbole de Mu. De chaque côté des rayons le premier homme à genoux en adoration est représenté par son symbole, Kee le cerf.
Cette vignette est extraite du livre sacré des Egyptiens, le Livre des Morts. Elle symbolise l'homme en adoration devant le scarabée, lequel symbolise le Créateur. Le dieu égyptien Khepra vient sans aucun doute des Nagas et doit être Kee.
Atum ou Tum était le dieu du soleil couchant, autre-ment dit Amenti, le Soleil sous l'horizon.
Shu était le premier né de Ra et d'Hathor, le frère de Tefnut. Shu était considéré comme le symbole des Forces célestes. Sa couleur était généralement le noir.
Mentu était un des attributs défiés du soleil et porte souvent le nom de Mentu-Ra. Ce n'était qu'une des phases de Ra qui, avec Atum, symbolisait le soleil levant et le soleil couchant. Mentu était le protecteur de l'Egypte.

Osiris était un des plus anciens dieux de l'Egypte. Plus loin, je donnerai l'histoire d'Osiris et j'expliquerai qui il était. Dans le Livre des Morts on le présente comme le fils de Seb et de Nut.
Hathor n'est qu'un des nombreux noms d'Isis, et porte les attributs de cette déesse. On l'appelait parfois Isis-Hathor. Hathor personnifiait la Nature et tout ce qu'elle a de vrai et de beau; c'était le principe femelle du Créateur.
Isis est la déesse de la trinité : Osiris, Isis et Horus. Elle était la femme d'Osiris.
Horus était le fils d'Isis et d'Osiris et symbolisait le soleil.
Seb était le père d'Isis et d'Osiris, appelé le « Père des dieux ». Son épouse était Tefnut. Nous trouvons encore, en Seb et Tefnut, les symboles du double principe du Créateur.
Khons était adoré à Thèbes et, avec Amen et Maut, tous trois formaient la trinité thébaine. Khons symbolisait la lune; il portait le disque et le croissant de lune.
Thoth était le dieu de l'écriture, des sciences et de la médecine. C'est lui qui composa les premiers chapitres du Livre des Morts, les plus importants. On assimile Thoth à l'Hermès des Grecs mais rien n'est moins sûr.
Nepbthys était la sœur d'Isis et d'Osiris, la femme de Set.
Anubis était le dieu de l'embaumement; il embauma son père Osiris.

Tefnut était la déesse de la pluie et de la rosée. Elle occupait une place importante parmi les déités mineures de Thèbes.
Ma, ou Maat, était la déesse de la Vérité. Elle représentait la vérité et la justice du Dieu Suprême.
Nu ou Nut. Nut est la forme féminine de Nu. Nu était le père, Nut la mère, les donneurs de vie.
Bast était la femme de Ptah et, avec leur fils Tumou Atum ils forment la grande trinité de Memphis.
Set était le fils de Nut et le frère d'Osiris. Selon le mythe, il assassina Osiris.
Anuka était le troisième membre de la trinité de la Thébaïde, composée de Khnum (Kneph), de Sati et d'Anuka.

Osiris

Osiris était un des premiers dieux égyptiens, un des plus anciens. Son culte était universel, dans toute l'Egypte, à toutes les époques. Osiris représentait tout ce qui était bon.
En Egypte, les mythes concernant Osiris sont stupéfiants. Ils affirment qu'Osiris était le roi de la Haute et de la Basse Egypte, qu'il était enterré à Philae, mais d'innombrables villes prétendent à son corps. Selon ces mythes Osiris doit avoir vécu, puisque l'union de la Haute et de la Basse Egypte s'est accomplie aux environs de 5000 av. J.-C., sous le règne de Ménès.
En revanche, nous apprenons que Thoth, le fondateur de la colonie de Basse Egypte, enseignait à saïs la religion osirienne 14 000 ans avant Jésus-Christ. Après Thoth et pendant des millénaires il n'y eut pas de rois en Egypte. L'Egypte n'était qu'une petite colonie de la Mère-patrie gérée par l'empire colonial dont elle dépendait, l'Atlantide.
Voyons maintenant qui était au juste Osiris, et à quelle époque il vécut. Dans deux monastères de l'Himalaya — un en Inde, l'autre au Tibet — il y a deux tablettes Naacal qui font partie des Ecrits inspirés et sacrés de la Mère-patrie; elles sont identiques, copiées mot pour mot dans les Ecrits sacrés originaux, et apportées en Asie par les missionnaires Naacals. Elles appartiennent à la partie historique des Livres sacrés. Voici ce qu'elles racontent :
« Osiris, parvenu à l'âge d'homme, quitta son pays natal, l'Atlantide, et se rendit dans la Mère-patrie où il s'inscrivit dans un des collèges Naacal. Là, il étudia la religion et les sciences cosmiques de la Mère-patrie. Quand il obtint son diplôme de Maître et d'Adepte, il retourna dans son pays, l'Atlantide. Là, il consacra sa vie à enseigner à son peuple la première religion de l'homme, et à en supprimer les extravagances, les inventions et les erreurs qui s'était insinuées dans la religion d'Atlantide par la faute d'un vil clergé. »
Osiris devint le Chef hiératique de la religion d'Atlantide, et le resta jusqu'à la fin de ses jours. Le peuple l'aimait et le vénérait pour sa bonté et sa douceur. Il voulait détrôner le roi Ouranos et couronner Osiris. Mais Osiris ne le permit pas, et le peuple finit par renoncer à cette idée.
Il fut assassiné par un de ses frères, par jalousie, environ 20000 ans av. J.-C. son nom était si adoré, si vénéré, qu'il fut déifié à sa mort et pour perpétuer son souvenir on donna ce nom à la religion qui fut appelée religion osirienne, tout comme aujourd'hui nous avons la religion chrétienne, du nom du Christ. Je n'ai pu découvrir dans mes recherches le nom du frère qui l'assassina, alors, selon toute probabilité, les Egyptiens inventèrent ce nom. Je ne trouve pas non plus la moindre trace d'Isis ni de Nephthys, mais les textes anciens révèlent qu'il avait un fils, qui devint le Chef hiératique de l'Atlantide à la mort de son père. Là encore, je n'ai pu retrouver son nom.
Osiris et le Christ enseignaient la même religion. Certains des sermons sont identiques, mot pour mot, phrase pour phrase. Tous deux s'inspiraient du même livre, les Ecrits sacrés et inspirés de Mu, la Mère-patrie.

La religion égyptienne

Le premier texte dans lequel il est question de la religion de l'Egypte remonte à environ 16 000 av. J.-C. et nous dit que Thoth, le fils d'un prêtre d'Atlantide, fonda une colonie à l'embouchure du Nil et construisit au bord du fleuve, à saïs, un temple où il enseignait la religion osirienne.
Comme je l'ai dit plus haut, la religion osirienne n'était autre que celle de Mu une fois qu'Osiris l'eut élaguée de toutes les extravagances que les prêtres de l'Atlantide y avait ajoutées; cela se passait il y a 22 000 ans, et depuis la religion s'appela osirienne. A la mort d'Osiris son fils devint le Chef hiératique de la religion; on suppose qu'il s'appelait Horus, mais je ne saurais dire si c'était là son nom exact; il est certain cependant qu'un Horus fut toujours le chef de la religion osirienne, jus-qu'au règne de Ménès en 5 000 av. J.-C. Ainsi, il est prouvé que la religion égyptienne a pour base celle de Mu, telle qu'elle était enseignée dans les Ecrits sacrés et inspirés.
De l'époque de Thoth jusqu'à Ménès, la colonie égyptienne était gouvernée par l'église dont le grand-prêtre était un Horus. Le dernier en date des Horus vécut selon les textes à l'époque où Ménès monta sur le trône.
Manetho, l'historien et prêtre égyptien, dit que, durant la XI° dynastie, les prêtres commencèrent à apprendre au peuple à adorer les Symboles sacrés au lieu de la Déité elle-même comme auparavant. Ce fut le début de la dégradation de la religion égyptienne qui devait atteindre son niveau le plus bas au cours de la XVIII0 dynastie et finit par plonger dans toutes les extravagances imaginables et l'idolâtrie. L'apparition de l'Islam acheva d'effacer des esprits toute trace de l'ancienne religion d'Egypte, déjà bien éprouvée parle christianisme auquel les Coptes s'étaient convertis.
Mais revenons de quelques siècles en arrière, au temps où les Hébreux étaient les esclaves des Egyptiens. Un Maître surgit chez les Israélites, appelé Moïse. Qui était Moïse? Et comment fonda-t-il une religion? Peu importe de savoir qui il était; il fut un Maître, le plus grand de son époque, et fut même à un moment donné le grand-prêtre du temple du Sinaï, qui était un temple osirien. On sait que sa femme était une Israélite, et qu'il prit fait et cause pour les Hébreux et les défendit dans leur adversité. Ils en firent leur chef. Il constata que la religion osirienne, ou la religion inspirée de Mu, était avilie par l'idolâtrie et comme il voulait en sauver son peuple il modifia l'ancienne religion osirienne afin de l'adapter aux conditions et à la mentalité du temps. Il écarta presque complètement les symboles des attributs de la Déité, n'en gardant que quelques-uns qui ne risquaient guère d'être adorés. Il limita l'adoration au Seigneur Dieu unique, la Déité.
La plupart des enseignements de la religion osirienne étaient présentés sous forme de questions. Moïse les condensa, et en fit des commandements, des affirmations. Comparons, par exemple, la question osirienne : « As-tu honoré ton père et ta mère, etc.? » Moïse en fait : « Honore ton père et ta mère, etc. » Il y avait 42 questions dans la religion osirienne. Moïse en fit les 10 Commandements.
Beaucoup de lecteurs de la Bible sont perplexes quand ils tombent sur le passage où Moïse transforme en serpent le bâton d'Aaron et présente ensuite le serpent à son peuple dans le désert. Certains voient là de l'idolâtrie. Il n'en est rien. Les circonstances obligeaient Moïse à recourir au symbolisme. Le symbole — le Serpent — était destiné à concentrer les pensées des Israélites sur Dieu le Créateur, le pourvoyeur de toutes choses bonnes.
Les Juifs offraient des sacrifices par le feu. La Bible nous dit que les fils du premier homme, Adam, offrirent des sacrifices par le feu, pourtant, dans les textes anciens, nous apprenons que 60 millions de personnes périrent en même temps sur la terre avant que ces sacrifices soient offerts.
Je n'ai jamais trouvé le mot sacrifice ni son équivalent dans les écrits de la Première Civilisation. Ce mot apparaît pour la première fois dans un vieux livre Maya vieux de 5 000 ou 6 000 ans, où il est écrit : « Et pendant la nuit Mu fut sacrifiée. » Dans les textes de la Première Civilisation il n'est question que d'offrandes; généralement des fruits, des fleurs, les produits des champs et des jardins. On les portait au temple pour les placer sur un autel consacré à cette cérémonie. Le Tau était gravé sur le devant de cet autel et sous les deux branches du Tau un double triangle signifiant : « Place tes offrandes sur cet autel ».
Après l'engloutissement de Mu et de 60 millions d'habitants, tous les peuples survivants du monde entier commémorèrent son souvenir, d'une manière ou d'une autre. Dans les cérémonies des Quichés Mayas figurait maison de feu, chez les Egyptiens une citerne de
sans aucun doute, les sacrifices brûlés furent, au commencement, la forme que choisirent les Sémites. Plus tard, les Juifs appliquèrent une théologie à la cérémonie du souvenir. Je me demande s'il existe aujourd'hui un seul Juif au monde qui connaisse l'origine des sacrifices par le feu. Je n'en ai pas encore trouvé un. Les Phéniciens, autre race sémite, adoptèrent l'idolâtrie et tombèrent si bas qu'ils offrirent des sacrifices humains.
Moïse était-il hébreu? Selon un texte égyptien tout porte à croire qu'il n'aurait pas été un Israélite de pure race. En voici un passage : « Moïse était le fils d'une princesse égyptienne qui devint plus tard la grande reine Hatshepout. » Il n'est absolument pas question de roseaux ni de « Moïse » voguant sur le Nil.
Je vais prendre pour exemple des grossières extravagances symboliques auxquelles se livrèrent les prêtres égyptiens la trinité Osiris, Isis, Horus. Voyons un peu qui ils étaient et ce qu'on enseignait à leur sujet.
Osiris était un homme qui vivait sur terre et qui a inspiré de nombreux mythes. Nous avons son histoire authentique, si brève soit-elle; elle nous apprend que c'était un grand Maître qui vivait il y a environ 22 000 ans. Isis était le symbole du principe féminin du Créateur. De leur union un fils naquit qu'on appela Horus. Isis avait une sœur nommée Nephthys et un frère, Set. Ainsi, l'attribut femelle du Créateur était formé de trois membres, Isis, Nephthys et Set, deux attributs féminins, un masculin.
En langage simple cela signifie : « Un homme terrestre nommé Osiris épouse un esprit, attribut féminin du Créateur, et ils ont un fils. Mais Isis n'était qu'une seule forme de l'attribut du Créateur. Les textes de la Mère-patrie disent que le Créateur était Lahun, deux en un, et non pas quatre en un. »
Que peut-il y avoir de plus grotesque et de plus atroce que ce mythe? Pourtant, il semble avoir été à la base de la théologie et des enseignements des prêtres égyptiens pendant fort longtemps, plusieurs millénaires. Peut-on s'étonner qu'ils aient été discrédités? Je pour-rais citer bien d'autres exemples, mais je crois que celui-ci suffit à démontrer à quels abus leur religion a été soumise.
Au début de l'histoire religieuse d'Egypte tout est beaucoup plus clair, moins grotesque. Dès que nous retrouvons des archives plus récentes nous découvrons que sa théologie se complique étrangement; sans aucun doute ces complications sont à l'origine des abus cités plus haut, qui dégradèrent plus tard la religion.
Dans la religion des premiers Egyptiens les symboles rappelaient ceux des Polynésiens, comme par exemple le mariage des dieux. Mais il y a une différence. Les unions des dieux et déesses d'Egypte ne faisaient que compliquer la théologie. Chez les Polynésiens ces mariages avaient pour résultat des phénomènes tels que la lumière, le son, etc., ce qui est exact puisqu'il s'agit des accomplissements des Forces cosmiques. Voici quelques exemples, égyptiens et polynésiens :
Les Polynésiens croient que tout a été créé par le mariage des dieux. Les quatre premiers dieux étaient les Quatre grandes forces primaires, un nom qui leur avait été donné par la Première grande civilisation de la terre. Les Polynésiens disent : « Au commencement, il n'y avait pas de lumière, pas de vie, pas de sons. Une nuit sans limites appelée Po enveloppait toutes choses sur lesquelles régnaient Tanaoa (les ténèbres) et Mutu-Hei (le silence). Alors le dieu de la lumière s'écarta de Tanaoa, le combattit et le chassa, le reléguant dans la nuit. Alors le dieu Ono (le son) naquit d'Altea (la lumière) et bannit le silence. De ces luttes surgit Atauana (le jour). Atea (la lumière) épousa Atauana (le jour) et ils créèrent la terre, les animaux et l'homme. »
Voyons maintenant la cosmogonie égyptienne :
Seb et Tefnut; rejetons, les dieux Osiris, Isis, Nephthys et Set.
Ra et Hathor; rejetons, les dieux Shu et Tefnut.
Osiris et Isis : rejeton, le dieu Horus.
I1 y avait aussi les mariages des dieux et des déesses suivants :
Amen Ra et Maut
Kneph et Sati
Ptah et Bast.
Set et Nephthys.
Je crois avoir montré, brièvement, ce que tous ces dieux symbolisent dans le panthéon.

Les Israélites en Egypte

Puisque nous abordons le sujet des enfants d'Israël, suivons-les dans leur Exode d'Egypte.
Quand les Hébreux partirent pour leur Exode, ils quittèrent Goshen, qui est une partie du delta du Nil et, selon les papyrus égyptiens, ils franchirent le « mer des Roseaux » et passèrent en Asie. La mer des Roseaux est située à l'une des embouchures du Nil. L'eau est très peu profonde, et les hommes peuvent la traverser à pied sans danger. Quand les Hébreux arrivèrent à la mer des Roseaux il se produisit en Méditerranée un séisme sous-marin, au large du delta, sans doute sur la ceinture de gaz qui passe sous la Crète, et s'étendant jusque sous le continent africain. Ce séisme attira d'abord les eaux, laissant à sec la mer des Roseaux; les Israélites passèrent tous, et l'armée égyptienne suivit, qui les poursuivait. Durant son passage les eaux refluèrent dans un raz-de-marée catastrophique et les Egyptiens furent noyés dans la mer des Roseaux. Il est évident qu'il y a dans la Bible un contresens, une erreur de traduction qui a fait confondre la mer des Roseaux avec la mer Rouge. Le passage des Israélites eut lieu à Goshen, à plus de 300 kilomètres de la mer Rouge, mais là où s'étend justement la mer des Roseaux. Pour traverser la mer Rouge, les Hébreux auraient dû parcourir 300 kilomètres en pays ennemi, avec une armée sur leurs talons; ils auraient donc été rejoints et massacrés.
Piliers : Les Israélites, durant leur captivité en Egypte, dressaient deux piliers de brique à l'entrée de leurs temples. Au fond de ces temples se trouvait le Saint des Saints où seul le grand prêtre avait le droit de pénétrer.
Les Hébreux : Le mot « hébreu » vient d'ebber, signifiant « plus loin en arrière ». Apparemment, les Juifs descendaient de quatre groupes ethniques. Deux des tribus entrèrent en Palestine vers 1375-1350 av. J.-C. Plus tard, dix autres tribus les rejoignirent. Ces dernières arrivèrent d'Egypte environ en 1200 av. J.-C., c'est-à-dire de 150 à 175 ans après les deux premières.
Vers 993 av. J.-C., les tribus se séparèrent, les deux premières provoquèrent une sécession et élirent pour roi Jéroboam. Reaboam était à cette époque le roi des dix autres tribus.
Longtemps après, les Assyriens attaquèrent les dix tribus, et l'histoire rapporte qu'ils les massacrèrent. Vrai ou non, toujours est-il qu'elles disparurent et qu'on les appelle dans l'histoire les « tribus perdues ».
Il est inconcevable que tous, hommes, femmes et enfants, aient été passés au fil de l'épée. Certains durent être emmenés en captivité, et s'assimilèrent aux Assy-riens, d'autant que les deux races étaient sémites.
Les Assyriens, à leur tour, furent vaincus par les Mèdes et les Perses. Qu'advint-il des Assyriens? Parmi leurs descendants, nous devrions trouver certainement quelques descendants des dix tribus, mais il est fort douteux que ceux-là soient de race israélite pure.
Plus tard encore, les Babyloniens conquirent les deux tribus restantes. Ce sont elles qui survivent chez nos Juifs d'aujourd'hui. Mais elles sont dispersées dans le monde entier, entre toutes les nations.
Ces Juifs célèbrent la fête de la Pâque, mais pour-quoi? Ils sont les descendants des deux tribus qui ne furent pas captives en Egypte. Ce furent les dix tribus qui partirent pour l'Exode qui célébrèrent la Pâque.
Ezra et ses condisciples écrivirent la Bible. Ce que nous savons du livre de Moïse fut écrit par eux à partir de documents obtenus des tribus qui venaient d'Egypte. Le texte de Moïse était écrit en partie en Naga, en partie en égyptien. Ezra apprit vaguement la langue Naga chez les Chaldéens, au temps de sa captivité; mais ni Ezra ni ses disciples ne parlaient couramment l'égyptien. II n'est donc guère surprenant que la traduction de l'égyptien fourmille d'erreurs. Cependant, malgré toutes ces erreurs, l'ouvrage est admirable.

La religion de l'Inde

La première religion de l'Inde était celle de la Mère-patrie, apportée de Mu par les Naacals, une sainte fraternité. Ces hommes enseignaient déjà la religion et les sciences cosmiques dans la Mère patrie, et les plus savants étaient envoyés dans les empires coloniaux pour fonder des collèges et enseigner les prêtres, qui à leur tour enseignaient le peuple.
Il y a 5 000 ans environ, une race d'Aryens descendit en Inde des vallées sauvages de l'Hindou Koosh et des hautes montagnes environnantes. Ils s'établirent d'abord chez les Nagas de la vallée de Saraswatte. C'étaient de solides montagnards incultes et grossiers. Les Nagas, la race la plus cultivée du monde, les prirent en pitié, les accueillirent dans leurs écoles et leurs collèges et s'efforcèrent de les éduquer. Les Nagas les reçurent si bien que ces gens firent descendre de leurs montagnes tous ceux qui s'y étaient multipliés depuis la destruction du grand empire Uighur dont ils étaient les descendants. Bientôt, ces Aryens eurent conquis tout le nord de l'Inde, et ils s'emparèrent de tous les collèges. Pensant avoir appris des Naacals tout ce qu'il y avait à apprendre, ils chassèrent leurs bons maîtres du pays et les repoussèrent jusque dans les montagnes aux neiges éternelles.
Au bout d'un certain temps une secte se forma, que l'on appela Brahmane, et qui usurpa le droit d'enseigner la religion. Pour parvenir à leurs fins, ces Brahmanes introduisirent dans la religion des théologies perverses, incompréhensibles et extravagantes. Ce fut pour l'Inde le commencement de la fin, qui ne cessa de s'accélérer. Ils créèrent le système des castes; au début il n'y en eut que trois mais elles se multiplièrent au point que la caste la plus basse fut appelée « intouchable ». Celui qui, appartenant à une caste supérieure, effleurait un intouchable devait subir un stage de purification avant d'être de nouveau accepté par sa propre caste. L'Inde tomba alors très bas, et perdit sa suprématie dans la religion, les arts et les sciences. II ne restait plus que quelques braises de ce qui avait été la lumière éclatante d'une flamme représentant tout ce qu'il avait de bon dans la vie.
A ce moment une étincelle jaillit de ces cendres, en la personne du prince Gautama. Il renonça aux affabulations et reprit l'enseignement des Ecrits sacrés. Il eut bientôt une multitude d'élèves et de disciples, qui devinrent les bouddhistes. Le bouddhisme se répandit dans tout l'Orient et devint la religion universelle.
En peu de temps, naturellement, une nouvelle caste sacerdotale apparut pour saper l'oeuvre du Bouddha. Les prêtres bouddhistes du nord de l'Inde s'écartèrent de leur bon maître Gautama et introduisirent dans la religion toutes sortes de théologies et de théories impossibles dans le seul but de faire du peuple leurs esclaves. Seuls les prêtres du sud restèrent fidèles aux enseignements de Gautama. Aujourd'hui, le cœur du bouddhisme se trouve dans un petit temple d'une simplicité ascétique, dans les montagnes centrales de Ceylan, à Kandy. Mais en dépit de tous les pièges, de toutes les chausse-trappes du clergé communs à toutes les religions d'aujourd'hui, une étincelle a été ravivée qui brillera bientôt dans le monde entier. Les prêtres et les politiciens n'ont jamais vu et ne verront jamais les avertissements, « l'écriture sur le mur », tant que ces murs ne s'écrouleront pas sur eux, trop tard pour qu'ils songent à fuir. Il en a été ainsi dans toute l'histoire du monde depuis 15 000 ans. Les peuples se soulèvent pour écraser les politiciens, et le Seigneur, à sa façon, sépare dans son jardin le bon grain de l'ivraie.

A U M est une inscription qui a dérouté les savants du monde entier, y compris les Hindous, depuis plus de 2 300 ans. Sa signification et sa portée furent perdues quand les Naacals furent chassés d'Inde par les Brahmanes. De nombreux érudits se sont penchés sur ce sigle pour essayer d'en trouver la signification, mais pas un n'est parvenu à un résultat satisfaisant; les plus anciennes explications sont confuses. Voici quelques exemples :
Manava dharma Sastra est un ancien livre hindou. Livre 2, Sloka 74 : « Au commencement l'Infini existait seul et s'appelait Aditi. Dans cet Infini habitait A U M dont le nom doit précéder toutes les prières et les invocations. »
Livre de Manu, Sloka 77 : « La monosyllabe AUM signifie terre, ciel et cieux. »
I.T. Wheeler, Histoire de l'Inde, Vol. 2, page 481 : « II est difficile d'interpréter les trois lettres A U et M; on sait seulement que lorsqu'elles sont réunies pour former le mot AUM elles représentent selon Manu le symbole du Seigneur qui créa toutes choses, Brahma. »
H.T. Colebrook écrit dans Atlantic Research : « Selon Noruka, auteur d'un très ancien glossaire des Vedas, la syllabe AUM fait allusion à toutes les Déités... Les Brahmanes réservent peut-être pour leurs initiés un symbole ésotérique plus ample que celui donné par Manu. »
Noruka avait dû lire une version brahmane des Vedas, que ces derniers avaient volée aux Naacals et transformée pour l'adapter à leurs viles intentions, et qu'ils publièrent ensuite comme s'ils en étaient les seuls auteurs.
Les Vedas étaient à l'origine un livre Naacal. Les Naacals ne reconnaissaient qu'une seule Déité. Par conséquent, lorsque Noruka évoque toutes les Déités il est en contradiction flagrante avec les Vedas originaux, ce qui prouve que ces textes auxquels il se réfère n'étaient pas les véritables Vedas mais des livres déjà récrits et transformés.
A U M exprime la même conception que l'Ecriture Mystérieuse et les symboles de la tablette mexicaine de Niven N° 2379. La seule différence réside dans la forme de l'écriture. L'Ecriture Mystérieuse et la tablette mexicaine sont rédigées dans l'ancienne écriture numérique ésotérique des temples. L' A U M hindou est écrit en symboles alphabétiques qui se lisent ainsi :
A — Ahau              Masculin : Père
U                            Féminin : Mère, Elle
M — Mehen           Le rejeton, le Fils, l'Homme
N.B. : U est employé ici comme le prénom féminin Elle. M aurait été utilisé s'il n'avait risqué d'être confondu avec le M de Mehen.
Les Brahmanes inventèrent une théologie compliquée autour de cette conception, et y introduisirent une confusion totalement incompréhensible pour le peuple. Le sigle devint donc une chose effrayante, superstitieuse.

Symboles bibliques expliqués littéralement

Tour de Babel : La Tour de Babel de la Bible a toujours été prise pour une structure de pierre ou de brique. Cependant, si l'on étudie des écrits anciens, on découvre que le terme était purement symbolique, et que la « confusion des langues » était l'unique propos.
Cette légende ne fut pas écrite durant l'existence de Mu. Elle fut imaginée beaucoup plus tard, alors que l'on commençait à s'intéresser de nouveau à l'histoire ancienne et que l'humanité peuplait toute la terre. C'est par conséquent un produit de la Nouvelle civilisation.
Les extravagances commises dans les divers temples, écoles et collèges concernant la théologie et la technologie étaient la cause de cette « confusion des langues »; et la religion et la science étaient la véritable Tour.
Chaque temple, chaque école avait ses propres termes et des mors particuliers concernant sa théologie. Ainsi, aucun temple ne parvenait à comprendre les enseignements d'un autre. En fait, tous s'exprimaient dans des langues différentes, ce qui aboutit à la « Tour de la
Confusion », « une Babel des langues », Si bien que le nom attribué à la chose était le seul qui put la décrire.
Aujourd'hui nous connaissons une semblable confusion. Il existe plus d'une centaine de sectes chrétiennes, et pourtant il n'y a qu'un seul Dieu. Chaque secte affirme que l'autre est dans l'erreur. Elles ne se comprennent plus, elles ne parlent pas la même langue. A Mu, il n'y avait pas de sectes, aucune théologie. Tous les enseignements étaient formulés si simplement que le plus ignare pouvait les comprendre. Les enseignements religieux de Mu persistèrent durant 20 000 ans. Lorsque l'actuelle Tour de Babel s'écroulera, une nouvelle structure surgira de ses ruines. Et cette structure sera la simple religion de Mu.
Le Déluge : La légende biblique du Déluge n'est ni un mythe ni un symbole. Elle a été mal racontée, mal traduite. Les auteurs de la description du Déluge ignoraient ou ne comprenaient pas les écrits de Moïse.
II y eut un Déluge, qui détruisit la moitié de la terre, environ, et toutes les formes de vie qui s'y trouvaient; mais il ne fut pas le résultat de pluies torrentielles. Le Déluge fut provoqué par des influences magnétiques.
Le dernier grand cataclysme magnétique, le Déluge de la Bible, et le mythe géologique, la période glaciaire, ne forment qu'un seul et même phénomène.

 

 

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DEUX SOEURS JUMELLES :
LA RELIGION ET LA SCIENCE

Dans les textes de la Première grande civilisation de la terre on constate que les Anciens considéraient la religion et la science comme indispensables l'une à l'autre. Ils employaient d'ailleurs les mêmes symboles pour la religion et la science. Au commencement, ces symboles étaient des figures géométriques.
Pythagore, rentrant d'Egypte à Athènes, apprit à ses disciples à « honorer les nombres et les figures géométriques au nom de Dieu ».
D'où les Anciens tenaient-ils leurs figures géométriques? Et qu'est-ce qui les a poussés à employer ces mêmes figures pour enseigner à la fois la religion et la science?
Une étude approfondie et de nombreuses comparaisons m'ont permis de déterminer que la plupart des figures géométriques sont des stylisations de fleurs, de feuilles, etc., comme nous allons le voir :
Fig. 1. La Marguerite, un cercle. Symbole du soleil et de ses rayons.
Fig. 2. Le Seringa, un carré. Symbole des Quatre sacrées.
Fig. 3. Le Lis, un triangle et des triangles croisés.
Fig. 4. La Belle-de-Nuit, ou Fleur de Lune, un triangle inscrit dans un carré.

Il me paraît irréfutable que les Anciens empruntèrent leurs figures géométriques aux fleurs, etc. C'étaient là des créations de la nature. Et puisque la nature les avait créées, les Anciens n'élaborèrent pas de théories et se contentèrent de suivre les indications du Créateur. Ils acceptaient les exemples divins et leurs lois. Les Anciens trouvèrent dans la nature la plus haute école d'enseignement, et cela nous remet en mémoire les marches du vieux temple hindou de Lahore où le Maître dit, parlant des jeunes ménestrels de la jungle qui jouaient à ses pieds de leurs instruments : « Les hommes les appellent des prodiges. Ce ne sont pas des prodiges. Toutes les choses résultent des lois de la nature. »
Les Egyptiens, au début de leur histoire, étaient d'excellents musiciens. « Ils construisirent leurs instruments pour imiter les voix de la nature. »
Les mots d'adieu du vieux Rishi : « Allez dans le monde, mon fils, et apprenez ce qui a été écrit par la nature. »
Papyrus Ani, 1320 av. J.-C. : « Voyez, n'est-ce pas écrit sur ce rouleau? Lisez, si les dieux vous en ont donné la possibilité. »
Les livres dans lesquels les Anciens apprenaient leurs leçons sont encore aujourd'hui à notre disposition. Apprendrons-nous à les lire? Les dieux nous en ont-ils donné la possibilité? Oui, certes. Nous possédons l'art, il ne nous reste qu'à nous en servir.
Je crois que ces explications suffisent à prouver que la Première grande civilisation possédait ses connaissances de la religion, des arts et des sciences non pas à force d'imaginer des idées grotesques et des mythes extravagants, des mirages théologiques ou des technologies mystérieuses, mais à force d'étudier, de copier et d'appliquer les leçons de la nature, qui sont aujourd'hui à notre disposition, car la nature est éternelle comme l'Infini en est le Grand Maître.
La nature fut créée et construite selon des lois fondamentales. Ces Lois Divines ont été et sont toujours exprimées par la création d'objets qui ont toujours existé et existeront toujours. L'homme ne peut les améliorer, car ils sont divins, donc parfaits.
Pour représenter les idées et les conceptions religieuses ou philosophiques, même les plus abstraites, les Anciens employaient comme symboles des figures géométriques. Il va sans dire qu'ils avaient tiré ces figures des formes géométriques trouvées dans la nature, les fleurs, les feuilles, etc. Les quatre dessins de fleurs de Viola de Gruchy qui illustrent ce chapitre en apportent une preuve éclatante.
Depuis une cinquantaine d'années, de nombreux savants naturalistes étudient la géométrie de la nature et grâce à leurs recherches nous commençons à avoir un aperçu de l'étendue des connaissances des Anciens et de leurs sciences appliquées.
A. H. Church (La phyllotaxie et les lois mécaniques), T. A. Cook (Les courbes de la vie) et D'Arcy W. Thompson (De la croissance et de la forme) font partie d'un groupe nombreux qui durant notre siècle a contribué au développement rapide de la morphologie. Un des aspects les plus remarquables et les plus précieux de leurs recherches est la découverte des lois naturelles telles qu'elles étaient comprises par les Anciens, et appliquées d'une façon inconnue à ce jour, dans notre civilisation que nous avons bien trop tendance à accepter comme la plus avancée de tous les temps.
Les Anciens employaient fréquemment les symboles floraux. Ces symbolisations florales sont souvent devenues des mythes parce que la Nouvelle Civilisation ne comprenait pas la signification des symboles des Anciens. Certains détails avaient été oubliés, ou changés pour les besoins d'une certaine prêtrise.
Je me permets de citer ici, pour illustrer mon propos, des extraits de The Hunan Side of Plants de Royal Dixon :
« Depuis le commencement de l'Histoire jusqu'à nos jours, il y eut des races et des individus qui croyaient implicitement à la spiritualité des plantes. La spiritualité est un état de réaction, qui fait partie de l'esprit universel du Créateur. L'Infinie Substance : Dieu. »
« Les Grecs et les Romains de l'Antiquité donnaient aux arbres et aux plantes l'esprit des Dieux et de l'homme; et bien d'autres personnes, dans nos temps modernes, ont attribué une âme aux plantes, comme par exemple Adamson, Bonnet, Hedwig, Edward Smith, ainsi que Martins et Fechner en Allemagne, qui défendaient ce principe et n'hésitaient pas à accorder une âme à toutes les plantes.»
« Il est indiscutable qu'il y a là une vérité immuable, pour que tant de savants du monde entier consacrent leurs études et leurs travaux à la spiritualité des plantes. »
Cette « vérité immuable » était bien connue des Anciens, car nous la retrouvons dans les textes connus et compris par les prêtres il y a 5 000 ans et peut-être même 2 500 à peine.
A l'origine la plupart sinon tous les attributs de la Déité étaient représentés par plusieurs symboles, le principal étant une fleur ou un arbre. Les fleurs symbolisaient de préférence les Forces divines, et les arbres les terres, les nations. Les Quatre grandes forces primaires avaient des symboles floraux fort appréciés. On les appelait aussi des « dieux » puisqu'elles exécutaient les commandements, les désirs, la volonté du Créateur. A une ou deux reprises, j'ai découvert qu'elles étaient nommées « ses enfants exécuteurs ». Ces Forces avaient aussi des symboles géométriques. Or, si l'on place le symbole géométrique sur le symbole floral on retrouve le dessin de la fleur sacrée.
Dans les mythes grecs et romains, on constate que les Anciens employaient des fleurs comme base des symboles géométriques. La fleur était la fondation, la figure géométrique la superstructure. Ainsi, en employant des fleurs pour symboles de choses divines on obéissait aux anciens enseignements concernant la divinité des fleurs, on leur attribuait un âme, un esprit. Cependant les Anciens ne parlaient pas ainsi de la fleur elle-même mais de l'attribut divin qu'elle représentait pour eux.
Ce principe est parfaitement illustré par les Hindous, les Egyptiens, les Mayas et d'autres peuples anciens, qui représentaient Mu, la Mère-patrie, sous la forme d'une fleur de lotus qui était son symbole floral. Dans d'innombrables textes égyptiens on retrouve le lotus mais ce n'est pas à la fleur qu'il est fait allusion; dans l'esprit des Anciens était l'image de Mu, la Mère patrie. Mu était aussi symbolisée par un arbre, l'Arbre de Vie.
La statue de bronze dessinée et analysée par Viola de Gruchy est un des plus anciens bronzes du monde. Il a plus de 18 000 ans. Son thème de base est le triangle équilatéral et il est remarquable de constater à quel point l'ensemble et chacune de ses parties adhèrent à ce thème.
Est-ce une simple coïncidence que le triangle, symbole des cieux, ait été employé dans le dessin de cette figure représentant Mu, la Déesse Mère?

Nous pouvons examiner toutes les statues, gravures, images et dessins anciens découverts en Inde, en Chine, au Mexique, en Amérique centrale, en Grèce ou ail-leurs, dans toutes les civilisations anciennes, et nous découvrirons que toutes sans exception ont pour base les premiers des Symboles sacrés, les plus anciens : le cercle, le triangle, le carré et le pentagone.
L'exemple suivant, le dernier, concerne la science pure et simple.
Nous savons tous que la géométrie terrestre est un héritage d'Euclide. Euclide apprit la géométrie en Egypte. Les Egyptiens l'avaient héritée de leurs ancêtres, venus de la Mère-patrie. Quand la science fut-elle entièrement développée à mu? Il est difficile de le dire. En Inde, nous trouvons des exemples qui nous apprennent qu'elle atteignit son sommet il y a 35 000 ans. Et dans les Ecrits sacrés de Mu, vieux de 70 000 ans, il est prouvé que cette science était déjà parfaite. Mais depuis quand, je ne saurais le dire. Je crois très sincère-ment que toutes les facettes de la science, de la géométrie, étaient connues il y a 100 000 ans. Je prendrai comme exemple un des problèmes d'Euclide :
Premier Livre, problème 1 : « Inscrire un triangle équilatéral sur une ligne droite donnée. »
Les lignes de ce problème sont formées des deux premiers Symboles sacrés, le cercle et le triangle.
Le postulat d'Euclide n'est qu'une des braises mourantes du brasier que fut la Première civilisation terrestre.
On pourrait donner des centaines d'autres exemples concernant la plupart de nos sciences modernes. Je crois cependant que ce qui précède suffit à prouver mon propre postulat : à savoir qu'au temps de la Première grande civilisation qui disparut lors de la destruction de Mu, la religion et la science étaient intimement mêlées dans l'enseignement.

II ne peut y avoir de religion parfaite sans science, car la science fait découvrir la nature, et la nature est le porte-parole du Créateur qui apporte la preuve de l'existence de Dieu.
Confucius, 556 av. J.-C. : « Dieu parle-t-il? Les quatre saisons suivent leurs cours, et toutes choses continuent de vivre et de croître, et cependant, dis-moi, Dieu parle-t-il? »
Si jamais j'avais à faire un sermon, mon thème serait l'Amour, l'immense Amour Divin qui gouverne l'univers. Je ne parlerais ni d'enfer, ni de soufre, ni de flammes éternelles. Car Dieu n'a jamais créé d'enfer; ce n'est qu'une invention de l'homme et le seul enfer est celui que l'homme s'invente pour lui-même.

« Une âme libérée ne peut craindre nulle chose Sinon les fausses visions, l'erreur née des croyances Et le profond remords qui ronge les mauvais. »

L'amour est éternel, l'enfer n'a jamais existé. Si l'immense Amour Divin était implanté dans le cœur des hommes, le monde serait une admirable fraternité d'amour. Il n'y aurait plus de discordes, de disputes ni de guerres au sein de la famille de Dieu. Ces fléaux nous accablent aujourd'hui, causés par la cupidité, l'égoïsme, l'envie, la haine, la malice et la défiance. Ces maux ne pourraient exister si tous les hommes faisaient de la spiritualité leur unique but dans la vie, et si tous les hommes adoraient le Père Céleste plutôt que Mammon.
Grâce au suprême Amour Divin, le lion et l'agneau pourraient partager la même couche. Dieu est tout Amour, et gouverne le cœur des hommes. Sans cet immense Amour Divin il ne peut y avoir que le chaos accompagné de tous ses maux. Dans notre monde d'aujourd'hui, nous laissons régner le chaos. Mais là où l'amour terrestre existe, nous y trouvons le reflet du grandiose Amour Divin.
En se promenant dans les sentiers de la jungle des îles de Polynésie, on peut rencontrer un groupe des enfants du soleil. Ils vous saluent au passage, en disant Koaha-E, ce qui signifie « Mon amour est avec toi ». Ils ne connaissent pas nos salutations, bonjour, comment
allez-vous ?... Ils ne cherchent pas à traduire ces formules modernes dans leur langue, qu'ils ont héritée des Anciens, mais si les mots se sont altérés, la conception demeure inchangée.
Si vous croisez une des ravissantes filles des Iles, et si elle vous dit : « Koaha-E », elle n'invite pas au flirt. C'était par ces mots que l'on saluait l'étranger chez ses lointains ancêtres, il y a 12 000 ans, à l'époque où Mu, sa Mère-patrie, sombra dans les profondeurs de l'océan qui l'entoure, et où les enseignements de ses aïeux se résumaient à quelques mots : « Aimez Dieu et Aimez-vous les uns les autres. »
Les anciens peuples de Mu n'apprenaient pas à craindre Dieu. Au contraire, on leur enseignait que le Père Céleste était tout amour, et qu'on pouvait donc s'adresser à lui en toute confiance, avec tendresse. L'amour était la pierre d'angle de l'ancienne religion. Les religions d'aujourd'hui enseignent le contraire. Cela doit donner à réfléchir, à ceux qui ne sont pas trop occupés, ou trop égoïstes pour le faire. Le matérialisme est responsable du chaos de notre monde d'aujourd'hui, si nous en croyons la prophétie de Ra Mu an temps où Mu s'abîmait dans les flots et dans les flammes des profondeurs. « Vous mourrez tous, avec vos serviteurs et vos richesses, et de vos cendres naîtront de nouvelles nations. Si elles oublient qu'elles sont supérieures, non par ce qu'elles portent nais par ce qu'elles sont, un sort semblable les attend. »
Depuis 12 000 ans, depuis le jour où Ra Mu prononça ces paroles, sa prophétie n'a cessé de se confirmer, et elle se réalisera jusqu'à la fin des temps. Combien d'empires se sont-ils fondés, et combien ont disparu? Que sont-ils devenus? Pourquoi se sont-ils écroulés? La prophétie de Ra Mu nous le dit. Alors, je le demande, qu'adviendra-t-il de notre civilisation actuelle?
Voici un des diamants précieux extraits des leçons de mon ami le Rishi, qu'il prononça lors d'une de nos conversations :
« Mon fils, le cerveau de l'homme est son entrepôt du savoir, mais sa capacité est limitée. Pars conséquent n'y placez jamais rien qui ne soit indispensable à votre progression spirituelle, qui ne soit absolument nécessaire au développement et à la perpétuation de votre corps matériel et à sa réincarnation, afin de vous préparer à votre entrée dans le monde de l'au-delà.
« Apprenez, et entreposez la sagesse des enseignements de la nature, car la nature est la plus grande école de savoir et de sagesse, la nature est la voix de Dieu.
« Le matérialisme ne vaut rien, ne le faites pas entrer dans vos greniers, mais ne conservez que ce qui peut élever votre âme et votre esprit et vous hausser vers un niveau supérieur, afin de vous préparer à la nouvelle vie qui vous attend dans l'au-delà, la vie éternelle.
« Et n'oubliez pas que lorsque vous ferez votre entrée dans le monde de l'au-delà vous devrez abandonner le matérialisme. Vous ne pourrez rien en emporter, et vous ne vous en rappellerez rien, pour ne vous souvenir que de l'Amour, car l'Amour est, comme votre âme, éternel, et ne mourra jamais.
« Approchez le Père Céleste avec confiance, avec amour. Ses bras aimants sont toujours tendus pour vous accueillir. Si vous trébuchez sur le chemin, n'hésitez pas à vous présenter confiant devant lui, dans un esprit de pénitence, car il pardonnera et vous accueillera parce qu'il est Tout Amour. Le grand Maître Jésus a expliqué tout cela dans sa parabole du retour du fils prodigue, en ces termes : « II y aura plus de réjouissances dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour quatre vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de repentir. »
Alors je me permets de poser encore une fois la question... quelle sera la fin de notre civilisation actuelle?